Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2310996(TA93-2310996)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite de délivrance d’un titre de séjour. Le tribunal a relevé que la demande de titre de séjour, fondée sur l’accord franco-algérien et le pouvoir discrétionnaire de régularisation, avait été adressée par voie postale, alors que le préfet de la Seine-Saint-Denis n’avait pas prescrit cette modalité de dépôt. En conséquence, la demande étant irrégulièrement formée, aucune décision implicite de refus n’a pu naître du silence de l’administration, rendant les conclusions irrecevables. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-3 et R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA93-2306926(TA93-2306926)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 19 avril 2023 prononçant son exclusion temporaire de fonctions pour deux mois. Par un mémoire du 8 janvier 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 6 février 2025. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA93-2302933(TA93-2302933)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre) a annulé la décision du 12 janvier 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis avait classé sans suite la demande de titre de séjour de M. C, ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait refuser d'enregistrer la demande au seul motif que l'intéressé faisait l'objet d'une mesure d'éloignement, dès lors que le dépôt n'était ni abusif ni dilatoire et que la situation de M. C avait évolué (séjour de plus de huit ans, contrat de travail à durée indéterminée). La décision a été annulée pour défaut d'examen de la situation personnelle du requérant. Les textes appliqués sont l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2303029(TA93-2303029)
Le Tribunal administratif de Montreuil a annulé la décision du 25 janvier 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis avait refusé la demande de regroupement familial de Mme C au bénéfice de son époux. Le tribunal a jugé que le motif invoqué par le préfet, selon lequel l’intéressée avait acquis la nationalité française, reposait sur une erreur de fait, cette acquisition n’étant pas établie. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois et a condamné l’État à verser 1 100 euros à la requérante au titre des frais de justice. La décision s’appuie notamment sur l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA93-2501858(TA93-2501858)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis du 10 juillet 2024 refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite le 4 février 2025, soit après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois, la décision ayant été notifiée le 28 septembre 2024 avec mention des voies et délais de recours. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet par ordonnance.
N° TA93-2311281(TA93-2311281)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre) annule la décision implicite par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de renouveler le titre de séjour "étudiant" de Mme A, ressortissante ivoirienne. Le tribunal écarte l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, estimant que la délivrance d'un simple récépissé ne fait pas disparaître la décision implicite de rejet. Il juge que le refus de renouvellement est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu du sérieux des études poursuivies par la requérante et de la présence régulière de ses parents en France. La décision est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2303085(TA93-2303085)
Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre) annule le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. C. La juridiction juge que le motif invoqué par l'administration (existence d'une obligation de quitter le territoire français) n'est pas légal pour fonder un refus d'enregistrement, et que le dossier n'était ni incomplet ni dilatoire. La décision se fonde sur les articles R. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2303146(TA93-2303146)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du 6 février 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. C. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait opposer un refus d'enregistrement au seul motif que l'étranger faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, sans caractériser le caractère abusif ou dilatoire de la demande. Cette solution s'appuie sur les articles R. 431-10 à R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. C dans un délai d'un mois.
N° TA93-2303181(TA93-2303181)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C, ressortissante marocaine, qui contestait le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis d’autoriser le regroupement familial pour son époux. Le tribunal a estimé que la décision préfectorale était fondée sur l’insuffisance des ressources du foyer, conformément aux articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que Mme C ne justifiait pas de ressources suffisantes sur la période de référence. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu des possibilités de visites ou de dépôt d’une nouvelle demande. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA93-2303332(TA93-2303332)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du 18 janvier 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis avait refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. C, un ressortissant mauritanien. Le tribunal a jugé que le motif initialement invoqué par le préfet, tiré de la non-exécution d'une mesure d'éloignement, n'était pas légalement fondé pour refuser l'enregistrement. Cependant, le tribunal a substitué ce motif par celui du caractère abusif ou dilatoire de la demande, compte tenu des multiples demandes d'asile rejetées de M. C et de l'absence d'éléments nouveaux. En conséquence, la requête de M. C a été rejetée.
N° TA93-2303334(TA93-2303334)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui contestait le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de renouveler son titre de séjour. Le tribunal a d'abord écarté les moyens de procédure, jugeant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Sur le fond, il a estimé que le préfet avait légalement pu refuser le titre sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace pour l'ordre public que constituait la condamnation de M. A pour des violences sur un mineur. Le tribunal a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA93-2300544(TA93-2300544)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, un ressortissant afghan demandeur d'asile, qui contestait la décision du 19 décembre 2022 du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration lui supprimant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire prévue aux articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avait été respectée. Il a également écarté les moyens tirés d'un vice de procédure et d'une erreur manifeste d'appréciation, considérant que la suppression était justifiée par l'absence de présentation de M. B aux autorités. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA93-2306917(TA93-2306917)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte, par ordonnance du 6 février 2025, du désistement pur et simple de la société ICL Pension Trust Limited de sa requête en restitution de retenues à la source de 346 473,46 euros prélevées sur des dividendes de source française perçus en 2004 et 2005. La juridiction a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement, intervenu après un non-lieu partiel prononcé en cours d'instance pour un montant de 328 556,65 euros. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2313142(TA93-2313142)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de son titre de séjour "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le requérant n'apportait pas la preuve de la détention d'un contrat de travail à durée indéterminée ou d'une autorisation de travail, conditions requises par l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont également été écartés. En conséquence, la décision portant obligation de quitter le territoire français, fondée sur le refus de titre, a été jugée légale.
N° TA93-2303478(TA93-2303478)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis d'enregistrer sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que ce refus, motivé par le caractère incomplet du dossier (absence de l'ordonnance de placement requise par l'article R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile), ne constituait pas une décision faisant grief et était donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. La solution retenue est l'irrecevabilité de la requête, fondée sur les articles L. 435-3 et R. 431-11 du même code.
N° TA93-2500828(TA93-2500828)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 15 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le juge a notamment écarté les moyens tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, en retenant que l'intéressé, sans famille en France et représentant une menace pour l'ordre public, ne justifiait pas d'une atteinte grave à sa situation personnelle. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2500388(TA93-2500388)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant indien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 7 janvier 2025. Cet arrêté l'obligeait à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour de 48 mois. Le tribunal a considéré que la décision était fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A ne justifiant pas d'un droit au séjour. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens soulevés, incluant ceux relatifs à la motivation, au droit d'être entendu et à l'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA93-2304244(TA93-2304244)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. C, ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans en qualité de conjoint de Français. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, estimant que la simple délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour ne faisait pas disparaître la décision implicite de refus. La solution retenue est fondée sur l’analyse des effets juridiques distincts du récépissé et du titre de séjour, sans que le jugement ne précise le sort des moyens soulevés au fond. Les textes appliqués incluent l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de justice administrative.
N° TA93-2304286(TA93-2304286)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du 7 février 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis avait refusé le regroupement familial de M. B au profit de son épouse. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait pas légalement fonder son refus sur l'absence de M. B lors de visites de l'OFII, car la condition de logement normal prévue à l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'exige pas une occupation effective. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande après une nouvelle visite du logement.
N° TA93-2314522(TA93-2314522)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de renouvellement de sa carte de séjour temporaire en tant que conjoint de Français et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que les pièces fournies ne démontraient pas la continuité de la communauté de vie avec son épouse française, condition requise par les articles L. 423-1 et L. 423-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés des articles 20 et 21 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ont été écartés comme inopérants, M. C n'étant pas citoyen de l'Union. Enfin, le moyen fondé sur l'article L. 435-1 a été jugé inopérant, faute de demande préalable sur ce fondement.