Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA93-2501789(TA93-2501789)

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de police du 28 janvier 2025 interdisant à M. A de retourner sur le territoire français pendant un an, se déclare incompétent territorialement. Il estime que, en application des articles R. 922-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 221-3 du code de justice administrative, la compétence revient au Tribunal administratif de Paris, siège de l’autorité ayant pris la décision. En conséquence, il transmet le dossier à cette juridiction par ordonnance.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA93-2501838(TA93-2501838)

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, s’est déclaré incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, il a ordonné, sur le fondement de l’article R. 312-8 du code de justice administrative, la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris. La solution retenue est donc un renvoi pour compétence territoriale, sans examen au fond.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2501858(TA93-2501858)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis du 10 juillet 2024 refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite le 4 février 2025, soit après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois, la décision ayant été notifiée le 28 septembre 2024 avec mention des voies et délais de recours. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet par ordonnance.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2501963(TA93-2501963)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer pour déposer une demande de renouvellement de son certificat de résidence et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que les circonstances invoquées par la requérante, notamment l'expiration de son titre de séjour et ses difficultés à obtenir un rendez-vous, ne caractérisaient pas une urgence particulière justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales alléguée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2401940(TA93-2401940)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 11 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet ne s'était pas estimé en situation de compétence liée. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 425-9, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2309475(TA93-2309475)

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 24 mai 2023 par laquelle la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis a refusé de reconnaître Mme A comme prioritaire et urgente pour un logement. La requérante, hébergée avec sa fille chez sa mère dans un logement surpeuplé (sept personnes) et mis en vente, justifiait du caractère inadapté de son hébergement. Le tribunal applique les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Il enjoint à la commission de médiation de désigner Mme A comme prioritaire devant être logée d'urgence dans un délai de trois mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2309439(TA93-2309439)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, qui contestait le refus de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le tribunal a estimé que la commission avait légalement fondé son refus sur l'absence de justification de la régularité du séjour de la conjointe du requérant, condition nécessaire pour l'accès au logement social en application des articles L. 300-1 et R. 300-2 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue confirme que la situation de suroccupation du logement et l'ancienneté de la demande ne suffisent pas à pallier l'irrégularité du séjour d'un membre du foyer.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA93-2404469(TA93-2404469)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 25 janvier 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait de renouveler le titre de séjour de M. D..., ressortissant égyptien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a relevé que M. D... résidait en France depuis plus de dix ans, était marié à une ressortissante algérienne titulaire d'un titre de séjour de longue durée, et père de trois enfants françaises scolarisées, ainsi que beau-père de deux enfants français. Le tribunal a également estimé que les condamnations pénales pour conduite sans permis ne constituaient pas une menace suffisante pour l'ordre public justifiant le refus.

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DécisionPARTIEL

TA93-2404817(TA93-2404817)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du maire de Montreuil du 2 avril 2024, qui enjoignait à l'État de créer des postes d'enseignants et de personnels éducatifs sous astreinte. La solution retenue est que le maire a excédé ses compétences de police municipale, car les difficultés de recrutement et de moyens dans l'éducation nationale ne constituent pas un trouble à l'ordre public au sens des articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales. De plus, l'affectation des personnels enseignants relève de la compétence exclusive de l'État en vertu des articles L. 211-1 et D. 211-9 du code de l'éducation. Par conséquent, le déféré du préfet de la Seine-Saint-Denis a été accueilli.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2309411(TA93-2309411)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis rejetant sa demande de logement prioritaire et urgent. Le requérant invoquait un vice de procédure et une inexacte application de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en raison d’une expulsion judiciaire et de faibles ressources. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la commission de médiation avait pu légalement refuser la reconnaissance du caractère prioritaire de la demande, dès lors que l’existence d’un plan d’apurement en cours, suspendant l’exigibilité de la dette locative, ne permettait pas de caractériser une menace d’expulsion sans relogement au sens des dispositions applicables. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2309432(TA93-2309432)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation de la décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La commission avait motivé son refus par le fait que Mme B avait refusé trois propositions de logement adaptées. Le tribunal a jugé que, malgré la présence d'un enfant handicapé, le logement actuel de la requérante (70 m²) n'était pas suroccupé au sens de l'article R. 822-25 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, la décision de la commission de médiation, fondée sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du même code, a été validée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2303848(TA93-2303848)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société Lemer Pax comme irrecevable. Celle-ci demandait l'annulation de la décision implicite de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) rejetant sa demande d'information sur les mesures envisagées contre le dispositif médical A.... Le tribunal a jugé qu'une telle demande d'information ne constitue pas une décision administrative susceptible d'être contestée par un recours pour excès de pouvoir. Aucun des textes invoqués par la société requérante n'a donc été appliqué au fond.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2501428(TA93-2501428)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui demandait d'enjoindre à la société immobilière 3F de lui attribuer un logement. Le juge a rappelé que le recours pour excès de pouvoir ne peut être formé que contre une décision administrative, et qu'il n'appartient pas au juge administratif de connaître de conclusions dirigées contre une personne privée comme un bailleur social. La requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans instruction ni audience.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2309430(TA93-2309430)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis du 10 mai 2023 refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le tribunal a jugé que la commission n'avait pas fait une inexacte application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, en estimant que M. B était en capacité de se reloger par ses propres moyens dans le parc locatif privé. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le tribunal ne pouvant prendre en compte des éléments postérieurs à la décision attaquée pour apprécier sa légalité.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2404430(TA93-2404430)

Le Tribunal Administratif de Montreuil (8ème chambre) a examiné la requête de Mme B..., ressortissante tunisienne, contestant un arrêté préfectoral du 25 janvier 2024 refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a relevé d'office que les décisions d'éloignement (obligation de quitter le territoire, refus de délai, fixation du pays et interdiction de retour) avaient été implicitement abrogées par la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour le 13 mars 2024, avant l'enregistrement de la requête. En conséquence, les conclusions dirigées contre ces décisions ont été jugées irrecevables pour défaut d'objet. Le tribunal a renvoyé à l'examen du surplus des conclusions, notamment sur le refus de titre de séjour, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-tunisien.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2414503(TA93-2414503)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la signataire disposait d’une délégation de compétence régulière. Il a également estimé que les moyens tirés d’une atteinte à la vie privée et familiale ou d’une erreur manifeste d’appréciation étaient inopérants, car le classement sans suite, fondé sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas un rejet au fond. En conséquence, la requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2415309(TA93-2415309)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que les moyens soulevés étaient soit manifestement infondés (incompétence du signataire, insuffisance de motivation), soit insuffisamment étayés (violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, erreur manifeste d'appréciation). Le tribunal a également jugé inopérant le moyen relatif à l'absence d'application des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant n'ayant pas bénéficié d'un délai de départ volontaire. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2409842(TA93-2409842)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 27 mai 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut de motivation, estimant l'arrêté suffisamment précis sur la situation personnelle et administrative du requérant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles L. 435-1, L. 611-1, L. 612-1 et L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2310189(TA93-2310189)

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 12 juillet 2023 par laquelle la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis a refusé de reconnaître Mme B comme prioritaire et devant être logée en urgence. La requérante, hébergée depuis plus de six mois dans une résidence hôtelière à vocation sociale, remplissait les conditions prévues par les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal estime que la commission de médiation ne pouvait se borner à un simple conseil d’accompagnement social pour rejeter la demande. En conséquence, il enjoint à la commission de médiation de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement de Mme B.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2310052(TA93-2310052)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A, qui contestait le refus de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. M. A invoquait la suroccupation de son logement de 25 m², qu'il occupait avec quatre enfants, et son caractère indécent. Le tribunal a appliqué les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, qui fixent les critères de suroccupation et d'urgence. Il a constaté que la surface du logement était inférieure aux seuils réglementaires pour un ménage avec quatre enfants. Par conséquent, le tribunal a annulé la décision de la commission de médiation et lui a enjoint de reconnaître M. A comme prioritaire et devant être logé en urgence.

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