Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

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DécisionPARTIEL

TA93-2404820(TA93-2404820)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 2 avril 2024 du maire de Pantin, qui enjoignait à l'État de créer des postes d'enseignants et de personnels éducatifs sous astreinte. La juridiction a jugé que le maire était incompétent pour édicter de telles mesures, car elles ne relèvent pas de ses pouvoirs de police municipale au sens de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, et empiètent sur les compétences exclusives de l'État en matière de recrutement et d'affectation des personnels de l'éducation nationale, conformément aux articles L. 211-1 et D. 211-9 du code de l'éducation. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour incompétence et erreur d'appréciation, le manque de moyens humains dans l'enseignement ne constituant pas un trouble à l'ordre public justifiant l'usage des pouvoirs de police.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA93-2404818(TA93-2404818)

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du 2 avril 2024 du maire de Noisy-le-Sec, qui enjoignait à l'État de créer des postes d'enseignants et autres personnels sous astreinte. Le tribunal juge que le maire est incompétent pour édicter de telles mesures, car la gestion des moyens humains de l'éducation nationale relève de la compétence exclusive de l'État en vertu des articles L. 211-1 et D. 211-9 du code de l'éducation. Il estime également que le manque de moyens allégué ne constitue pas un trouble à l'ordre public justifiant l'usage des pouvoirs de police municipale prévus à l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est l'annulation totale de l'arrêté, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA93-2404817(TA93-2404817)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du maire de Montreuil du 2 avril 2024, qui enjoignait à l'État de créer des postes d'enseignants et de personnels éducatifs sous astreinte. La solution retenue est que le maire a excédé ses compétences de police municipale, car les difficultés de recrutement et de moyens dans l'éducation nationale ne constituent pas un trouble à l'ordre public au sens des articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales. De plus, l'affectation des personnels enseignants relève de la compétence exclusive de l'État en vertu des articles L. 211-1 et D. 211-9 du code de l'éducation. Par conséquent, le déféré du préfet de la Seine-Saint-Denis a été accueilli.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA93-2404814(TA93-2404814)

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du maire des Lilas du 2 avril 2024. Cet arrêté enjoignait à l'État de créer des postes d'enseignants et de personnels éducatifs sous astreinte, invoquant des troubles à l'ordre public. Le tribunal juge que le maire est incompétent pour édicter de telles mesures, car le manque de moyens dans l'éducation nationale ne constitue pas un trouble à l'ordre public au sens de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales. La répartition des personnels relève de la compétence exclusive de l'État en vertu des articles L. 211-1 et D. 211-9 du code de l'éducation.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA93-2404806(TA93-2404806)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 4 avril 2024 par lequel le maire du Pré-Saint-Gervais enjoignait à l'État de créer des postes d'enseignants et de personnels de soutien scolaire, sous astreinte. Le tribunal a jugé que le maire est incompétent pour édicter de telles mesures, car l'organisation et le fonctionnement de l'éducation nationale relèvent de la compétence exclusive de l'État en vertu des articles L. 211-1 et L. 211-8 du code de l'éducation. En outre, le manque de moyens humains dans l'enseignement ne constitue pas un trouble à l'ordre public justifiant l'usage des pouvoirs de police municipale prévus à l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est l'annulation totale de l'arrêté pour incompétence de l'auteur de l'acte.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA93-2404805(TA93-2404805)

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du maire de La Courneuve du 2 avril 2024. Cet arrêté enjoignait à l'État de créer des postes dans l'éducation nationale, sur le fondement des pouvoirs de police municipale. Le tribunal juge que le maire est incompétent pour édicter de telles mesures, car le manque de moyens humains dans l'enseignement ne constitue pas un trouble à l'ordre public au sens des articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales. De plus, le recrutement et la gestion des personnels enseignants relèvent de la compétence exclusive de l'État en vertu des articles L. 211-1 et suivants du code de l'éducation.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA93-2404803(TA93-2404803)

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du 4 avril 2024 du maire de Bobigny. Cet arrêté enjoignait à l'État de créer des postes d'enseignants et de personnels éducatifs en Seine-Saint-Denis, sous astreinte, pour pallier un manque de moyens. Le tribunal juge que le maire est incompétent pour édicter de telles mesures, car le recrutement et la gestion des personnels de l'éducation nationale relèvent de la compétence exclusive de l'État en vertu des articles L. 211-1 et L. 211-8 du code de l'éducation. De plus, le manque de moyens humains et matériels dans l'enseignement ne constitue pas un trouble à l'ordre public justifiant l'usage de ses pouvoirs de police municipale fondés sur les articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales.

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DécisionPARTIEL

TA93-2404802(TA93-2404802)

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du 28 mars 2024 du maire de Bagnolet, qui enjoignait à l'État de créer des postes d'enseignants et de personnels éducatifs sous astreinte. Le tribunal juge que le maire est incompétent pour édicter de telles mesures, car elles ne relèvent pas de ses pouvoirs de police municipale au sens des articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales. Il rappelle que l'organisation et le fonctionnement de l'éducation nationale, notamment le recrutement et la gestion des personnels, sont une compétence exclusive de l'État en vertu des articles L. 211-1 et D. 211-9 du code de l'éducation. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour incompétence de l'auteur de l'acte.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2404582(TA93-2404582)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant mauricien, contestant l'arrêté préfectoral du 25 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour deux ans. La juridiction a d'abord jugé irrecevable le recours contre l'information relative au signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, cette information ne constituant pas une décision distincte. Sur le fond, le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 435-1, L. 423-23 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA93-2404469(TA93-2404469)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 25 janvier 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait de renouveler le titre de séjour de M. D..., ressortissant égyptien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a relevé que M. D... résidait en France depuis plus de dix ans, était marié à une ressortissante algérienne titulaire d'un titre de séjour de longue durée, et père de trois enfants françaises scolarisées, ainsi que beau-père de deux enfants français. Le tribunal a également estimé que les condamnations pénales pour conduite sans permis ne constituaient pas une menace suffisante pour l'ordre public justifiant le refus.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2404430(TA93-2404430)

Le Tribunal Administratif de Montreuil (8ème chambre) a examiné la requête de Mme B..., ressortissante tunisienne, contestant un arrêté préfectoral du 25 janvier 2024 refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a relevé d'office que les décisions d'éloignement (obligation de quitter le territoire, refus de délai, fixation du pays et interdiction de retour) avaient été implicitement abrogées par la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour le 13 mars 2024, avant l'enregistrement de la requête. En conséquence, les conclusions dirigées contre ces décisions ont été jugées irrecevables pour défaut d'objet. Le tribunal a renvoyé à l'examen du surplus des conclusions, notamment sur le refus de titre de séjour, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-tunisien.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2313882(TA93-2313882)

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par plusieurs étudiantes de l’Institut d’études à distance (IED) de l’université Paris 8, demandant l’annulation de la décision du conseil de l’IED d’organiser les examens en présentiel pour l’année 2023-2024. Les requérantes soutenaient que cette décision était entachée d’incompétence, car seule la commission de la formation et de la vie universitaire (CFVU) est habilitée à fixer les modalités de contrôle des connaissances en vertu de l’article L. 712-6-1 du code de l’éducation. Le tribunal a fait droit à leur demande, annulant la décision attaquée au motif que le conseil de l’IED avait méconnu les règles de compétence applicables.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2310189(TA93-2310189)

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 12 juillet 2023 par laquelle la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis a refusé de reconnaître Mme B comme prioritaire et devant être logée en urgence. La requérante, hébergée depuis plus de six mois dans une résidence hôtelière à vocation sociale, remplissait les conditions prévues par les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal estime que la commission de médiation ne pouvait se borner à un simple conseil d’accompagnement social pour rejeter la demande. En conséquence, il enjoint à la commission de médiation de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement de Mme B.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2310052(TA93-2310052)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A, qui contestait le refus de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. M. A invoquait la suroccupation de son logement de 25 m², qu'il occupait avec quatre enfants, et son caractère indécent. Le tribunal a appliqué les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, qui fixent les critères de suroccupation et d'urgence. Il a constaté que la surface du logement était inférieure aux seuils réglementaires pour un ménage avec quatre enfants. Par conséquent, le tribunal a annulé la décision de la commission de médiation et lui a enjoint de reconnaître M. A comme prioritaire et devant être logé en urgence.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2309969(TA93-2309969)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La commission avait motivé son refus par le fait que, malgré un délai d’attente anormalement long, Mme A ne justifiait pas du caractère inadapté de son logement actuel. Le tribunal a jugé que les motifs invoqués par la requérante, à savoir l’éloignement des soins médicaux et de sa mère malade, ne suffisaient pas à établir que son logement était inadapté à ses besoins. La décision s’appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2309786(TA93-2309786)

Le Tribunal Administratif de Montreuil (3ème Chambre) a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le tribunal a jugé que, bien que M. B soit demandeur de logement social depuis une durée anormalement longue (plus de trois ans), il ne remplissait pas les conditions cumulatives prévues par les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. En effet, le requérant, hébergé dans un logement depuis plus de six mois, n'a pas démontré que son hébergement actuel était inadapté à ses besoins personnels, ni justifié d'une situation d'urgence particulière. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions à fin d'injonction.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2309745(TA93-2309745)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La commission avait explicitement rejeté sa demande le 31 mai 2023 au motif qu'elle ne justifiait pas de la régularité de son séjour, condition requise par les articles L. 300-1 et R. 300-2 du code de la construction et de l'habitation. Mme A, se bornant à invoquer son absence de logement, n'a pas démontré remplir cette condition. Par conséquent, le tribunal a jugé que la commission n'avait pas fait une inexacte application des textes et a rejeté l'ensemble des conclusions de la requérante.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2309743(TA93-2309743)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le requérant invoquait l'inadaptation de son logement à son état de santé, en raison d'un cancer. La juridiction a estimé que, si la gravité de la maladie était établie, M. B ne démontrait pas en quoi son logement était inadapté à son handicap, conformément aux articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision de la commission.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2309584(TA93-2309584)

Cette décision du Tribunal Administratif de Montreuil (3ème Chambre) concerne le recours de M. B A contre le rejet par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis de sa demande de logement prioritaire et urgent. Le requérant invoquait une durée anormalement longue d’attente, l’inadaptation de son logement à sa composition familiale et à son handicap. Le tribunal a rejeté sa demande d’annulation, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est le rejet de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2309581(TA93-2309581)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre les décisions de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis ayant rejeté sa demande de logement prioritaire et urgent. Le requérant invoquait l’inadaptation de son logement à sa composition familiale, la présence de punaises de lit et le besoin d’une chambre individuelle pour son fils handicapé. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les éléments fournis ne démontraient pas que le logement était impropre à l’habitation, insalubre, dangereux ou manifestement suroccupé au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue confirme le refus de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de la demande de logement.

Résumé IA