Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2309439(TA93-2309439)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, qui contestait le refus de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le tribunal a estimé que la commission avait légalement fondé son refus sur l'absence de justification de la régularité du séjour de la conjointe du requérant, condition nécessaire pour l'accès au logement social en application des articles L. 300-1 et R. 300-2 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue confirme que la situation de suroccupation du logement et l'ancienneté de la demande ne suffisent pas à pallier l'irrégularité du séjour d'un membre du foyer.
N° TA93-2309432(TA93-2309432)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation de la décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La commission avait motivé son refus par le fait que Mme B avait refusé trois propositions de logement adaptées. Le tribunal a jugé que, malgré la présence d'un enfant handicapé, le logement actuel de la requérante (70 m²) n'était pas suroccupé au sens de l'article R. 822-25 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, la décision de la commission de médiation, fondée sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du même code, a été validée.
N° TA93-2309430(TA93-2309430)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis du 10 mai 2023 refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le tribunal a jugé que la commission n'avait pas fait une inexacte application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, en estimant que M. B était en capacité de se reloger par ses propres moyens dans le parc locatif privé. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le tribunal ne pouvant prendre en compte des éléments postérieurs à la décision attaquée pour apprécier sa légalité.
N° TA93-2309411(TA93-2309411)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis rejetant sa demande de logement prioritaire et urgent. Le requérant invoquait un vice de procédure et une inexacte application de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en raison d’une expulsion judiciaire et de faibles ressources. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la commission de médiation avait pu légalement refuser la reconnaissance du caractère prioritaire de la demande, dès lors que l’existence d’un plan d’apurement en cours, suspendant l’exigibilité de la dette locative, ne permettait pas de caractériser une menace d’expulsion sans relogement au sens des dispositions applicables. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA93-2309180(TA93-2309180)
Le Tribunal Administratif de Montreuil est saisi par les parents de M. F B C, qui imputent une faute médicale à l’Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) lors de la prise en charge de leur fils à l’hôpital Jean Verdier le 2 mars 2023 pour une blessure à l’index droit. Ils estiment que le diagnostic et le traitement initial, limités à une simple suture, ont été insuffisants, entraînant un retard de prise en charge et une aggravation de l’état de santé nécessitant une intervention chirurgicale ultérieure. Le tribunal, constatant que l’AP-HP ne s’oppose pas à une expertise, ordonne avant dire droit une mesure d’expertise médicale confiée à un chirurgien orthopédiste afin de déterminer les causes du dommage et d’évaluer les préjudices. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, qui conditionne la responsabilité des établissements de santé à l’existence d’une faute.
N° TA93-2307779(TA93-2307779)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, détenu à la maison d'arrêt de Villepinte, qui demandait réparation pour des dysfonctionnements du service de cantine. Le requérant soutenait que plusieurs commandes n'avaient pas été livrées et que son compte de cantine n'avait pas été correctement crédité. Le tribunal a estimé que M. A B n'apportait pas la preuve de l'existence d'une faute de l'administration ni de la réalité des préjudices matériel et moral allégués. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire et du code de procédure pénale relatives au fonctionnement des cantines en détention.
N° TA93-2306279(TA93-2306279)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société Relyens Mutual Insurance, assureur du centre hospitalier, d’un recours en excès de pouvoir contre deux titres exécutoires émis par l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam) pour recouvrer les indemnités versées à des parents suite à l’exposition in utero de leur enfant au valproate de sodium. La société requérante contestait la régularité et le bien-fondé de ces titres, invoquant notamment l’absence de caractère certain de la créance, l’incompétence de l’auteur des titres, et l’absence de faute du médecin ou de lien de causalité. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société Relyens, confirmant la validité des titres exécutoires et la responsabilité de l’assureur. Il a également fait droit aux demandes reconventionnelles de l’Oniam en condamnant la société Relyens à lui verser les sommes réclamées, assorties des intérêts au taux légal et de leur capitalisation, ainsi qu’une pénalité de 15 % sur le fondement de l’article L. 1142-24-17 du code de la santé publique.
N° TA93-2303848(TA93-2303848)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société Lemer Pax comme irrecevable. Celle-ci demandait l'annulation de la décision implicite de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) rejetant sa demande d'information sur les mesures envisagées contre le dispositif médical A.... Le tribunal a jugé qu'une telle demande d'information ne constitue pas une décision administrative susceptible d'être contestée par un recours pour excès de pouvoir. Aucun des textes invoqués par la société requérante n'a donc été appliqué au fond.
N° TA93-2206828(TA93-2206828)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté les demandes de M. C, agent territorial, qui contestait le refus de sa réintégration à l’issue d’un congé pour invalidité temporaire imputable au service et sa mutation sur un poste de chargé de mission. Le requérant invoquait l’illégalité de ces décisions (défaut de consultation du comité technique, méconnaissance de l’article 37-11 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987, caractère discriminatoire et sanction déguisée) ainsi que des faits de harcèlement moral et de discrimination. Le tribunal a jugé que les moyens n’étaient pas fondés et a également rejeté les conclusions indemnitaires et les demandes d’annulation des décisions implicites et explicites de la commune, en application des dispositions du code général de la fonction publique et du décret précité.
N° TA93-2501086(TA93-2501086)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis concernant la demande de titre de séjour de M. B. Cette solution a été retenue car l'administration a délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction et une attestation de décision favorable, rendant sans objet les conclusions à fin de suspension et d'injonction. Le tribunal a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2410901(TA93-2410901)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis relative à sa demande de logement prioritaire et urgent. En cours d’instance, la commission a reconnu le caractère prioritaire et urgent de la demande de l’intéressé par une décision du 6 novembre 2024. Constatant que la requête était ainsi devenue sans objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.
N° TA93-2410944(TA93-2410944)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis concernant sa demande de logement prioritaire et urgent. Postérieurement à l’introduction de la requête, la commission a reconnu le caractère prioritaire et urgent de la demande de l’intéressé par une décision du 6 novembre 2024. En conséquence, le juge a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2405063(TA93-2405063)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête du trust Blackrock Institutional Trust Company, N.A. Investment Funds for Employee Benefit Trusts, car elle était rédigée en langue étrangère. Malgré une demande de régularisation notifiée le 17 décembre 2024, le requérant n'a pas fourni de traduction en français dans le délai imparti. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête par ordonnance.
N° TA93-2501633(TA93-2501633)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui demandait l’attribution d’un logement suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis du 7 février 2024. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 31 janvier 2025, était tardive car présentée après l’expiration du délai de quatre mois prévu à l’article R. 778-2 du code de justice administrative, courant à compter du 9 décembre 2024. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sans instruction contradictoire.
N° TA93-2214011(TA93-2214011)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A B, agent stagiaire du département de la Seine-Saint-Denis. Celle-ci contestait la décision de prolongation de son stage et demandait réparation pour divers préjudices. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'erreur de fait, jugeant que la décision était légalement fondée sur l'article 7 du décret du 4 novembre 1992, qui permet de prolonger le stage pour compenser les congés de maladie ne pouvant être pris en compte comme temps de stage. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont également été rejetées.
N° TA93-2501216(TA93-2501216)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'attribution d'un logement suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis du 31 janvier 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car déposée tardivement, au-delà du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, qui expirait le 2 décembre 2024. L'ordonnance, fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code, a été rendue sans instruction contradictoire préalable.
N° TA93-2501454(TA93-2501454)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, s’est déclaré incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, le tribunal a fait application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative. Par une ordonnance du 4 février 2025, il a transmis l’affaire au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent pour en connaître.
N° TA93-2213195(TA93-2213195)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande d'indemnisation de Mme A, agent territorial, qui réclamait 100 000 euros à la commune de Gagny pour défaut de reclassement et absence de réponse à ses courriers. La requérante invoquait une faute de la commune pour ne pas avoir exécuté les préconisations du comité médical supérieur, mais le tribunal a estimé que la commune n'avait pas commis de faute, le reclassement sur un poste administratif étant impossible faute de besoin correspondant à son niveau. La responsabilité sans faute pour rupture d'égalité de traitement a également été écartée, faute de préjudice lié à une décision régulière. Les textes appliqués incluent la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et le décret n° 88-145 du 15 février 1988.
N° TA93-2212171(TA93-2212171)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de Mme A, adjointe administrative territoriale, qui sollicitait la condamnation de la région Île-de-France à lui verser 6 486,01 euros pour des heures supplémentaires impayées et une nouvelle bonification indiciaire (NBI). S'agissant des heures supplémentaires, le tribunal a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve qu'elles avaient été effectuées à la demande de son chef de service, comme l'exige l'article 4 du décret n° 2002-60 du 14 janvier 2002, les états produits ne comportant aucun visa hiérarchique. La solution retenue est donc le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et des décrets relatifs au temps de travail dans la fonction publique territoriale.
N° TA93-2208229(TA93-2208229)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B contestant un titre de recettes émis par la commune de Bagnolet pour un trop-perçu de traitement de 7 864,41 euros, ainsi qu'une saisie administrative à tiers détenteur. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires de M. B comme irrecevables car présentées tardivement, et a déclaré la juridiction administrative incompétente pour connaître de la contestation de la saisie administrative, relevant du juge de l'exécution. Sur le fond, le tribunal a jugé que le titre de perception était régulier et fondé, la commune ayant versé à tort le traitement après la fin du contrat de M. B. La requête a été rejetée dans son ensemble, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.