Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

48 412 décisions disponibles — page 822/2421

DécisionExécution d'un jugementREJETE

TA93-2314602(TA93-2314602)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en exécution d’un jugement du 8 novembre 2021, a examiné la demande de Mme A visant à contraindre l’établissement public territorial Paris Terre d’Envol à exécuter cette décision sous astreinte. Le jugement initial annulait le compte rendu d’évaluation professionnelle de l’agent pour 2018 et ordonnait une nouvelle évaluation conforme aux motifs retenus. Le tribunal a constaté que l’établissement avait procédé à une nouvelle évaluation le 15 mai 2023, corrigeant les inexactitudes matérielles et l’erreur manifeste d’appréciation, et a jugé que le jugement était ainsi entièrement exécuté. Les contestations de Mme A sur le nouveau compte rendu, notamment sur le défaut de documents et l’absence de justification des appréciations, ont été écartées comme relevant d’un litige distinct, non lié à l’exécution du jugement. La requête a donc été rejetée, sans qu’il soit nécessaire de prononcer une astreinte, sur le fondement des articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2314393(TA93-2314393)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant sri-lankais, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 29 novembre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA93-2309953(TA93-2309953)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par le préfet de la Seine-Saint-Denis d’un déféré tendant à l’annulation du refus implicite du maire de Stains de communiquer les éléments relatifs aux autorisations spéciales d’absence (ASA) des agents communaux, sur le fondement des articles L. 2131-6 et L. 2131-3 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par la commune, estimant que la délibération postérieure du conseil municipal n’avait pas fait perdre son objet au recours, celui-ci visant à contester la légalité du refus d’abroger les dispositions existantes. La solution retenue est que le préfet est fondé à demander la communication des actes nécessaires à l’exercice de son contrôle de légalité, en application des articles L. 2131-3 et L. 2121-40 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2216990(TA93-2216990)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté les requêtes de M. B, agent territorial, qui contestait deux arrêtés du maire de Saint-Denis fixant au 13 septembre 2022 la consolidation de son état de santé et la fin de la prise en charge des arrêts et soins pour deux accidents de service (survenus en 2021 et 2022). Le tribunal a jugé que les conclusions de l’expert médical, non contredites par des éléments probants, ne révélaient pas d’erreur d’appréciation. La décision s’appuie sur les articles L.822-21 à L.822-24 du code général de la fonction publique.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2214700(TA93-2214700)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, adjoint technique, qui contestait son exclusion temporaire de fonctions de deux ans infligée par le maire d'Aubervilliers pour une agression sexuelle sur une collègue. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, l'autorité disciplinaire n'étant pas tenue de suivre l'avis du conseil de discipline. Il a également estimé que la sanction n'était pas disproportionnée, les faits étant établis et d'une gravité particulière, et que les conséquences sur la carrière et le logement de l'agent ne suffisaient pas à l'infirmer. La décision s'appuie sur les articles L.530-1 et L.533-1 du code général de la fonction publique.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA93-2414375(TA93-2414375)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui demandait une injonction au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'utilité de la mesure n'était pas remplie, car le requérant n'avait pas démontré avoir vainement tenté d'utiliser le téléservice obligatoire prévu par l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni avoir sollicité l'accompagnement ou la solution de substitution prévus par l'arrêté du 1er août 2023. La solution retenue est le rejet de la requête, les textes appliqués étant les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2312698(TA93-2312698)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la SARL Externis, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt recherche de 94 630 euros pour des dépenses de personnel engagées en 2018. La société n’a pas démontré que sept salariés, aux profils marketing et commercial, participaient directement et exclusivement aux opérations de recherche éligibles, comme l’exige l’article 244 quater B du code général des impôts. Le tribunal a rappelé que la qualification de technicien de recherche ne dépend pas d’un diplôme scientifique, mais d’une collaboration directe aux travaux de recherche sous la supervision de chercheurs. En l’absence de preuves suffisantes, la requête a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2402796(TA93-2402796)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a également jugé que Mme A ne justifiait pas d'une entrée régulière en France, condition nécessaire pour bénéficier d'un titre de séjour en qualité de conjoint de Français sur le fondement des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2210376(TA93-2210376)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la SAS MYBB United Corp, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2017 et 2018. La société n'a pas justifié l'inscription de sommes au crédit de comptes courants d'associés, faute de preuves suffisantes établissant la réalité des apports ou prêts allégués. Le tribunal a confirmé la réintégration de ces sommes dans les résultats imposables comme passif injustifié, en application de l'article 38 du code général des impôts.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2214315(TA93-2214315)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société LENI, qui sollicitait le remboursement de crédits d'impôt innovation pour les années 2018 à 2020, ainsi qu'une expertise préalable. La juridiction a jugé que la procédure de remboursement, distincte d'une vérification de comptabilité, ne méconnaissait pas le principe d'égalité, les contribuables en demande de restitution et ceux faisant l'objet d'une reprise n'étant pas dans une situation comparable. Sur le fond, le tribunal a estimé que les travaux de la société ne présentaient pas un caractère innovant au sens de l'article 244 quater B du code général des impôts, justifiant ainsi le rejet de la requête.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxNON_LIEU

TA93-2205041(TA93-2205041)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a statué sur la demande de la SARL Immobilière Parc des Fontaines visant à obtenir la décharge de suppléments d'impôt sur les sociétés, de rappels de TVA et d'amendes. En cours d'instance, l'administration fiscale a accordé un dégrèvement partiel, annulant la quasi-totalité des impositions et pénalités contestées, à l'exception d'une partie de l'amende prévue à l'article 1729 D du code général des impôts. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les chefs de dégrèvement accordés et a rejeté le surplus des conclusions de la requête concernant l'amende restante. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA93-2410849(TA93-2410849)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait des retraits de points de permis de conduire. Pour quatre infractions, les conclusions ont été jugées irrecevables car dirigées contre des décisions inexistantes. Pour les trois autres, le tribunal a constaté que la décision récapitulative "48 SI" avait été notifiée le 23 avril 2023, rendant le recours introduit le 29 juillet 2024 tardif, en application des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2410421(TA93-2410421)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation restée sans suite. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1, 4°, et R. 412-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirNON_LIEU

TA93-2408347(TA93-2408347)

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur retirant des points de son permis de conduire suite à une infraction de 2017. En cours d’instance, le ministre a démontré que la mention de cette infraction avait été supprimée du relevé d’information du permis, rendant le retrait de points sans effet. Le juge a constaté que la décision attaquée avait été implicitement retirée et que les conclusions étaient devenues sans objet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2200948(TA93-2200948)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande de M. et Mme A, résidents fiscaux français, qui sollicitaient l'application d'un crédit d'impôt conventionnel sur leurs revenus de source émirienne pour l'année 2017, sur la base des articles 13 et 19 de la convention fiscale franco-émirienne. Le tribunal a constaté que l'administration avait déjà accordé un dégrèvement partiel de 8 455 euros, rendant cette partie du litige sans objet. Pour le surplus, le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen tiré de l'application de la majoration de 25 % prévue à l'article 158 du code général des impôts n'était pas fondé. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de la convention fiscale du 19 juillet 1989 et du code général des impôts.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA93-2407222(TA93-2407222)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B A d’une requête en plein contentieux visant à contester des retraits de points de permis de conduire consécutifs à six infractions routières commises entre 2017 et 2021. Le ministère de l’intérieur a conclu au non-lieu à statuer, et M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 3 février 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n’a donc été retenue, la procédure s’étant éteinte par le désistement.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2418527(TA93-2418527)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 décembre 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour deux ans. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l’exposé d’aucun moyen et n’a pas été régularisée dans le délai de recours contentieux, en application des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA93-2200023(TA93-2200023)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de Mme C, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu pour 2016 et 2017. La requérante invoquait un défaut de motivation de la proposition de rectification, mais le tribunal a jugé que celle-ci était suffisamment motivée, notamment car Mme C avait pu formuler des observations. Sur le fond, le tribunal a considéré que l’administration avait à bon droit requalifié certaines commissions versées par la société Events Media Group en acte anormal de gestion, en application des articles 38 et 209 du code général des impôts. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA93-2407044(TA93-2407044)

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’un recours en plein contentieux visant à contester le refus implicite du ministre de l’intérieur de lui attribuer 4 points à la suite d’un stage de récupération. Après que le ministre a conclu au non-lieu à statuer, M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 3 février 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n’a donc été retenue.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2501495(TA93-2501495)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête en référé de Mme B, ressortissante égyptienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis d'instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante soutenait un délai d'instruction anormalement long depuis septembre 2023, la plaçant dans une situation précaire. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet était née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de réponse dans les quatre mois. Il a estimé que faire droit à la demande reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce que l'article L. 521-3 interdit.

Résumé IA