Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA93-2415379(TA93-2415379)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C B A, ressortissant érythréen, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas démontré avoir accompli les diligences nécessaires pour utiliser le téléservice obligatoire prévu par l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni justifié d'une impossibilité technique justifiant le recours à une solution de substitution. En conséquence, la mesure sollicitée a été jugée dépourvue d'utilité et la condition d'urgence n'a pas été retenue.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2415359(TA93-2415359)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B, ressortissante sénégalaise, qui sollicitait une injonction à l'encontre du préfet de la Seine-Saint-Denis pour obtenir un rendez-vous en vue du renouvellement de son titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence liée à sa situation irrégulière et à la privation de ses droits sociaux, mais n'a pas apporté de preuves suffisantes de ses démarches infructueuses (tentatives de connexion au site internet ou contacts téléphoniques). Le juge a estimé que la condition d'utilité de la mesure n'était pas remplie, faute de justifications concrètes, et a rejeté le surplus des conclusions. L'aide juridictionnelle provisoire a toutefois été accordée.

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DécisionExécution d'un jugementINJONCTION

TA93-2415353(TA93-2415353)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. B sous quinze jours pour lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour en qualité de conjoint de ressortissante britannique, et de lui délivrer un récépissé. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu des tentatives infructueuses et répétées de l'intéressé pour obtenir un rendez-vous depuis février 2024, l'empêchant de travailler malgré une promesse d'embauche. La mesure a été jugée utile et ne faisant obstacle à aucune décision administrative. L'État a été condamné à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2415341(TA93-2415341)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante libanaise, qui demandait une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. La solution retenue est le rejet, car la mesure sollicitée a été considérée comme faisant obstacle à l'exécution d'une décision administrative préalable de rejet de sa demande, clôturée pour insuffisance de justificatifs financiers. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 et L. 511-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA93-2415333(TA93-2415333)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de fixer un rendez-vous à une ressortissante algérienne pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler. La requérante, enceinte et dont le titre expirait, justifiait de l'impossibilité d'effectuer sa demande en ligne malgré ses démarches, caractérisant une situation d'urgence et d'utilité. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2415330(TA93-2415330)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A, ressortissante égyptienne, qui sollicitait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet était née du silence gardé par le préfet pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la mesure demandée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3. La requérante a néanmoins été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2409391(TA93-2409391)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la sous-préfète disposant d'une délégation régulière. Il a estimé que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation personnelle du requérant, et que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, faute pour l'intéressé de justifier de liens personnels et familiaux suffisamment intenses en France. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2217516(TA93-2217516)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la réduction de ses cotisations d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2020. La requérante soutenait avoir omis de déduire des abattements pour durée de détention de titres lors de sa déclaration initiale. Le tribunal a constaté que l'administration avait déjà appliqué ces abattements lors d'un dégrèvement partiel, ramenant la plus-value imposable à 11 868 euros, et que Mme A ne justifiait pas d'un trop-versé supplémentaire. La décision s’appuie sur les articles 150-0 A et 150-0 D du code général des impôts.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA93-2407100(TA93-2407100)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 29 avril 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant marocain, et l'obligeait à quitter le territoire. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la durée de résidence en France (13 ans), de l'insertion professionnelle du requérant (ingénieur informatique) et de l'ancienneté des faits reprochés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que les autres moyens soulevés (motivation, procédure, article 8 de la CEDH) n'aient besoin d'être examinés.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2005342(TA93-2005342)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A D et Mme E d’une demande d’indemnisation pour les désordres subis par leur habitation, causés par la démolition d’un immeuble voisin dont la commune de Pantin était maître d’ouvrage. La commune a été reconnue responsable sur le fondement de la responsabilité sans faute pour dommages de travaux publics, en raison du caractère anormal et spécial des préjudices. Le tribunal a condamné la commune à verser aux requérants une somme totale de 47 091,23 euros, incluant les frais d’expertise et une indemnité pour préjudice moral, tout en rejetant les demandes relatives à la perte de valeur vénale et au défaut d’autorisation d’ancrage. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité du maître d’ouvrage pour les dommages causés par des travaux publics, sans application de textes spécifiques mentionnés.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2216865(TA93-2216865)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société MH G d’une demande de remboursement d’un crédit de TVA de 910 000 euros pour avril 2022. L’administration fiscale a reconnu le bien-fondé de la créance mais n’a pas justifié du remboursement effectif, ce qui a conduit le tribunal à faire droit à la demande. En revanche, les conclusions relatives aux intérêts moratoires ont été rejetées comme irrecevables, faute de litige né et actuel avec le comptable public. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, notamment l’article L. 208.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2214525(TA93-2214525)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de la société Iroko Zen contestant la décision du directeur départemental des finances publiques de la Seine-Saint-Denis du 25 juillet 2022, qui refusait l'exonération de la taxe additionnelle aux droits d'enregistrement ou de publicité foncière en Île-de-France (article 1599 sexies du CGI) pour l'acquisition d'un immeuble à Aubervilliers. La société soutenait que cette taxe devait suivre les exonérations prévues pour la taxe pour création de bureaux (article L. 520-6 du code de l'urbanisme) et la taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux (V de l'article 231 ter du CGI), applicables à son immeuble loué à une association et à des activités sanitaires. Le tribunal a relevé d'office que la décision contestée, en l'absence d'effets notables autres que fiscaux, n'était pas susceptible d'être contestée par la voie du recours pour excès de pouvoir, mais relevait du plein contentieux fiscal. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans examen du fond.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2214315(TA93-2214315)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société LENI, qui sollicitait le remboursement de crédits d'impôt innovation pour les années 2018 à 2020, ainsi qu'une expertise préalable. La juridiction a jugé que la procédure de remboursement, distincte d'une vérification de comptabilité, ne méconnaissait pas le principe d'égalité, les contribuables en demande de restitution et ceux faisant l'objet d'une reprise n'étant pas dans une situation comparable. Sur le fond, le tribunal a estimé que les travaux de la société ne présentaient pas un caractère innovant au sens de l'article 244 quater B du code général des impôts, justifiant ainsi le rejet de la requête.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2200948(TA93-2200948)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande de M. et Mme A, résidents fiscaux français, qui sollicitaient l'application d'un crédit d'impôt conventionnel sur leurs revenus de source émirienne pour l'année 2017, sur la base des articles 13 et 19 de la convention fiscale franco-émirienne. Le tribunal a constaté que l'administration avait déjà accordé un dégrèvement partiel de 8 455 euros, rendant cette partie du litige sans objet. Pour le surplus, le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen tiré de l'application de la majoration de 25 % prévue à l'article 158 du code général des impôts n'était pas fondé. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de la convention fiscale du 19 juillet 1989 et du code général des impôts.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2213951(TA93-2213951)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du maire de Pantin de lui attribuer un emplacement fixe sur le marché C. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée, contrairement à ce que soutenait le requérant. Il a également estimé que le maire avait à bon droit appliqué le règlement des marchés en vigueur en 2022, et non celui de 2013, pour le réexamen de la situation de M. A. Enfin, le tribunal a considéré que l'annulation antérieure de l'exclusion de M. A n'impliquait pas automatiquement la délivrance d'une autorisation d'occupation, compte tenu de la fermeture du marché Magenta et de la précarité des autorisations.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2213345(TA93-2213345)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de M. A C, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2015 et 2016. Le requérant, artisan maçon, n'a pas démontré que des encaissements bancaires (chèques de 1 562 €, 50 €, 300 € et 2 200 €) étaient non imposables, faute de justificatifs suffisants. Le tribunal a également écarté sa demande de déduction de charges professionnelles à hauteur de 30%, non étayée. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 193 et R. 193-1 du livre des procédures fiscales, qui placent la charge de la preuve sur le contribuable en cas d'évaluation d'office.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2213276(TA93-2213276)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande de la SCCV FIFAX-MONTREUIL III visant au remboursement d’un crédit de TVA de 809 408 euros pour la période d’avril 2019 à mars 2022. L’administration fiscale ayant accordé des dégrèvements partiels de 740 658 euros, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur cette partie. Sur le solde restant de 68 750 euros, la société requérante n’a pas justifié les incohérences relevées par le service entre les montants déclarés et les factures, et a accepté les conclusions du vérificateur. Le tribunal a donc rejeté le surplus des conclusions, y compris celles relatives aux intérêts moratoires, faute de litige né et actuel avec le comptable.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2210376(TA93-2210376)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la SAS MYBB United Corp, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2017 et 2018. La société n'a pas justifié l'inscription de sommes au crédit de comptes courants d'associés, faute de preuves suffisantes établissant la réalité des apports ou prêts allégués. Le tribunal a confirmé la réintégration de ces sommes dans les résultats imposables comme passif injustifié, en application de l'article 38 du code général des impôts.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2413312(TA93-2413312)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation restée sans suite. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes non régularisées.

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OrdonnanceREJETE

TA93-2418078(TA93-2418078)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation manquait de précisions, et que les autres moyens étaient inopérants au regard des articles L. 612-2, L. 612-3 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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