Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2415341(TA93-2415341)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante libanaise, qui demandait une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. La solution retenue est le rejet, car la mesure sollicitée a été considérée comme faisant obstacle à l'exécution d'une décision administrative préalable de rejet de sa demande, clôturée pour insuffisance de justificatifs financiers. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 et L. 511-1 du code de justice administrative.

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DécisionExécution d'un jugementINJONCTION

TA93-2415353(TA93-2415353)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. B sous quinze jours pour lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour en qualité de conjoint de ressortissante britannique, et de lui délivrer un récépissé. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu des tentatives infructueuses et répétées de l'intéressé pour obtenir un rendez-vous depuis février 2024, l'empêchant de travailler malgré une promesse d'embauche. La mesure a été jugée utile et ne faisant obstacle à aucune décision administrative. L'État a été condamné à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2415359(TA93-2415359)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B, ressortissante sénégalaise, qui sollicitait une injonction à l'encontre du préfet de la Seine-Saint-Denis pour obtenir un rendez-vous en vue du renouvellement de son titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence liée à sa situation irrégulière et à la privation de ses droits sociaux, mais n'a pas apporté de preuves suffisantes de ses démarches infructueuses (tentatives de connexion au site internet ou contacts téléphoniques). Le juge a estimé que la condition d'utilité de la mesure n'était pas remplie, faute de justifications concrètes, et a rejeté le surplus des conclusions. L'aide juridictionnelle provisoire a toutefois été accordée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA93-2415379(TA93-2415379)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C B A, ressortissant érythréen, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas démontré avoir accompli les diligences nécessaires pour utiliser le téléservice obligatoire prévu par l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni justifié d'une impossibilité technique justifiant le recours à une solution de substitution. En conséquence, la mesure sollicitée a été jugée dépourvue d'utilité et la condition d'urgence n'a pas été retenue.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2213951(TA93-2213951)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du maire de Pantin de lui attribuer un emplacement fixe sur le marché C. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée, contrairement à ce que soutenait le requérant. Il a également estimé que le maire avait à bon droit appliqué le règlement des marchés en vigueur en 2022, et non celui de 2013, pour le réexamen de la situation de M. A. Enfin, le tribunal a considéré que l'annulation antérieure de l'exclusion de M. A n'impliquait pas automatiquement la délivrance d'une autorisation d'occupation, compte tenu de la fermeture du marché Magenta et de la précarité des autorisations.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2213345(TA93-2213345)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de M. A C, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2015 et 2016. Le requérant, artisan maçon, n'a pas démontré que des encaissements bancaires (chèques de 1 562 €, 50 €, 300 € et 2 200 €) étaient non imposables, faute de justificatifs suffisants. Le tribunal a également écarté sa demande de déduction de charges professionnelles à hauteur de 30%, non étayée. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 193 et R. 193-1 du livre des procédures fiscales, qui placent la charge de la preuve sur le contribuable en cas d'évaluation d'office.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2501362(TA93-2501362)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B A qui demandait la suspension de l'arrêté du 30 août 2021 portant création du local de rétention administrative de Bobigny. Le juge a estimé que les conclusions du requérant, visant à suspendre le maintien en rétention et à annuler cet arrêté, ne relevaient pas de l'office du juge des référés statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou le doute sérieux sur la légalité de la décision.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2501359(TA93-2501359)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montreuil, rendue par le juge des référés le 3 février 2025, rejette la requête de M. A. Ce dernier demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la suspension de son maintien en rétention dans le local de Bobigny et l'annulation de l'arrêté préfectoral du 30 août 2021 créant ce local. Le juge a estimé que ces conclusions ne relevaient pas de sa compétence ou de son office dans le cadre de la procédure de référé liberté. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2500222(TA93-2500222)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions principales tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer pour déposer une demande de titre de séjour. Ce désistement est intervenu après que le préfet a justifié avoir remis à l'intéressée une attestation de dépôt le 15 janvier 2025. La requérante ayant maintenu ses conclusions au titre des frais de justice, le juge a rejeté cette demande, estimant qu'il n'y avait pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2410421(TA93-2410421)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation restée sans suite. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1, 4°, et R. 412-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirNON_LIEU

TA93-2408347(TA93-2408347)

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur retirant des points de son permis de conduire suite à une infraction de 2017. En cours d’instance, le ministre a démontré que la mention de cette infraction avait été supprimée du relevé d’information du permis, rendant le retrait de points sans effet. Le juge a constaté que la décision attaquée avait été implicitement retirée et que les conclusions étaient devenues sans objet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA93-2407222(TA93-2407222)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B A d’une requête en plein contentieux visant à contester des retraits de points de permis de conduire consécutifs à six infractions routières commises entre 2017 et 2021. Le ministère de l’intérieur a conclu au non-lieu à statuer, et M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 3 février 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n’a donc été retenue, la procédure s’étant éteinte par le désistement.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA93-2407044(TA93-2407044)

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’un recours en plein contentieux visant à contester le refus implicite du ministre de l’intérieur de lui attribuer 4 points à la suite d’un stage de récupération. Après que le ministre a conclu au non-lieu à statuer, M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 3 février 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n’a donc été retenue.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2214525(TA93-2214525)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de la société Iroko Zen contestant la décision du directeur départemental des finances publiques de la Seine-Saint-Denis du 25 juillet 2022, qui refusait l'exonération de la taxe additionnelle aux droits d'enregistrement ou de publicité foncière en Île-de-France (article 1599 sexies du CGI) pour l'acquisition d'un immeuble à Aubervilliers. La société soutenait que cette taxe devait suivre les exonérations prévues pour la taxe pour création de bureaux (article L. 520-6 du code de l'urbanisme) et la taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux (V de l'article 231 ter du CGI), applicables à son immeuble loué à une association et à des activités sanitaires. Le tribunal a relevé d'office que la décision contestée, en l'absence d'effets notables autres que fiscaux, n'était pas susceptible d'être contestée par la voie du recours pour excès de pouvoir, mais relevait du plein contentieux fiscal. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans examen du fond.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2214315(TA93-2214315)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société LENI, qui sollicitait le remboursement de crédits d'impôt innovation pour les années 2018 à 2020, ainsi qu'une expertise préalable. La juridiction a jugé que la procédure de remboursement, distincte d'une vérification de comptabilité, ne méconnaissait pas le principe d'égalité, les contribuables en demande de restitution et ceux faisant l'objet d'une reprise n'étant pas dans une situation comparable. Sur le fond, le tribunal a estimé que les travaux de la société ne présentaient pas un caractère innovant au sens de l'article 244 quater B du code général des impôts, justifiant ainsi le rejet de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA93-2414375(TA93-2414375)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui demandait une injonction au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'utilité de la mesure n'était pas remplie, car le requérant n'avait pas démontré avoir vainement tenté d'utiliser le téléservice obligatoire prévu par l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni avoir sollicité l'accompagnement ou la solution de substitution prévus par l'arrêté du 1er août 2023. La solution retenue est le rejet de la requête, les textes appliqués étant les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxNON_LIEU

TA93-2205041(TA93-2205041)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a statué sur la demande de la SARL Immobilière Parc des Fontaines visant à obtenir la décharge de suppléments d'impôt sur les sociétés, de rappels de TVA et d'amendes. En cours d'instance, l'administration fiscale a accordé un dégrèvement partiel, annulant la quasi-totalité des impositions et pénalités contestées, à l'exception d'une partie de l'amende prévue à l'article 1729 D du code général des impôts. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les chefs de dégrèvement accordés et a rejeté le surplus des conclusions de la requête concernant l'amende restante. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA93-2407100(TA93-2407100)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 29 avril 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant marocain, et l'obligeait à quitter le territoire. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la durée de résidence en France (13 ans), de l'insertion professionnelle du requérant (ingénieur informatique) et de l'ancienneté des faits reprochés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que les autres moyens soulevés (motivation, procédure, article 8 de la CEDH) n'aient besoin d'être examinés.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2415019(TA93-2415019)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer Mme B, ressortissante algérienne majeure, afin d'enregistrer sa demande de titre de séjour. La requérante, entrée mineure via une kafala, s'était heurtée à des contradictions administratives répétées l'empêchant de déposer sa demande. Le juge a retenu l'urgence, compte tenu de la bascule en situation irrégulière après sa majorité, et l'utilité de la mesure face aux carences de l'administration. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2416081(TA93-2416081)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer Mme B, ressortissante algérienne, pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure en raison de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne malgré des tentatives régulières depuis août 2024, et de l'expiration prochaine de son certificat de résidence. Le tribunal a ordonné au préfet de lui fixer un rendez-vous dans un délai de six semaines, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 800 euros à Mme B au titre des frais d'instance. Cette décision s'appuie sur les principes dégagés par la jurisprudence administrative concernant l'obligation de l'administration de recevoir les étrangers et d'enregistrer leurs demandes de titre de séjour dans un délai raisonnable.

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