Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2308313(TA93-2308313)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (3ème Chambre) a annulé les décisions des 22 février et 10 mai 2023 par lesquelles la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement de M. B. Le tribunal a jugé que M. B, menacé d'expulsion par un jugement du 3 janvier 2022, remplissait les conditions prévues aux articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, et que le motif tiré de ses ressources (2 083 euros mensuels) n'était pas suffisant pour écarter le caractère prioritaire et urgent. Il a enjoint à la commission de médiation de reconnaître M. B comme prioritaire et devant être logé en urgence.
N° TA93-2416896(TA93-2416896)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que ce refus implicite ne constitue pas une décision susceptible d'être attaquée par un recours pour excès de pouvoir, rendant la requête manifestement irrecevable. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2501535(TA93-2501535)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait le réexamen de sa situation administrative après l'expiration de sa carte de séjour "recherche d'emploi-création d'entreprise", non renouvelable en vertu de l'article L. 422-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, les circonstances invoquées ne justifiant pas une intervention à très bref délai. En conséquence, la question prioritaire de constitutionnalité soulevée par le requérant n'a pas été examinée.
N° TA93-2312610(TA93-2312610)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de renouveler sa carte professionnelle. En cours d’instance, le CNAPS a finalement délivré la carte sollicitée, rendant la requête sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer, sans examiner le bien-fondé du refus initial. La décision se fonde sur les dispositions du code de la sécurité intérieure et du code de justice administrative.
N° TA93-2404591(TA93-2404591)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui demandait une injonction au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions claires ni moyens explicitement formulés, en violation des articles R. 222-1 (4° et 7°) et R. 411-1 du code de justice administrative. Le tribunal a appliqué ces textes pour constater que l'absence d'exposé des faits et moyens rendait la requête irrecevable sans possibilité de régularisation.
N° TA93-2417717(TA93-2417717)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme A B pour contester trois avis de saisie administrative à tiers détenteur émis par le comptable public au profit de la commune de Bagnolet pour le recouvrement de frais d'abonnement au parking. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. Il a jugé que, conformément aux articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales, le contentieux du recouvrement des créances non fiscales des collectivités territoriales relève de la compétence du juge judiciaire de l'exécution, et non du juge administratif. La solution retenue est le rejet pour incompétence de la juridiction administrative.
N° TA93-2407762(TA93-2407762)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la preuve du dépôt de sa demande de titre de séjour, comme l'exigent les articles R. 412-1 et R. 421-2 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA93-2408594(TA93-2408594)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C B, qui demandait le renouvellement de sa carte de séjour longue durée. Le juge a estimé que le requérant se bornait à décrire sa situation personnelle et professionnelle sans soulever de moyen opérant ou suffisamment précis pour permettre d’en apprécier le bien-fondé. L’ordonnance a été rendue sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement infondées.
N° TA93-2409427(TA93-2409427)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a constaté le désistement d'office de M. B A, qui contestait le refus de ses congés d'été 2024 par le syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne. Le requérant n'ayant pas répondu à une demande de confirmation de maintien de ses conclusions, envoyée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement et rejette l'ensemble des conclusions de la requête, incluant la demande de dommages et intérêts et d'injonction.
N° TA93-2415055(TA93-2415055)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, qui contestait par un recours pour excès de pouvoir le délai de délivrance d’un duplicata de titre de séjour par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions claires aux fins d’annulation, ni moyens explicitement formulés, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, prise sur le fondement des 4° et 7° de l’article R. 222-1 du même code, a donc rejeté la demande sans invitation à régulariser.
N° TA93-2415827(TA93-2415827)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A comme manifestement irrecevable pour tardiveté. Le requérant contestait la décision du maire de Sevran fixant la date de consolidation de sa maladie professionnelle et son taux d’incapacité permanente partielle (IPP). Le tribunal a constaté que la décision initiale du 16 août 2023 était suffisamment motivée et que le recours contentieux, introduit le 4 novembre 2024, était tardif car formé après l’expiration du délai de deux mois suivant le rejet implicite de son recours gracieux, survenu le 17 décembre 2023. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative.
N° TA93-2411732(TA93-2411732)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 12 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de douze mois. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des textes applicables comme l'accord franco-tunisien de 1988. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant la décision préfectorale légale et fondée. En conséquence, il a rejeté la requête de M. A.
N° TA93-2309727(TA93-2309727)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, qui contestait l’arrêté du 4 juillet 2023 par lequel le préfet de police de Paris avait refusé de l’habiliter à accéder à des sites sécurisés. Le tribunal a estimé que le préfet n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en se fondant sur des faits de vols répétés commis par l’intéressé dans son précédent emploi, caractérisant un comportement incompatible avec les exigences de sûreté. Cette décision s’appuie sur les articles L. 6342-3 du code des transports et R. 213-3-1 du code de l’aviation civile.
N° TA93-2403964(TA93-2403964)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui demandait l’annulation de l’arrêté du préfet de police de Paris refusant de lui délivrer une habilitation d’accès aux zones de sûreté à accès réglementé des plates-formes aéroportuaires. Le tribunal a estimé que le préfet avait fait une exacte application de l’article R. 6342-20 du code des transports, en se fondant sur des faits de violences sur personne dépositaire de l’autorité publique et d’usage de faux, dont la matérialité n’était pas sérieusement contestée. Il a également précisé que l’absence de condamnation pénale était sans incidence sur la légalité de la décision.
N° TA93-2308589(TA93-2308589)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La commission avait motivé son refus par le fait que le logement actuel de la requérante, bien que suroccupé pour une famille de sept personnes, était considéré comme adapté à ses besoins compte tenu de ses caractéristiques et de son loyer. Le tribunal a appliqué les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que l'arrêté préfectoral fixant un délai d'attente de trois ans. Il a estimé que Mme B ne remplissait pas les conditions pour être désignée prioritaire, car elle ne justifiait pas d'une situation d'urgence ou d'inadaptation suffisante de son logement.
N° TA93-2216815(TA93-2216815)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société Universal Beauty Market Distribution, qui contestait des pénalités de 90 907 euros pour manquement délibéré à ses obligations de TVA. L'administration a prouvé que la société avait intentionnellement différé le paiement de la taxe en collectant un surplus sans le reverser et en déduisant un montant supérieur à celui facturé, ce qui caractérise un manquement délibéré au sens de l'article 1729 du code général des impôts. Les arguments de la société, tirés de difficultés de trésorerie ou de la sincérité de sa comptabilité, n'ont pas été retenus. La requête a donc été rejetée.
N° TA93-2303386(TA93-2303386)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2016 à 2018, pour un montant total de 352 760 euros. Les requérants contestaient la régularité de la procédure, invoquant notamment l'absence de saisine de la commission des impôts directs et l'absence d'entretien dans le cadre du recours hiérarchique prévu à l'article L. 54 C du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'irrégularité, la commission n'étant pas compétente pour les revenus de capitaux mobiliers en cause, et que la charte du contribuable vérifié n'était pas applicable à un contrôle sur pièces. Enfin, le recours hiérarchique n'ouvrant pas droit à un entretien, le moyen a été écarté.
N° TA93-2312689(TA93-2312689)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait l'annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l'attestation de dépôt en ligne pour une admission exceptionnelle au séjour ne constituait pas une demande de titre de séjour au sens de l'article R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), faute de comparution personnelle en préfecture. En l'absence de dépôt régulier, aucune décision implicite de rejet n'a pu naître, rendant le recours pour excès de pouvoir irrecevable. La requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2413504(TA93-2413504)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a fait droit à la demande de la Société des Grands Projets sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. Cette demande visait à désigner un expert pour constater l'état des bâtis situés à Bondy avant le début des travaux de démolition liés à l'aménagement de la ligne 15 Est. Le juge a estimé que cette mesure présentait un caractère utile et a ordonné une expertise contradictoire, incluant la possibilité de poursuivre la mission en cours de travaux pour constater d'éventuels dommages.
N° TA93-2418026(TA93-2418026)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi par le préfet de la Seine-Saint-Denis sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a mis fin à l'injonction de convoquer un ressortissant camerounais pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Cette décision fait suite à la délivrance, avant l'ordonnance initiale, d'une carte de séjour temporaire valable un an, rendant l'injonction sans objet, indépendamment de la mention portée sur le titre. Le tribunal a rejeté la demande du préfet visant à annuler la condamnation de l'État au paiement de frais d'avocat, cette question ne relevant pas de sa compétence en référé. Il a également rejeté la demande de l'étranger tendant à obtenir des frais de justice, l'État n'étant pas la partie perdante.