Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2417435(TA93-2417435)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B. Celle-ci demandait des mesures générales pour faire cesser les dysfonctionnements du service public d'accueil des étrangers, ainsi qu'une injonction individuelle de rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que les demandes de mesures générales ne relèvent pas de sa compétence en référé. Concernant la demande individuelle, il considère que la condition d'urgence n'est pas établie, la requérante n'ayant pas démontré avoir accompli les démarches nécessaires pour obtenir un rendez-vous en ligne, ni justifié de circonstances particulières l'empêchant de le faire.
N° TA93-2214196(TA93-2214196)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société SCPR, qui demandait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissement outre-mer de 151 291 euros au titre de 2019. La juridiction a constaté que l’administration avait déjà accordé ce remboursement le 16 septembre 2022, avant l’introduction de la requête. Les conclusions de la société étaient donc dépourvues d’objet dès le dépôt de la requête et irrecevables. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2301503(TA93-2301503)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de la société Eurial Holding de sa requête en plein contentieux fiscal. La société demandait une augmentation de son déficit reportable et la restitution de cotisations d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2019 et 2020. L'administration fiscale avait partiellement fait droit à ses demandes par des dégrèvements. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et en a donné acte.
N° TA93-2212012(TA93-2212012)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par la société AetG Fondos SGIIC SA, agissant pour le compte du fonds Ruban Inversiones SICAV SA, d’une demande en restitution d’une retenue à la source de 118,5 euros au titre de l’année 2019. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la société à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. La société n’ayant pas répondu dans le délai imparti, le tribunal a constaté son désistement et en a donné acte par ordonnance.
N° TA93-2211958(TA93-2211958)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société Länsförsäkringar Fondförvaltning AB, agissant pour le compte d’un fonds, d’une demande en restitution de retenues à la source d’un montant de 37 291,84 euros au titre de l’année 2015. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé un dégrèvement partiel de 36 671,20 euros, puis la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 30 janvier 2025, le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement.
N° TA93-2417773(TA93-2417773)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête en référé de M. A, un ressortissant togolais reconnu réfugié, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de voyage pour bénéficiaire de la protection internationale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant se bornant à invoquer un délai de traitement anormalement long sans justifier de projets de voyage précis ou d'une situation particulière nécessitant une dérogation à l'ordre d'examen des demandes. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 561-9.
N° TA93-2417752(TA93-2417752)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante béninoise, qui demandait d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui accorder un rendez-vous urgent pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car la requérante, bien qu’ayant obtenu un rendez-vous au 3 mars 2025, ne justifiait d’aucune circonstance particulière imposant un traitement prioritaire. La demande de délivrance d’un récépissé a également été rejetée, faute de dépôt préalable de la demande de titre.
N° TA93-2415996(TA93-2415996)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier, ressortissant malien, demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a estimé que M. B n'établissait pas avoir accompli les démarches nécessaires pour déclarer son changement d'adresse et que son dossier était toujours en cours de traitement à la préfecture de police. La solution retenue est le rejet de la requête, les conditions de l'article L. 521-3 n'étant pas remplies.
N° TA93-2407582(TA93-2407582)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par une société espagnole demandant la restitution de retenues à la source sur des dividendes français pour 2006-2008. L'administration fiscale ayant accordé la restitution de 11 391,58 euros en cours d'instance, le tribunal constate un non-lieu à statuer sur cette demande. Les conclusions relatives aux intérêts moratoires (article L. 208 du LPF) sont rejetées comme irrecevables, faute de litige né et actuel avec le comptable. La demande de frais de justice (article L. 761-1 du CJA) est également rejetée.
N° TA93-2407483(TA93-2407483)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a constaté le désistement de la société Altice Blue Two, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et contributions sociales pour 2012-2013. La société n’a pas confirmé le maintien de sa requête après y avoir été invitée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal lui a donné acte de ce désistement.
N° TA93-2417519(TA93-2417519)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D, ressortissant haïtien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que le signataire de la décision était compétent et que le refus était justifié car M. D avait déposé sa demande d'asile plus de cinq ans après son arrivée en France, sans motif légitime, conformément à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la situation de vulnérabilité alléguée n'était pas établie, M. D étant hébergé par sa mère et ne souffrant d'aucun problème de santé.
N° TA93-2417320(TA93-2417320)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C, ressortissante sri-lankaise, qui contestait l'arrêté du 29 novembre 2024 du préfet de la Seine-Saint-Denis ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de sa demande d'asile. La requérante invoquait des défaillances systémiques en Italie et la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement Dublin III, ainsi que l'article 3 de la CEDH. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant la légalité de la décision de transfert fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013.
N° TA93-2501185(TA93-2501185)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 31 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le juge a constaté que le recours, enregistré le 23 janvier 2025, avait été introduit au-delà du délai de 48 heures suivant la notification de l'arrêté, intervenue le 2 janvier 2025. Cette irrecevabilité manifeste est fondée sur les articles L. 614-2 et L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article R. 776-15 du code de justice administrative.
N° TA93-2400600(TA93-2400600)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, qui demandait l’annulation du refus du CNAPS de lui délivrer un agrément pour diriger une société de sécurité privée. Le refus était fondé sur des infractions répétées (conduite sans assurance et sans permis), jugées contraires à la probité et incompatibles avec l’exercice d’une activité de sécurité, en application des articles L. 612-6 et L. 612-7 du code de sécurité intérieure. Le requérant n’a pas contesté utilement ce motif, se bornant à invoquer des circonstances personnelles sans remettre en cause la matérialité des faits. La requête a donc été rejetée par ordonnance sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, faute de moyens opérants ou suffisamment étayés.
N° TA93-2214931(TA93-2214931)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’une requête en annulation d’un refus d’attribution de logement social opposé par l’Office public de l’habitat d’Aubervilliers. Faute pour le requérant d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 29 janvier 2025, le président de la 5e chambre donne acte de ce désistement.
N° TA93-2417635(TA93-2417635)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C, ressortissante turque, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait une méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que l'existence de défaillances systémiques en Croatie. Le tribunal a estimé que la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 ne constitue pas un droit pour le demandeur et que les éléments fournis ne démontraient pas de risque de traitement inhumain ou dégradant en Croatie. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2417747(TA93-2417747)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant mauritanien, qui demandait le renouvellement sous astreinte de son récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que, faute de réponse de l'administration dans un délai de quatre mois, une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née, rendant la mesure sollicitée impossible sans faire obstacle à l'exécution de cette décision. La solution est fondée sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2411249(TA93-2411249)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme irrecevable la requête de M. B contestant le retrait de points de son permis de conduire. Le juge a constaté que la décision "48 SI" du 3 février 2024, notifiée le 13 février 2024, récapitulant les retraits de points, avait rendu ces retraits opposables et fait courir le délai de recours de deux mois. La requête, enregistrée le 5 août 2024, était tardive, et le recours gracieux formé le 29 mai 2024 n'a pu proroger ce délai. La solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article R. 223-3 du code de la route.
N° TA93-2416788(TA93-2416788)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, ressortissante tunisienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et l'insuffisance de motivation, étaient manifestement infondés. Les autres arguments, tirés d'une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas assortis de précisions suffisantes. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2411243(TA93-2411243)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, l'arrêté ayant été signé par une autorité bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et ne révélait pas de défaut d'examen sérieux de la situation de la requérante. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme A.