Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2411316(TA93-2411316)
Le Tribunal administratif de Montreuil (5ème chambre) a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 29 septembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable car tardive, la requérante n'ayant pas respecté le délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification de l'arrêté. Par suite, l'ensemble des conclusions de Mme C, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice, ont été rejetées.
N° TA93-2303888(TA93-2303888)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D, salarié protégé, qui contestait la décision de l'inspecteur du travail du 8 juillet 2022 autorisant son licenciement pour motif disciplinaire, ainsi que la décision confirmative du ministre du travail du 29 mars 2023. Le tribunal a jugé que les faits de harcèlement sexuel reprochés à M. D étaient établis et présentaient un caractère de gravité suffisant pour justifier son licenciement, sans lien avec ses mandats syndicaux. La décision s'appuie sur les articles L. 2411-1 et suivants du code du travail relatifs à la protection des salariés mandatés.
N° TA93-2409229(TA93-2409229)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 10 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pendant deux ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait ni l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction présentées par le requérant.
N° TA93-2409248(TA93-2409248)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande des sociétés Etik Immobilier et Pim Participations. Cette mesure vise à déterminer la cause des désordres (fissurations) apparus dans leur ensemble immobilier à Neuilly-Plaisance, postérieurement aux travaux du centre Bus "Neuilly Bords de Marne" menés par la RATP et Île-de-France Mobilités. Le juge a fait droit à la requête sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant la demande utile. L'expert désigné devra notamment décrire les désordres, en déterminer les causes et chiffrer les travaux de réparation.
N° TA93-2410782(TA93-2410782)
Le Tribunal administratif de Montreuil annule l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 2 juillet 2024 refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant bangladais, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en ne reconnaissant pas les motifs exceptionnels justifiés par une insertion professionnelle stable et durable (neuf ans et demi de travail continu). En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer à M. A un titre de séjour mention "salarié" dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 100 euros au titre des frais de justice.
N° TA93-2411243(TA93-2411243)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, l'arrêté ayant été signé par une autorité bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et ne révélait pas de défaut d'examen sérieux de la situation de la requérante. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme A.
N° TA93-2501175(TA93-2501175)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui remettre un récépissé de renouvellement de sa carte de résident. Le juge a estimé que la mesure sollicitée aurait pour effet de faire obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née le 11 octobre 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a donc été rejetée comme ne relevant pas du champ d'application de l'article L. 521-3.
N° TA93-2501151(TA93-2501151)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui permettre de récupérer son titre de séjour, accordé le 25 mars 2024, afin de conserver son emploi. Le juge a estimé que la requérante ne démontrait pas que le défaut de remise du titre résultait d'un dysfonctionnement de l'administration, ni ne justifiait de l'urgence et de l'utilité de sa demande. La solution retenue est le rejet de la requête pour absence de preuve suffisante.
N° TA93-2501409(TA93-2501409)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B qui demandait la délivrance sous 48 heures d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence particulière n'est pas remplie, la seule suspension de son contrat de travail et la perte de revenus ne suffisant pas à la caractériser en l'absence d'éléments sur ses charges et ressources. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans préjudice d'un éventuel recours en suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du même code.
N° TA93-2501397(TA93-2501397)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait le renouvellement de son attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler. Le juge estime que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour engager une procédure en référé liberté, n'est pas remplie, le seul risque de perdre son emploi et l'absence de document de séjour ne suffisant pas à caractériser une urgence à quarante-huit heures. La solution retenue est le rejet de la requête, sans audience ni instruction, en application de l'article L. 522-3 du même code. Le tribunal précise que M. B peut toutefois saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-1 pour demander la suspension des décisions implicites de refus.
N° TA93-2501371(TA93-2501371)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par M. B A contre des arrêtés du préfet du Val-d'Oise l'obligeant à quitter le territoire français, l'assignant à résidence et lui interdisant le retour. Constatant que l'assignation à résidence de M. A était située à Sarcelles (95200), le magistrat désigné a fait application des articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 221-3 du code de justice administrative. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, seul compétent territorialement pour connaître du litige.
N° TA93-2501227(TA93-2501227)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait un refus d'entrée sur le territoire français et son maintien en zone d'attente à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. Le juge a estimé que la requérante n'apportait pas d'éléments suffisants pour démontrer une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales, notamment en raison de la production tardive d'une réservation hôtelière. La décision de refus d'entrée, fondée sur l'absence de documents valables justifiant l'objet et les conditions du séjour, n'a pas été jugée entachée d'incompétence ou d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'admettre la requérante à l'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA93-2413089(TA93-2413089)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a fait droit à la demande de l'établissement public territorial Plaine Commune sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. Cette demande visait à désigner un expert pour constater l'état des immeubles situés à Saint-Denis avant le début de travaux de rénovation urbaine, afin de prévenir et documenter d'éventuels désordres. Le juge a estimé la mesure utile et a ordonné une expertise contradictoire, incluant un suivi pendant les travaux et, le cas échéant, la recherche des causes des dommages.
N° TA93-2501081(TA93-2501081)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de la SCI TOYS qui demandait la suspension de travaux d'installation de conteneurs de déchets sur la voie publique à Bobigny. Le juge a constaté que la requête, bien que présentée comme un "référé-suspension" sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ne visait la suspension d'aucune décision administrative. En l'absence d'une telle décision, la demande a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA93-2210134(TA93-2210134)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation de la décision de la CAF de Seine-Saint-Denis lui accordant une remise partielle de sa dette de revenu de solidarité active (RSA) et sollicitait une exonération totale. La requérante n'a pas fourni, malgré une demande de régularisation, les éléments actualisés sur ses revenus et charges permettant d'apprécier sa situation financière. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant pas de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La décision se fonde également sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et de la loi de finances pour 2022 relatives à la remise des créances de RSA.
N° TA93-2413003(TA93-2413003)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir son logement. La requérante, reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 31 janvier 2024, n’avait reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai légal de six mois. Sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le tribunal a constaté le manquement de l’administration et a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de Mme B. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er avril 2025, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA93-2500354(TA93-2500354)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de l’Oise assignant à résidence M. B à Beauvais, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 922-4 et R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif d’Amiens, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA93-2413006(TA93-2413006)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de Mme B, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation le 17 janvier 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée à ses besoins n'avait été formulée dans le délai légal de six mois, le tribunal a ordonné son relogement sous astreinte de 600 euros par mois de retard à compter du 1er avril 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA93-2413013(TA93-2413013)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 28 février 2024, en raison de l’absence d’offre de logement adaptée dans le délai légal de six mois. Cette injonction est fondée sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, qui impose au juge d’ordonner le relogement dès lors que les conditions de priorité et d’urgence sont réunies. L’ordonnance assortit cette injonction d’une astreinte de 600 euros par mois de retard à compter du 1er avril 2025, versée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. La demande de remboursement de frais de justice a été rejetée, faute de justificatifs.
N° TA93-2408725(TA93-2408725)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 29 novembre 2023, en raison de l'absence d'offre de logement adaptée à ses besoins et capacités dans le délai légal. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 600 euros par mois de retard à compter du 1er avril 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La requête portait sur un recours en plein contentieux visant à obtenir le logement et une indemnisation, mais les conclusions indemnitaires ont été disjointes pour défaut de régularisation.