Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2411243(TA93-2411243)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, l'arrêté ayant été signé par une autorité bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et ne révélait pas de défaut d'examen sérieux de la situation de la requérante. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme A.
N° TA93-2411316(TA93-2411316)
Le Tribunal administratif de Montreuil (5ème chambre) a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 29 septembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable car tardive, la requérante n'ayant pas respecté le délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification de l'arrêté. Par suite, l'ensemble des conclusions de Mme C, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice, ont été rejetées.
N° TA93-2410782(TA93-2410782)
Le Tribunal administratif de Montreuil annule l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 2 juillet 2024 refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant bangladais, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en ne reconnaissant pas les motifs exceptionnels justifiés par une insertion professionnelle stable et durable (neuf ans et demi de travail continu). En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer à M. A un titre de séjour mention "salarié" dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 100 euros au titre des frais de justice.
N° TA93-2409229(TA93-2409229)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 10 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pendant deux ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait ni l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction présentées par le requérant.
N° TA93-2305761(TA93-2305761)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait le retrait d’une subvention de l’ANAH pour des travaux de rénovation énergétique. La juridiction a jugé que la décision de retrait, fondée sur le non-respect du délai imparti pour justifier de l’exécution des travaux, était légale et que la procédure contradictoire prévue par le règlement général de l’ANAH avait été respectée. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation, notamment l’article R. 321-21, et le règlement général de l’agence.
N° TA93-2409248(TA93-2409248)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande des sociétés Etik Immobilier et Pim Participations. Cette mesure vise à déterminer la cause des désordres (fissurations) apparus dans leur ensemble immobilier à Neuilly-Plaisance, postérieurement aux travaux du centre Bus "Neuilly Bords de Marne" menés par la RATP et Île-de-France Mobilités. Le juge a fait droit à la requête sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant la demande utile. L'expert désigné devra notamment décrire les désordres, en déterminer les causes et chiffrer les travaux de réparation.
N° TA93-2301279(TA93-2301279)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B C contestant le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une autorisation de travail. La décision attaquée, notifiée par téléservice, était dispensée de signature en application de l'article L. 212-2 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également écarté les autres moyens, notamment ceux tirés de l'erreur de fait et de la méconnaissance de l'article R. 5221-20 du code du travail.
N° TA93-2405479(TA93-2405479)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné les recours de M. et Mme A contre les arrêtés du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant leur titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants contestaient notamment la motivation insuffisante des décisions, l'erreur de droit du préfet lié par l'avis de la plateforme interrégionale de la main-d'œuvre étrangère, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées à la situation familiale et personnelle des intéressés. En conséquence, il a rejeté les requêtes de M. et Mme A, confirmant la légalité des arrêtés préfectoraux fondés sur les articles L. 435-1, L. 423-23, L. 612-2 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2303888(TA93-2303888)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D, salarié protégé, qui contestait la décision de l'inspecteur du travail du 8 juillet 2022 autorisant son licenciement pour motif disciplinaire, ainsi que la décision confirmative du ministre du travail du 29 mars 2023. Le tribunal a jugé que les faits de harcèlement sexuel reprochés à M. D étaient établis et présentaient un caractère de gravité suffisant pour justifier son licenciement, sans lien avec ses mandats syndicaux. La décision s'appuie sur les articles L. 2411-1 et suivants du code du travail relatifs à la protection des salariés mandatés.
N° TA93-2208665(TA93-2208665)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en formation de la 5ème chambre, a examiné plusieurs requêtes de la SAS FedEx Express FR contestant des refus d'autorisation de licenciement pour motif économique de salariés protégés. La société soutenait que l'inspectrice du travail avait commis une erreur d'appréciation sur la réalité du motif économique et une contradiction avec des décisions antérieures. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Les décisions attaquées, fondées sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés, ont été confirmées.
N° TA93-2501228(TA93-2501228)
Refus d'entrée sur le territoire français et maintien en zone d'attente à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande de suspension de ces décisions. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées. La requête est rejetée comme manifestement mal fondée, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA93-2411292(TA93-2411292)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, un ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 2 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la violation du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), estimant que le requérant avait pu présenter ses observations lors de sa demande. Il a également jugé que les documents fournis (avis d'imposition et bulletins de salaire) ne suffisaient pas à démontrer une présence continue justifiant une admission exceptionnelle au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen d'erreur manifeste d'appréciation concernant l'obligation de quitter le territoire.
N° TA93-2417746(TA93-2417746)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. A, ressortissant congolais, à un rendez-vous sous huit jours afin qu’il puisse déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La juridiction a constaté l’impossibilité pour le requérant d’accéder à la plateforme ANEF et d’obtenir un rendez-vous en préfecture, ce qui constitue une carence administrative entravant ses droits. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’urgence et l’utilité de la mesure pour permettre le dépôt de la demande de renouvellement.
N° TA93-2413184(TA93-2413184)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir tendant à obtenir son logement. Le requérant, reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 28 février 2024, n’avait pas reçu d’offre de logement adaptée dans le délai de six mois. Sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le tribunal a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer son logement. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 750 euros par mois de retard à compter du 1er avril 2025, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA93-2410708(TA93-2410708)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 29 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que M. A n'avait pas démontré avoir régulièrement reçu notification de l'arrêté attaqué dans le délai de recours contentieux de trente jours, malgré ses allégations. La solution retenue est fondée sur les dispositions de l'article R. 776-2 du code de justice administrative, relatives à la notification des obligations de quitter le territoire français.
N° TA93-2405475(TA93-2405475)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du 22 mars 2024 du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne des droits de l'homme et l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
N° TA93-2416851(TA93-2416851)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 19 novembre 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour 24 mois avec signalement Schengen. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), et l'erreur de droit relative aux articles L. 573-1 du CESEDA et 29 du règlement Dublin III, jugés inopérants. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'aucun texte spécifique ne soit appliqué pour fonder la décision au fond.
N° TA93-2405641(TA93-2405641)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 23 avril 2024 du préfet de police prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'insuffisance de motivation, en se fondant sur les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
N° TA93-2215051(TA93-2215051)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, un défenseur syndical, qui demandait l'annulation de la décision du 8 août 2022 par laquelle l'inspectrice du travail avait autorisé son licenciement pour faute par la société Griffon Protection. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, estimant que l'enquête contradictoire était régulière et la décision suffisamment motivée. Il a également rejeté les moyens de légalité interne, jugeant que l'inspectrice du travail n'avait commis ni erreur d'appréciation ni erreur de droit, et que le licenciement était sans lien avec le mandat du salarié. La décision s'appuie sur les articles R. 2421-4 et R. 2421-5 du code du travail.
N° TA93-2417690(TA93-2417690)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer à M. A, ressortissant argentin, une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour, dans un délai de huit jours à compter de la notification de l’ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le juge a considéré que la carence de l’administration à délivrer ce document, alors que la demande de renouvellement avait été déposée avant l’expiration du titre et que le dossier était complet, constituait une situation d’urgence et une mesure utile ne se heurtant à aucune contestation sérieuse. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 431-15-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui imposent au préfet de délivrer une telle attestation en cas de prolongation de l’instruction.