Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2112625(TA93-2112625)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux mises à la charge de M. A pour l'année 2015. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale ne pouvait pas qualifier automatiquement les bénéfices non déclarés d'une société comme des revenus distribués à son dirigeant, sur le seul fondement de l'article 111 c) du code général des impôts, sans apporter d'autres éléments prouvant le caractère occulte de la distribution. La solution retenue est la décharge totale des impositions, pénalités et intérêts de retard.
N° TA93-2309727(TA93-2309727)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, qui contestait l’arrêté du 4 juillet 2023 par lequel le préfet de police de Paris avait refusé de l’habiliter à accéder à des sites sécurisés. Le tribunal a estimé que le préfet n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en se fondant sur des faits de vols répétés commis par l’intéressé dans son précédent emploi, caractérisant un comportement incompatible avec les exigences de sûreté. Cette décision s’appuie sur les articles L. 6342-3 du code des transports et R. 213-3-1 du code de l’aviation civile.
N° TA93-2214647(TA93-2214647)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B d’un recours en plein contentieux visant à obtenir la communication de documents administratifs, notamment l’habilitation d’un agent ayant consulté son fichier au traitement des antécédents judiciaires et les demandes d’information adressées par la préfecture aux services de police. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par le préfet, estimant que la demande de communication était recevable et que l’absence de réponse valait décision implicite de refus. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l’administration et du code de procédure pénale, garantissant le droit d’accès aux documents administratifs sans condition d’intérêt.
N° TA93-2411569(TA93-2411569)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, ressortissante béninoise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet de la Seine-Saint-Denis n'avait pas méconnu l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour la requérante de justifier d'une progression et d'un sérieux suffisants dans ses études depuis 2019. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA93-2500575(TA93-2500575)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant togolais, d'une demande d'injonction visant à obtenir du préfet de la Seine-Saint-Denis une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour "étudiant". Par un mémoire enregistré le 22 janvier 2025, M. A s'est désisté purement et simplement de l'ensemble de ses conclusions. Le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 30 janvier 2025, sans examiner le fond du litige.
N° TA93-2404423(TA93-2404423)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société Derichebourg d'une demande en restitution partielle de l'impôt sur les sociétés acquitté au titre de l'exercice clos en 2019. En cours d'instance, l'administration fiscale a prononcé un dégrèvement total, conduisant la société à se désister de sa requête. Par une ordonnance du 30 janvier 2025, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2500826(TA93-2500826)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant népalais, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'utilité de la mesure n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier par des pièces de ses démarches infructueuses pour obtenir un rendez-vous en ligne. La solution retenue s'appuie sur les principes régissant l'obligation pour l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, mais subordonne l'octroi de la mesure à la preuve d'un dysfonctionnement avéré.
N° TA93-2211613(TA93-2211613)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte du désistement de la SA Vicat, qui demandait la restitution de 29 087 107 euros d'impôt sur les sociétés et de contribution sociale sur les bénéfices pour l'exercice 2018. L'administration fiscale avait préalablement accordé un dégrèvement total, rendant le litige sans objet. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté le désistement pur et simple de la requête. Aucune somme n'a été mise à la charge de l'État.
N° TA93-2211958(TA93-2211958)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société Länsförsäkringar Fondförvaltning AB, agissant pour le compte d’un fonds, d’une demande en restitution de retenues à la source d’un montant de 37 291,84 euros au titre de l’année 2015. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé un dégrèvement partiel de 36 671,20 euros, puis la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 30 janvier 2025, le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement.
N° TA93-2212012(TA93-2212012)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par la société AetG Fondos SGIIC SA, agissant pour le compte du fonds Ruban Inversiones SICAV SA, d’une demande en restitution d’une retenue à la source de 118,5 euros au titre de l’année 2019. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la société à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. La société n’ayant pas répondu dans le délai imparti, le tribunal a constaté son désistement et en a donné acte par ordonnance.
N° TA93-2214196(TA93-2214196)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société SCPR, qui demandait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissement outre-mer de 151 291 euros au titre de 2019. La juridiction a constaté que l’administration avait déjà accordé ce remboursement le 16 septembre 2022, avant l’introduction de la requête. Les conclusions de la société étaient donc dépourvues d’objet dès le dépôt de la requête et irrecevables. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2217725(TA93-2217725)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de la société Financière Mendel. Celle-ci contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés (remise en cause de crédits d'impôt recherche) pour les exercices 2012 à 2014, mais l'administration fiscale a prononcé un dégrèvement total en cours d'instance. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En revanche, les conclusions de la société tendant au remboursement des frais de justice (article L. 761-1 du même code) ont été rejetées.
N° TA93-2217727(TA93-2217727)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, par une ordonnance du 30 janvier 2025, a constaté le non-lieu à statuer sur la demande de la société Financière Mendel, qui sollicitait la décharge d’intérêts de retard d’un montant de 94 680 euros relatifs à des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les années 2012 à 2014. Le tribunal a relevé que l’administration fiscale avait prononcé le dégrèvement total des intérêts en litige le 23 juin 2023, rendant les conclusions de la requête sans objet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a donc constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. En revanche, les conclusions accessoires tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées, aucune circonstance particulière ne justifiant de mettre à la charge de l’État les frais exposés par la requérante.
N° TA93-2301497(TA93-2301497)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société Agrial Entreprise d'une requête en plein contentieux fiscal visant à obtenir une augmentation du déficit reportable et la restitution partielle de cotisations d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2019 et 2020. En cours d'instance, l'administration fiscale a partiellement fait droit à ses demandes par des dégrèvements. La société s'est ensuite désistée purement et simplement de l'ensemble de sa requête. Par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA93-2311753(TA93-2311753)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A, représentant légal de sa fille, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de l’OFII rejetant sa demande de rétablissement des conditions matérielles d’accueil. En cours d’instance, l’OFII a fait droit rétroactivement à la demande à compter de décembre 2023, et M. A s’est désisté de sa requête. Par ordonnance du 30 janvier 2025, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement pur et simple.
N° TA93-2412842(TA93-2412842)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par un fonds d'investissement demandant la restitution de retenues à la source de 4 779,58 euros prélevées sur des dividendes français perçus en 2021. En cours d'instance, l'administration fiscale a fait droit à cette demande en prononçant la restitution. Le tribunal, constatant que la requête était devenue sans objet, a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2412704(TA93-2412704)
Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement pur et simple de la société Universal Investment Gesellschaft GmbH, agissant pour le compte du fonds SST-Universal-Fonds, qui demandait la restitution de retenues à la source de 14 055 euros pour 2021 et 2022. Ce désistement fait suite au dégrèvement total prononcé par l’administration fiscale. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte du désistement sans qu’il soit besoin de statuer au fond.
N° TA93-2413278(TA93-2413278)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société Supernova Design GmbH d’une demande de remboursement d’un crédit de TVA de 24 518,32 euros pour la période du 1er janvier au 31 octobre 2023. En cours d’instance, l’administration fiscale a fait droit à cette demande en prononçant le remboursement. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA93-2410272(TA93-2410272)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... tendant à l'annulation d'un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français. Le requérant n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision attaquée, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, sans instruction contradictoire préalable.
N° TA93-2410270(TA93-2410270)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... dirigée contre un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant n'avait pas joint l'acte attaqué à sa requête, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, et n'a pas régularisé cette omission malgré une demande en ce sens. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le premier vice-président a prononcé le rejet par ordonnance, sans instruction ni audience.