Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2408738(TA93-2408738)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'une erreur de fait sur le fondement légal de la mesure, faute de preuve d'une entrée régulière avec visa. Il a également jugé que l'arrêté ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni n'était entaché d'erreur manifeste d'appréciation, en l'absence d'éléments suffisants sur la vie privée et familiale ou la situation professionnelle du requérant. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2408707(TA93-2408707)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant un arrêté préfectoral du 19 juin 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a admis provisoirement M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Après avoir examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, le tribunal a annulé l'arrêté. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA93-2418419(TA93-2418419)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a fait droit à la demande de la société Bouygues Travaux Publics sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative. La requérante sollicitait une expertise préventive avant le début de travaux de génie civil liés à l'aménagement de la ligne 15, afin de constater l'état actuel de plusieurs bâtis situés à Aubervilliers et Saint-Denis. Le juge a estimé cette mesure utile pour prévenir d'éventuels litiges et a désigné un expert avec pour mission de décrire contradictoirement l'état des lieux, notamment les éventuels désordres préexistants. L'expert devra déposer son rapport sous deux mois, les frais étant réservés à une liquidation ultérieure.
N° TA93-2402698(TA93-2402698)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de police du 27 octobre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé par une autorité bénéficiant d'une délégation et suffisamment motivé. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant n'établissant pas de liens personnels et familiaux intenses en France. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions relatives au délai de départ volontaire et aux frais de justice.
N° TA93-2403823(TA93-2403823)
Le Tribunal administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance de l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et une violation de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que l'administration avait correctement apprécié la situation de vulnérabilité de Mme A et de ses enfants. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme A.
N° TA93-2413873(TA93-2413873)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (4ème chambre) a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 31 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure (absence d'avocat et d'interprète), estimant que le requérant n'avait pas été privé de son droit d'être entendu. Il a également rejeté le moyen d'erreur de fait concernant l'usage de faux documents, en se fondant sur les pièces du dossier établissant la réalité des faits. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2309953(TA93-2309953)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par le préfet de la Seine-Saint-Denis d’un déféré tendant à l’annulation du refus implicite du maire de Stains de communiquer les éléments relatifs aux autorisations spéciales d’absence (ASA) des agents communaux, sur le fondement des articles L. 2131-6 et L. 2131-3 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par la commune, estimant que la délibération postérieure du conseil municipal n’avait pas fait perdre son objet au recours, celui-ci visant à contester la légalité du refus d’abroger les dispositions existantes. La solution retenue est que le préfet est fondé à demander la communication des actes nécessaires à l’exercice de son contrôle de légalité, en application des articles L. 2131-3 et L. 2121-40 du même code.
N° TA93-2417564(TA93-2417564)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a fait droit à la demande de la société Bouygues Travaux Publics sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative. La société, qui doit réaliser des travaux de génie civil dans le cadre de l'aménagement de la ligne 15, sollicitait une expertise préventive pour constater l'état actuel du canal, de l'écluse n°4 et des ouvrages avoisinants à Aubervilliers. Le juge a estimé cette demande utile et a désigné un expert avec pour mission de décrire précisément l'état des lieux avant travaux, en relevant les éventuels désordres préexistants. L'expertise se déroulera de manière contradictoire en présence de la société requérante, de la Société des Grands Projets et de la ville de Paris.
N° TA93-2314602(TA93-2314602)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en exécution d’un jugement du 8 novembre 2021, a examiné la demande de Mme A visant à contraindre l’établissement public territorial Paris Terre d’Envol à exécuter cette décision sous astreinte. Le jugement initial annulait le compte rendu d’évaluation professionnelle de l’agent pour 2018 et ordonnait une nouvelle évaluation conforme aux motifs retenus. Le tribunal a constaté que l’établissement avait procédé à une nouvelle évaluation le 15 mai 2023, corrigeant les inexactitudes matérielles et l’erreur manifeste d’appréciation, et a jugé que le jugement était ainsi entièrement exécuté. Les contestations de Mme A sur le nouveau compte rendu, notamment sur le défaut de documents et l’absence de justification des appréciations, ont été écartées comme relevant d’un litige distinct, non lié à l’exécution du jugement. La requête a donc été rejetée, sans qu’il soit nécessaire de prononcer une astreinte, sur le fondement des articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative.
N° TA93-2409907(TA93-2409907)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a fait droit à la demande de la société Bouygues Travaux Publics sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative. La société, qui doit entreprendre des travaux de génie civil pour l'aménagement de la ligne 15 du métro, souhaitait obtenir un constat contradictoire de l'état actuel d'immeubles voisins à Bobigny avant le début du chantier. Le juge a estimé cette demande utile et a désigné un expert pour décrire précisément l'état des lieux et tout désordre existant.
N° TA93-2409906(TA93-2409906)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a fait droit à la demande de la société Bouygues Travaux Publics fondée sur l'article R. 531-1 du code de justice administrative. La société sollicitait la désignation d'un expert pour constater l'état actuel de trois immeubles à Aubervilliers avant le début de travaux de génie civil liés à l'aménagement de la ligne 15, prévus en mars 2025, et susceptibles de causer des désordres. Le juge a estimé cette demande utile et a désigné un expert avec pour mission de décrire précisément l'état des immeubles, d'entendre les parties et de déposer son rapport sous deux mois.
N° TA93-2409904(TA93-2409904)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a fait droit à la demande de la société Bouygues Travaux Publics sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative. La société sollicitait une expertise avant des travaux de génie civil liés à l'aménagement de la ligne 15, prévus en février 2025, afin de constater l'état actuel de plusieurs immeubles et ouvrages à Aubervilliers. Le juge a estimé cette mesure utile et a désigné un expert pour décrire contradictoirement l'état des lieux avant le début des travaux.
N° TA93-2406924(TA93-2406924)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que l'illégalité des décisions subséquentes. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA93-2406870(TA93-2406870)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de vingt-quatre mois. La requête a été jugée irrecevable car introduite après l'expiration du délai de recours de quarante-huit heures suivant la notification de la décision, conformément aux articles L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 776-2 du code de justice administrative.
N° TA93-2410598(TA93-2410598)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 9 juillet 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant sénégalais, et l'obligeait à quitter le territoire. Le juge a retenu un vice de procédure, le préfet n'ayant pas saisi la commission du titre de séjour avant de statuer, en méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette obligation s'imposait car M. B justifiait résider habituellement en France depuis plus de dix ans, comme l'avait déjà constaté un précédent jugement du même tribunal.
N° TA93-2409909(TA93-2409909)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a fait droit à la demande de la société Bouygues Travaux Publics sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative. La société, qui doit entreprendre des travaux de génie civil pour l'aménagement de la ligne 15 du métro, souhaitait faire constater l'état actuel de la station "Fort d'Aubervilliers" et du centre aquatique voisin avant le début du chantier en janvier 2025. Le juge a estimé cette demande utile et a désigné un expert pour décrire contradictoirement l'état des lieux, notamment les éventuelles dégradations ou désordres existants. L'expert devra déposer son rapport sous deux mois, et les frais seront liquidés ultérieurement.
N° TA93-2411950(TA93-2411950)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de titre de séjour pour raison de santé, l’obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 11 janvier 2024. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’irrégularité de la procédure suivie devant l’Office français de l’immigration et de l’intégration et de la méconnaissance de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue confirme la légalité des décisions contestées, en application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme.
N° TA93-2407867(TA93-2407867)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le juge a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la violation du droit à être entendu prévu par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté, en application des articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et des dispositions relatives à la motivation et à la compétence.
N° TA93-2314393(TA93-2314393)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant sri-lankais, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 29 novembre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA93-2406863(TA93-2406863)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, contestant un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, le juge estimant que les moyens n'étaient pas fondés au regard des textes applicables.