Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

48 412 décisions disponibles — page 817/2421

DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2406008(TA93-2406008)

Le Tribunal Administratif de Montreuil (8ème chambre) a annulé l'arrêté du 29 mars 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait un titre de séjour à Mme B..., ressortissante marocaine, et l'obligeait à quitter le territoire. La solution retenue repose sur un vice de procédure : le préfet n'a pas saisi la commission du titre de séjour, alors que Mme B. justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, conformément à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA93-2405051(TA93-2405051)

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du 5 avril 2024 du maire de Stains, qui enjoignait à l'État de créer des postes d'enseignants et de mettre en œuvre un plan d'urgence pour l'éducation. La juridiction estime que le maire a méconnu l'étendue de ses pouvoirs de police municipale, car les difficultés de recrutement et le manque de moyens dans l'enseignement ne constituent pas un trouble à l'ordre public au sens des articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales. De plus, la création et la gestion des postes d'enseignants relèvent de la compétence exclusive de l'État en vertu des articles L. 211-1 et D. 211-9 du code de l'éducation. La solution retenue est donc l'annulation totale de l'arrêté municipal pour incompétence et erreur d'appréciation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2309484(TA93-2309484)

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 7 juin 2023 par laquelle la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis a rejeté le recours gracieux de M. B, qui contestait le refus de reconnaissance de son caractère prioritaire et urgent pour un logement. Le tribunal estime que M. B, hébergé chez un tiers avec sa fille dans un logement surpeuplé et contraint de quitter les lieux, justifie d’une situation inadaptée au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation. Il enjoint à la commission de médiation de le désigner comme prioritaire et devant être logé d’urgence sous trois mois.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2416375(TA93-2416375)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B épouse A, qui contestait la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 22 avril 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le préfet avait motivé ce classement par le défaut de production d’un justificatif de niveau B1 en français, en application de l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La requérante invoquait uniquement son impossibilité de passer le test avant la décision, ce qui constitue un moyen inopérant ne remettant pas en cause le motif légal du classement. Le tribunal a donc prononcé le rejet par ordonnance sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2416943(TA93-2416943)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le préfet avait motivé sa décision par le défaut de production d’un acte de naissance légalisé avec une traduction par un traducteur assermenté. Le tribunal a jugé que l’argument du requérant, fondé sur une erreur dans l’envoi des documents et une méconnaissance des règles de traduction, ne contestait pas utilement le motif de la décision, le rendant inopérant. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, en application de l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2309969(TA93-2309969)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La commission avait motivé son refus par le fait que, malgré un délai d’attente anormalement long, Mme A ne justifiait pas du caractère inadapté de son logement actuel. Le tribunal a jugé que les motifs invoqués par la requérante, à savoir l’éloignement des soins médicaux et de sa mère malade, ne suffisaient pas à établir que son logement était inadapté à ses besoins. La décision s’appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2310052(TA93-2310052)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A, qui contestait le refus de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. M. A invoquait la suroccupation de son logement de 25 m², qu'il occupait avec quatre enfants, et son caractère indécent. Le tribunal a appliqué les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, qui fixent les critères de suroccupation et d'urgence. Il a constaté que la surface du logement était inférieure aux seuils réglementaires pour un ménage avec quatre enfants. Par conséquent, le tribunal a annulé la décision de la commission de médiation et lui a enjoint de reconnaître M. A comme prioritaire et devant être logé en urgence.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2310189(TA93-2310189)

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 12 juillet 2023 par laquelle la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis a refusé de reconnaître Mme B comme prioritaire et devant être logée en urgence. La requérante, hébergée depuis plus de six mois dans une résidence hôtelière à vocation sociale, remplissait les conditions prévues par les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal estime que la commission de médiation ne pouvait se borner à un simple conseil d’accompagnement social pour rejeter la demande. En conséquence, il enjoint à la commission de médiation de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement de Mme B.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2407470(TA93-2407470)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de son certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, notamment au regard des stipulations de l'accord franco-algérien et des éléments de la situation personnelle du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2309581(TA93-2309581)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre les décisions de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis ayant rejeté sa demande de logement prioritaire et urgent. Le requérant invoquait l’inadaptation de son logement à sa composition familiale, la présence de punaises de lit et le besoin d’une chambre individuelle pour son fils handicapé. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les éléments fournis ne démontraient pas que le logement était impropre à l’habitation, insalubre, dangereux ou manifestement suroccupé au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue confirme le refus de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de la demande de logement.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2501835(TA93-2501835)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant capverdien, qui demandait la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, notamment en raison du délai de plus de quatre mois entre le dépôt de la demande et la saisine du tribunal, et de l'absence de circonstances particulières justifiant une intervention à très bref délai. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA93-2501372(TA93-2501372)

Le Tribunal administratif de Montreuil rejette la requête de M. A, qui demandait que le préfet lui attribue un logement en exécution d’une décision de la commission de médiation du droit au logement opposable de 2019. Le juge constate qu’une précédente ordonnance du 19 mai 2022, devenue définitive, avait déjà enjoint au préfet de loger M. A sous astreinte. Les nouvelles conclusions, tendant aux mêmes fins, sont donc sans objet et manifestement irrecevables en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2412601(TA93-2412601)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de son besoin d’hébergement. En cours d’instance, la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis a finalement reconnu, le 6 novembre 2024, le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Cette décision rendant la requête sans objet, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2412622(TA93-2412622)

Le Tribunal Administratif de Montreuil (8ème chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant chinois, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 19 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière, et a jugé la décision de refus de séjour suffisamment motivée en droit et en fait, sans défaut d'examen particulier de sa situation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sur la base des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2501428(TA93-2501428)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui demandait d'enjoindre à la société immobilière 3F de lui attribuer un logement. Le juge a rappelé que le recours pour excès de pouvoir ne peut être formé que contre une décision administrative, et qu'il n'appartient pas au juge administratif de connaître de conclusions dirigées contre une personne privée comme un bailleur social. La requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans instruction ni audience.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2309542(TA93-2309542)

Le Tribunal Administratif de Montreuil (3ème chambre) a rejeté la requête de Mme A épouse A, qui demandait l'annulation de la décision du 21 décembre 2022 par laquelle la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La requérante invoquait notamment l’insalubrité de son logement et le handicap de son mari. Le tribunal a écarté le moyen tiré d’une erreur de droit, estimant que la commission ne s’était pas fondée sur la qualité de locataire d’un logement social de l’intéressée. Il a également jugé que la commission n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en estimant que sa saisine ne pouvait se substituer aux obligations du propriétaire, et a donc confirmé la décision de rejet.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2309584(TA93-2309584)

Cette décision du Tribunal Administratif de Montreuil (3ème Chambre) concerne le recours de M. B A contre le rejet par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis de sa demande de logement prioritaire et urgent. Le requérant invoquait une durée anormalement longue d’attente, l’inadaptation de son logement à sa composition familiale et à son handicap. Le tribunal a rejeté sa demande d’annulation, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est le rejet de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2404430(TA93-2404430)

Le Tribunal Administratif de Montreuil (8ème chambre) a examiné la requête de Mme B..., ressortissante tunisienne, contestant un arrêté préfectoral du 25 janvier 2024 refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a relevé d'office que les décisions d'éloignement (obligation de quitter le territoire, refus de délai, fixation du pays et interdiction de retour) avaient été implicitement abrogées par la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour le 13 mars 2024, avant l'enregistrement de la requête. En conséquence, les conclusions dirigées contre ces décisions ont été jugées irrecevables pour défaut d'objet. Le tribunal a renvoyé à l'examen du surplus des conclusions, notamment sur le refus de titre de séjour, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-tunisien.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA93-2404469(TA93-2404469)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 25 janvier 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait de renouveler le titre de séjour de M. D..., ressortissant égyptien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a relevé que M. D... résidait en France depuis plus de dix ans, était marié à une ressortissante algérienne titulaire d'un titre de séjour de longue durée, et père de trois enfants françaises scolarisées, ainsi que beau-père de deux enfants français. Le tribunal a également estimé que les condamnations pénales pour conduite sans permis ne constituaient pas une menace suffisante pour l'ordre public justifiant le refus.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA93-2404817(TA93-2404817)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du maire de Montreuil du 2 avril 2024, qui enjoignait à l'État de créer des postes d'enseignants et de personnels éducatifs sous astreinte. La solution retenue est que le maire a excédé ses compétences de police municipale, car les difficultés de recrutement et de moyens dans l'éducation nationale ne constituent pas un trouble à l'ordre public au sens des articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales. De plus, l'affectation des personnels enseignants relève de la compétence exclusive de l'État en vertu des articles L. 211-1 et D. 211-9 du code de l'éducation. Par conséquent, le déféré du préfet de la Seine-Saint-Denis a été accueilli.

Résumé IA