Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2500828(TA93-2500828)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 15 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le juge a notamment écarté les moyens tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, en retenant que l'intéressé, sans famille en France et représentant une menace pour l'ordre public, ne justifiait pas d'une atteinte grave à sa situation personnelle. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2208611(TA93-2208611)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la Caisse régionale du Crédit agricole mutuel Provence Côte d'Azur, qui contestait un rappel de taxe sur les salaires de 88 489 euros pour 2017. Le litige portait sur l'inclusion de la rémunération de son directeur général dans l'assiette de cette taxe. Le tribunal a jugé que les caisses régionales de Crédit agricole mutuel sont assujetties à la taxe sur les salaires en vertu de l'article 53 bis de l'annexe III du code général des impôts. Il a également estimé que la rémunération du dirigeant devait être incluse dans l'assiette, conformément à l'article 231 du code général des impôts et à l'article L. 136-2 du code de la sécurité sociale, sans que les dispositions du code rural ou la doctrine administrative invoquée ne permettent d'y déroger.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2207703(TA93-2207703)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de la société civile des Mousquetaires, société mère d’un groupe fiscalement intégré, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et contributions additionnelles pour les exercices 2014 et 2015. Ces impositions faisaient suite à la remise en cause, par l’administration fiscale, de provisions pour pertes sur avances en compte courant accordées à ses filiales belge et portugaise, au motif que leur caractère probable n’était pas établi. Le tribunal a d’abord rejeté la fin de non-recevoir partielle soulevée par l’administration, jugeant que la société avait bien contesté l’intégralité des rehaussements dans sa réclamation préalable. Sur le fond, il a appliqué les dispositions de l’article 39 du code général des impôts pour apprécier la déductibilité des provisions, mais le texte ne précise pas la solution retenue sur ce point.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2314522(TA93-2314522)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de renouvellement de sa carte de séjour temporaire en tant que conjoint de Français et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que les pièces fournies ne démontraient pas la continuité de la communauté de vie avec son épouse française, condition requise par les articles L. 423-1 et L. 423-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés des articles 20 et 21 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ont été écartés comme inopérants, M. C n'étant pas citoyen de l'Union. Enfin, le moyen fondé sur l'article L. 435-1 a été jugé inopérant, faute de demande préalable sur ce fondement.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2204558(TA93-2204558)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la Caisse régionale du Crédit agricole mutuel d'Ille-et-Vilaine, qui sollicitait la restitution partielle de la taxe sur les salaires acquittée en 2014 pour la rémunération de son directeur général. Le tribunal a jugé que, bien que les caisses régionales soient assujetties à cette taxe en vertu de l'article 53 bis de l'annexe III du code général des impôts, la rémunération du directeur général entre dans l'assiette de la taxe. Cette solution est fondée sur l'article 231 du code général des impôts, renvoyant aux règles d'assiette de la contribution sociale généralisée prévues à l'article L. 136-2 du code de la sécurité sociale, et sur l'article L. 311-2 du même code, qui inclut les dirigeants dans le régime général des salariés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2400077(TA93-2400077)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la SCI Raphaël d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 20 décembre 2023 par laquelle le directeur général de l’établissement public foncier d’Île-de-France a exercé son droit de préemption urbain sur un bien situé au Raincy. La requérante soutenait que la décision émanait d’une autorité incompétente et que la réalité et l’actualité de l’opération projetée n’étaient pas établies, en méconnaissance des articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l’urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a mis à la charge de la SCI Raphaël une somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue s’appuie notamment sur les articles L. 213-3, L. 321-1 du code de l’urbanisme et L. 221-2 du code des relations entre le public et l’administration.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2203815(TA93-2203815)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SA Natixis, qui contestait la non-déductibilité de la taxe annuelle sur les bureaux (article 231 ter du CGI) de l'assiette de l'impôt sur les sociétés pour les exercices 2015 à 2018. La société invoquait une violation des stipulations combinées de l'article 14 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 1er du premier protocole additionnel. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable pour l'exercice 2015 et, sur le fond, a estimé que la différence de traitement entre les sociétés assujetties à cette taxe en Île-de-France et celles qui ne le sont pas était justifiée et proportionnée, ne constituant pas une discrimination prohibée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2203811(TA93-2203811)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SA Natixis, qui demandait la restitution partielle de l'impôt sur les sociétés et des contributions sociales acquittés suite à la réintégration de la taxe annuelle sur les bureaux (article 231 ter du CGI) dans son résultat imposable. La société invoquait une violation des articles 14 de la Convention européenne des droits de l'homme et 1er du premier protocole additionnel, estimant que la non-déductibilité de cette taxe créait une discrimination. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable pour l'exercice 2015 faute de réclamation préalable et, sur le fond, a considéré que la différence de traitement entre les sociétés assujetties ou non à cette taxe en Île-de-France était justifiée par un objectif d'intérêt général, sans méconnaître les stipulations conventionnelles invoquées.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2203808(TA93-2203808)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la SAS Lor Matignon, qui contestait la non-déductibilité de la taxe annuelle sur les bureaux (article 231 ter du CGI) de l'assiette de l'impôt sur les sociétés pour l'exercice 2017. La société invoquait une violation des articles 14 de la Convention européenne des droits de l'homme et 1er du premier protocole additionnel. Le tribunal a jugé que la différence de traitement entre les sociétés assujetties à cette taxe en Île-de-France et celles qui ne le sont pas est justifiée par un motif d'intérêt général, et que la non-déductibilité est proportionnée à l'objectif poursuivi. En conséquence, la requête a été rejetée, ainsi que les demandes d'intérêts moratoires et de frais de justice.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2201375(TA93-2201375)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la Caisse régionale du Crédit agricole mutuel Centre France, qui demandait la décharge d’un rappel de taxe sur les salaires de 89 343 euros pour 2017. La requérante contestait l’inclusion de la rémunération de son directeur général dans l’assiette de la taxe, invoquant notamment l’application du code rural et de la sécurité sociale. Le tribunal a jugé que les caisses régionales de Crédit agricole mutuel sont assujetties à la taxe sur les salaires en vertu de l’article 53 bis de l’annexe III du code général des impôts. Il a également considéré que la rémunération du directeur général entre dans l’assiette de la taxe conformément aux articles 231 du code général des impôts et L. 136-2 du code de la sécurité sociale, sans que les moyens tirés du code rural ou de la doctrine administrative soient fondés.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA93-2501789(TA93-2501789)

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de police du 28 janvier 2025 interdisant à M. A de retourner sur le territoire français pendant un an, se déclare incompétent territorialement. Il estime que, en application des articles R. 922-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 221-3 du code de justice administrative, la compétence revient au Tribunal administratif de Paris, siège de l’autorité ayant pris la décision. En conséquence, il transmet le dossier à cette juridiction par ordonnance.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2114058(TA93-2114058)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a statué sur la demande de la SA Axa concernant le crédit d'impôt recherche pour les exercices 2011 et 2013. Le tribunal a constaté qu'un dégrèvement partiel de 187 802 euros avait déjà été accordé par l'administration, rendant cette partie du litige sans objet. Sur le surplus, la société contestait le refus d'éligibilité de ses projets "Colibri", "Télématiques" et "Données internes/externes" au crédit d'impôt recherche prévu à l'article 244 quater B du code général des impôts. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les projets litigieux ne remplissaient pas les conditions pour bénéficier du crédit d'impôt et que le moyen tiré de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales était inopérant.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2309854(TA93-2309854)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi par M. A, ressortissant moldave, a rejeté sa requête en annulation de la décision du préfet de police du 29 juin 2023 de retenir sa carte d'identité. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente, dûment habilitée par délégation, et qu'elle était suffisamment motivée, notamment par l'existence d'une obligation de quitter le territoire français. Les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen et d'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 814-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2309838(TA93-2309838)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, Mme E, M. B et du syndicat de copropriétaires visant à annuler la décision implicite de non-opposition du maire de Neuilly-Plaisance à une déclaration préalable pour l'installation de six antennes relais. Les requérants contestaient notamment la complétude du dossier, la nécessité d'un permis de construire et la conformité au plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a jugé que le pétitionnaire, en fournissant l'attestation requise, est réputé avoir qualité pour déposer sa demande, sauf fraude avérée, et que les autres moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles R. 423-1 et R. 431-35 du code de l'urbanisme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2309705(TA93-2309705)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté les requêtes de M. D et de Mme C, épouse D, qui contestaient le refus de délivrance d’un certificat de résidence de dix ans en qualité d’ascendants à charge d’enfant français. La juridiction a jugé que le silence gardé par le préfet de la Seine-Saint-Denis sur leurs demandes, adressées par voie postale, n’avait pas fait naître une décision faisant grief, rendant les recours pour excès de pouvoir irrecevables. Les requérants n’ont pas apporté la preuve du caractère complet de leur dossier, condition nécessaire pour qu’un refus d’enregistrement soit contestable. Cette solution s’appuie sur les principes régissant l’enregistrement des demandes de titre de séjour et l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2411230(TA93-2411230)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 31 juillet 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis obligeait M. B, ressortissant sri-lankais, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et lui interdisait le retour pour vingt-quatre mois. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en ne tenant pas compte de l'insertion professionnelle stable et significative de M. B, résidant en France depuis douze ans et titulaire d'un CDI de cuisinier, ce qui méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'Homme. En conséquence, la décision d'éloignement a été annulée, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions relatives au pays de destination et à l'interdiction de retour.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2105841(TA93-2105841)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la SA L'Oréal, qui sollicitait la restitution de l'impôt sur les sociétés au titre des exercices 2014 et 2015. La société contestait la réintégration de la quote-part de frais et charges de 5% sur les dividendes perçus de ses filiales, invoquant une contrariété avec la directive 2011/96/UE, une atteinte au principe d'égalité et à la libre circulation des capitaux. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que le régime français de la quote-part de frais et charges n'est pas incompatible avec le droit de l'Union européenne et que la différence de traitement entre filiales françaises et étrangères est justifiée. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les articles 216 et 223 A du code général des impôts.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2308629(TA93-2308629)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, rejetant le moyen tiré d'un défaut de motivation. Sur le fond, il a jugé que M. A ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sa seule présence en France depuis huit ans étant insuffisante. En conséquence, la décision de refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement ont été validées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2308484(TA93-2308484)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme D, adjointe technique, contestant un titre de perception émis par la direction départementale des finances publiques du Val-de-Marne pour un indu de rémunération de 3 607,01 euros. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'ordonnatrice, un défaut de signature et de motivation du titre, ainsi que le bien-fondé de la créance. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, en se fondant sur les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article 55 de la loi de finances rectificative pour 2010, qui permettent une signature sur un état récapitulatif produit en cas de contestation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la validité du titre de perception et le bien-fondé de la créance de l'administration.

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DécisionAUTRE

TA93-2404353(TA93-2404353)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme D et M. C demandant l'annulation du permis de construire délivré par le maire de Rosny-sous-Bois à la SAS Eliasun pour un immeuble de 15 logements et un local commercial. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme, ainsi que des dispositions du plan local d'urbanisme (PLU) relatives aux risques de mouvement de terrain différentiel lié aux sols argileux. Le tribunal a estimé que le projet ne portait pas atteinte à la sécurité publique, le pétitionnaire ayant pris les dispositions techniques nécessaires pour garantir la stabilité des constructions, conformément au principe de prévention rappelé par le PLU. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes spécifiques sur le retrait-gonflement des argiles.

Résumé IA