Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2405090(TA93-2405090)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, de nationalité algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation personnelle de l'intéressé. Il a également estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour M. A de justifier d'attaches stables et effectives en France. Enfin, le tribunal a rejeté les moyens soulevés contre le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour, les considérant comme infondés.
N° TA93-2217336(TA93-2217336)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme B contestant plusieurs décisions de la CAF de la Seine-Saint-Denis, notamment un indu de 25 769,04 euros pour trop-perçu de prestations (prime d'activité, aide au logement, allocation de soutien familial) et un refus de remise de dette. Le tribunal a relevé d'office l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître des conclusions relatives à l'allocation de soutien familial, à la pénalité administrative pour manœuvres frauduleuses et à la demande de versement d'une pension alimentaire, ces litiges relevant du juge judiciaire en application des articles L. 142-8, L. 114-17 et L. 142-1 du code de la sécurité sociale. Sur le fond, la solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué en formation de juge unique sur le fondement de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
N° TA93-2217627(TA93-2217627)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. C, reconnu prioritaire pour un logement d'urgence le 17 juin 2020, qui n'avait reçu aucune proposition de relogement. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence subis, conformément aux articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est la condamnation de l'État à verser à M. C une somme de 5 000 euros en réparation de ses préjudices.
N° TA93-2217751(TA93-2217751)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation le 3 juin 2020, afin d'obtenir réparation des préjudices subis en raison de l'absence de relogement par l'État. Le tribunal rappelle que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence, en application des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Il précise que ces troubles s'apprécient en fonction des conditions de logement, de la durée de la carence et du nombre de personnes composant le foyer, la période de responsabilité débutant à l'expiration du délai de trois ou six mois suivant la décision de la commission. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le raisonnement juridique est posé pour évaluer la demande indemnitaire de 10 000 euros.
N° TA93-2402871(TA93-2402871)
Le Tribunal administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B, ressortissant bulgare, contestant un arrêté préfectoral du 21 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation d'un an. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen et une méconnaissance des articles L. 251-1 et L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a admis provisoirement M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle et a statué sur le fond. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie sur les dispositions du CESEDA relatives aux mesures d'éloignement des citoyens de l'Union européenne.
N° TA93-2300377(TA93-2300377)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de Pôle emploi de lui accorder l'aide à la mobilité pour sa formation d'auxiliaire ambulancière. La requérante soutenait que la distance aller-retour entre son domicile et le lieu de formation dépassait 60 kilomètres, condition requise par la délibération n° 2021-42 du 8 juin 2021. Le tribunal a retenu la substitution de base légale et de motif proposée par Pôle emploi, estimant que le trajet aller-retour le plus court était de 51,6 kilomètres, soit inférieur au seuil de 60 kilomètres. La décision a été fondée sur les articles L. 5312-1 et R. 5312-6 du code du travail, ainsi que sur la délibération précitée.
N° TA93-2401255(TA93-2401255)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a relevé qu'un précédent jugement du 24 septembre 2024, devenu définitif, avait déjà rejeté une requête identique de l'intéressé tendant à l'annulation du même arrêté. En raison de l'autorité de la chose jugée attachée à ce premier jugement, la nouvelle requête a été déclarée irrecevable. La décision s'appuie sur les principes généraux de l'autorité de la chose jugée en matière administrative.
N° TA93-2212543(TA93-2212543)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A d’un recours en plein contentieux contre le refus de la CAF de la Seine-Saint-Denis de lui rouvrir ses droits à l’aide personnalisée au logement (APL) pour la période de juillet 2018 à février 2020. En cours d’instance, la CAF a versé à la requérante la somme de 5 484,04 euros correspondant au rétablissement de ses droits pour la période litigieuse. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également condamné la CAF à verser 1 100 euros à Mme A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2406121(TA93-2406121)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de Mme A, éducatrice à la Protection Judiciaire de la Jeunesse, qui réclamait le versement de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) pour son poste à l'UEMO d'Aulnay-Sous-Bois. Le juge a estimé que l'obligation dont se prévalait la requérante était sérieusement contestable, car elle n'établissait pas que son unité était située dans un quartier prioritaire de la politique de la ville ou qu'elle intervenait dans le ressort territorial d'un contrat local de sécurité, conditions pourtant exigées par le décret du 14 novembre 2001. En conséquence, la demande de provision a été rejetée.
N° TA93-2406110(TA93-2406110)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant un arrêté préfectoral du 17 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a annulé l'obligation de quitter le territoire français au motif que la décision de la Cour nationale du droit d'asile n'avait pas été régulièrement notifiée à l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 542-1 et R. 532-54 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les décisions fixant le pays de renvoi et portant interdiction de retour ont également été annulées. Le préfet a été enjoint de réexaminer la situation de M. A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
N° TA93-2406096(TA93-2406096)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté signé par une autorité habilitée et suffisamment motivé. Il a également rejeté les griefs relatifs à l'obligation de quitter le territoire, estimant que M. C ne justifiait pas d'une résidence stable en France depuis dix ans et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Enfin, le tribunal a validé le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour, en application des articles L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2406071(TA93-2406071)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. F E, ressortissant sri-lankais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 26 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA93-2406060(TA93-2406060)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, contestant l'arrêté du préfet des Yvelines du 25 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était légale, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, incluant sa demande d'annulation et ses demandes accessoires.
N° TA93-2203287(TA93-2203287)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande indemnitaire de M. B, qui sollicitait 12 000 euros en réparation des préjudices moral et matériel subis en raison de l’illégalité de la décision du 19 février 2019 par laquelle la société Immobilière 3F avait refusé de soumettre sa candidature à une commission d’attribution de logement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que M. B n’avait pas démontré de lien de causalité direct entre l’illégalité de cette décision et les préjudices allégués, dès lors qu’il n’avait pas répondu à une proposition de logement antérieure et que son relogement avait finalement été assuré par un autre bailleur social. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation relatives à l’attribution des logements sociaux, ainsi que sur les principes de la responsabilité pour faute.
N° TA93-2406028(TA93-2406028)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, un ressortissant égyptien, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de quatre ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation de l'intéressé. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, rappelant que ce principe général du droit de l'Union européenne n'est pas invocable en l'espèce. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA93-2213066(TA93-2213066)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B d'une opposition à une contrainte émise par la CAF de la Seine-Saint-Denis pour recouvrer une dette de 5 881,96 euros, incluant des indus de prime d'activité et une pénalité. Le tribunal a jugé que le contentieux relatif à la pénalité administrative de 300 euros relevait de la compétence du juge judiciaire, en application des articles L. 114-17 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire, et a rejeté cette partie de la requête pour incompétence. Concernant les indus de prime d'activité, le tribunal a estimé que l'erreur matérielle sur le prénom du requérant dans la contrainte n'entachait pas sa validité, les autres mentions permettant de l'identifier. En conséquence, le tribunal a rejeté l'opposition à contrainte pour le recouvrement des indus.
N° TA93-2209552(TA93-2209552)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. C pour contester un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 994,67 euros, réclamé par la CAF de la Seine-Saint-Denis pour la période de juillet à août 2021. Le requérant soutenait qu'il n'était pas étudiant durant cette période et que sa situation financière ne lui permettait pas de rembourser. En défense, la CAF a indiqué avoir remboursé la somme litigieuse à M. C après l'introduction de la requête. Le tribunal a constaté que le litige était devenu sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application des dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de justice administrative.
N° TA93-2416947(TA93-2416947)
Cette décision du Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de M. B, ressortissant camerounais, visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour "salarié" et la délivrance d'un récépissé. Le juge des référés rappelle que la condition d'urgence est présumée remplie pour une demande de renouvellement de titre de séjour et que l'administration a l'obligation de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable lorsque le demandeur établit avoir rencontré des difficultés persistantes avec la plateforme de prise de rendez-vous en ligne. En l'espèce, M. B justifie de nombreuses tentatives infructueuses sur plusieurs mois pour obtenir un rendez-vous avant l'expiration de son titre. La solution retenue est donc que la mesure sollicitée est utile et urgente, et le juge applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour enjoindre au préfet de fixer un rendez-vous.
N° TA93-2404584(TA93-2404584)
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du 12 mars 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait obligé Mme B, ressortissante camerounaise, à quitter le territoire français. Le tribunal juge que la requérante bénéficiait encore du droit de se maintenir en France à la date de la décision, car le délai de recours contre le rejet de sa demande d'asile par l'OFPRA n'était pas expiré. Cette solution est fondée sur l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2418507(TA93-2418507)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 29 mai 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée dans le délai légal de six mois, le tribunal a enjoint au préfet de procéder au relogement. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 400 euros par mois de retard, à compter du 1er mai 2025, destinée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.