Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2405115(TA93-2405115)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte du désistement pur et simple de la société de droit espagnol Gestion de Prevision y Pensiones EGFP S.A., agissant pour le compte du fonds Repsol II Fondo de Pensiones, de sa requête en restitution de retenues à la source sur des dividendes de source française pour les années 2006 à 2008. La solution retenue est l’acceptation du désistement, mettant fin à l’instance, sans qu’il soit statué sur le fond du litige. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2500844(TA93-2500844)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention stationnement. Le juge a constaté que la requête était irrecevable car M. A n’avait pas justifié, malgré une demande de régularisation, avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête sans instruction contradictoire.
N° TA93-2405250(TA93-2405250)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par une société espagnole demandant la restitution de retenues à la source sur des dividendes français pour les années 2006 à 2008. En cours d'instance, l'administration fiscale a partiellement restitué la somme, et la société requérante s'est ensuite désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 12 février 2025, la présidente de la 10ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte fiscal n'a été appliqué au fond, la procédure s'étant conclue par un désistement.
N° TA93-2209596(TA93-2209596)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du 24 mars 2022 par laquelle la commission d'attribution des logements de l'office public de l'habitat de Drancy avait refusé d'attribuer un logement social à M. A. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, car elle se bornait à mentionner une "multi-proposition" sans exposer les considérations de fait précises requises par les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est l'annulation pour vice de forme, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant.
N° TA93-2502247(TA93-2502247)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montreuil concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal constate que le requérant résidait à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il se déclare incompétent territorialement et transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Melun, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA93-2411290(TA93-2411290)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, ressortissant somalien, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 2 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les autres moyens soulevés (violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, méconnaissance des articles L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, défaut d'examen et erreur manifeste d'appréciation) n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis.
N° TA93-2217766(TA93-2217766)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 3 300 euros à Mme A épouse B pour absence de relogement, après qu'elle a été reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 16 janvier 2019. La carence fautive de l'État à exécuter cette décision dans le délai imparti a engagé sa responsabilité, causant des troubles dans les conditions d'existence de la requérante. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que l'article R. 441-16-1 du même code. La solution retenue est une indemnisation partielle de 3 300 euros, inférieure aux 10 000 euros demandés, en fonction de la durée de la carence et des conditions de logement.
N° TA93-2217764(TA93-2217764)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par une décision de la commission de médiation du 20 décembre 2019, afin d’obtenir réparation des préjudices subis du fait de l’absence de relogement par l’État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État à exécuter cette décision engage sa responsabilité, et a condamné l’État à verser à Mme A la somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d’existence, en tenant compte de la durée de la carence et de la situation de suroccupation du logement. Cette solution s’appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’ordonnance du 25 mars 2020 relative à la prorogation des délais pendant la période d’urgence sanitaire.
N° TA93-2502029(TA93-2502029)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'attribution d'un logement suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable. Le juge a constaté qu'une précédente ordonnance du 27 septembre 2024, devenue définitive, avait déjà enjoint au préfet de loger M. B sous astreinte. Les nouvelles conclusions, tendant aux mêmes fins, étaient donc sans objet et manifestement irrecevables. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans instruction contradictoire.
N° TA93-2417898(TA93-2417898)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de Seine-Saint-Denis de lui accorder une remise de dette. La requérante n'avait pas fourni les pièces justificatives demandées pour étayer sa situation financière, malgré une invitation à régulariser en application de l'article R. 772-6 du code de justice administrative. Le juge a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas assortis des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé, justifiant un rejet sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA93-2501964(TA93-2501964)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la transmission de pièces effectuée par Mme B, faute pour celle-ci d’avoir présenté une requête formelle contenant l’exposé des faits, moyens et conclusions, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code, dispense d’instruction contradictoire et d’audience. La solution retenue est le rejet pur et simple de la procédure engagée.
N° TA93-2215043(TA93-2215043)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la contrainte du 9 septembre 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales de Paris réclamait à Mme A un indu d'allocation de logement sociale de 264 euros. Le tribunal a constaté que la dette avait déjà été soldée auprès de la caisse de la Seine-Saint-Denis en juin 2021, et que la contrainte reposait sur une erreur de fait. La demande de remboursement des frais d'impression et d'envoi a été rejetée. La décision se fonde sur le code de la sécurité sociale et le code de justice administrative.
N° TA93-2217580(TA93-2217580)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 4 500 euros à M. B pour les troubles dans ses conditions d'existence, faute de relogement après sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 31 juillet 2019. La carence fautive de l'État a été retenue à partir du 31 janvier 2020, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La période d'indemnisation court jusqu'au 3 février 2023, date de la dernière attestation de demande de logement social. La somme accordée tient compte de la composition du foyer de cinq personnes et de la persistance d'un logement inadapté.
N° TA93-2217589(TA93-2217589)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 29 octobre 2021, qui demandait réparation du préjudice moral subi en raison de l'absence de relogement par l'État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision engageait sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à verser 3 000 euros à M. A pour les troubles dans ses conditions d'existence subis du 29 avril 2022 au 27 août 2024, période durant laquelle il vivait avec sa famille dans un logement suroccupé et humide.
N° TA93-2217628(TA93-2217628)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 8 400 euros à M. A pour la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation du 20 juin 2018 le reconnaissant prioritaire pour un logement d'urgence. La responsabilité de l'État est engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence de proposition de logement dans le délai imparti. Le tribunal a évalué le préjudice subi par M. A, son épouse et leurs deux enfants, résidant dans un logement inadapté, à 8 400 euros pour la période allant du 20 décembre 2018 à la date du jugement.
N° TA93-2217661(TA93-2217661)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 12 600 euros à Mme A pour carence fautive dans son relogement, après qu'elle a été reconnue prioritaire par la commission de médiation le 29 novembre 2017. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence de proposition de logement dans le délai imparti. Le tribunal a évalué le préjudice subi entre le 29 mai 2018 et la date du jugement, tenant compte des troubles dans les conditions d'existence causés par un logement indécent et inadapté à la famille de six personnes.
N° TA93-2418594(TA93-2418594)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus implicite de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis de reconnaître le caractère prioritaire de sa demande de logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la pièce justifiant du dépôt de la demande auprès de l'administration, malgré une demande de régularisation restée sans suite. Le juge a appliqué les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative, ainsi que l'article R. 441-14 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA93-2405346(TA93-2405346)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société espagnole BBVA Pensiones S.A., agissant pour un fonds de pension, d’une demande en restitution de retenues à la source sur des dividendes français perçus en 2006, 2007 et 2008. En cours d’instance, l’administration a partiellement fait droit à la demande en restituant 7 508,34 euros, et la société requérante s’est ensuite désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 12 février 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2415638(TA93-2415638)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions tendant à enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. La requérante, ressortissante marocaine, invoquait l'urgence et l'utilité de la mesure en raison de l'expiration de son récépissé et de son impossibilité d'obtenir un rendez-vous. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2203287(TA93-2203287)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande indemnitaire de M. B, qui sollicitait 12 000 euros en réparation des préjudices moral et matériel subis en raison de l’illégalité de la décision du 19 février 2019 par laquelle la société Immobilière 3F avait refusé de soumettre sa candidature à une commission d’attribution de logement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que M. B n’avait pas démontré de lien de causalité direct entre l’illégalité de cette décision et les préjudices allégués, dès lors qu’il n’avait pas répondu à une proposition de logement antérieure et que son relogement avait finalement été assuré par un autre bailleur social. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation relatives à l’attribution des logements sociaux, ainsi que sur les principes de la responsabilité pour faute.