Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

48 412 décisions disponibles — page 806/2421

DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA93-2216852(TA93-2216852)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du 11 juin 2021 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Seine-Saint-Denis refusait l'octroi rétroactif du revenu de solidarité active (RSA) à M. et Mme G A pour la période de février 2018 à juin 2019. L'annulation est fondée sur l'incompétence de l'auteur de l'acte, le signataire ne disposant pas d'une délégation de signature régulière pour statuer sur le recours administratif préalable obligatoire. En revanche, les conclusions indemnitaires des requérants ont été jugées irrecevables, faute d'avoir été précédées d'une demande préalable d'indemnisation auprès de l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie notamment sur le code de l'action sociale et des familles et le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2500723(TA93-2500723)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 13 janvier 2025 du ministre de l'intérieur renouvelant une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance pour une durée de soixante-sept jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, tant en ce qui concerne la compétence de son auteur que le bien-fondé de la mesure, fondée sur les articles L. 228-1 et suivants du code de la sécurité intérieure. Il a estimé que les restrictions imposées n'étaient pas disproportionnées au regard de la menace grave pour la sécurité et l'ordre publics que représentait le comportement du requérant. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été accordée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2404780(TA93-2404780)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de provision de Mme B, qui sollicitait le versement de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à compter de septembre 2019. La requérante, responsable d’unité éducative, percevait déjà l’indemnité de fonctions et d’objectifs prévue par le décret n°2008-1309 du 11 décembre 2008. Or, ce texte dispose que cette indemnité est exclusive du bénéfice de la NBI, conformément au décret n°2001-1061 du 14 novembre 2001. L’obligation invoquée a donc été jugée sérieusement contestable, entraînant le rejet de la requête.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2214954(TA93-2214954)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. et Mme D, qui contestaient la décision du département de la Seine-Saint-Denis de mettre fin à la prise en charge de leurs frais d'hébergement. Le tribunal a jugé que la compétence en matière d'hébergement d'urgence relève de l'État et non du département, et que l'intervention supplétive de ce dernier ne l'oblige pas à assumer définitivement cette charge. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, estimant que la décision ne portait pas atteinte à l'intérêt supérieur des enfants. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2416951(TA93-2416951)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B, ressortissant algérien, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la demande était manifestement infondée, car l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit de manière complète le séjour des ressortissants algériens, excluant l'application de l'article L. 425-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile invoqué par le requérant. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur l'urgence ou l'utilité de la mesure.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA93-2214587(TA93-2214587)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté l’opposition formée par M. B contre une contrainte émise par la CAF de la Seine-Saint-Denis pour le recouvrement d’un indu d’aide personnalisée au logement (APL) de 3 463,88 euros. Le tribunal a jugé que la contrainte était suffisamment motivée, conformément à l’article L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale et à l’article 24 du décret du 7 novembre 2012. Il a également estimé que l’obligation de déclarer les changements de situation incombait à M. B, indépendamment des informations détenues par l’administration fiscale. La solution retenue est le rejet de la requête.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2502210(TA93-2502210)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'attribution d'un logement suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis du 12 juillet 2023. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 10 février 2025, était tardive car présentée après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, qui courait du 12 janvier au 13 mai 2024. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sans instruction contradictoire préalable.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2405090(TA93-2405090)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, de nationalité algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation personnelle de l'intéressé. Il a également estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour M. A de justifier d'attaches stables et effectives en France. Enfin, le tribunal a rejeté les moyens soulevés contre le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour, les considérant comme infondés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2402871(TA93-2402871)

Le Tribunal administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B, ressortissant bulgare, contestant un arrêté préfectoral du 21 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation d'un an. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen et une méconnaissance des articles L. 251-1 et L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a admis provisoirement M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle et a statué sur le fond. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie sur les dispositions du CESEDA relatives aux mesures d'éloignement des citoyens de l'Union européenne.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2406110(TA93-2406110)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant un arrêté préfectoral du 17 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a annulé l'obligation de quitter le territoire français au motif que la décision de la Cour nationale du droit d'asile n'avait pas été régulièrement notifiée à l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 542-1 et R. 532-54 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les décisions fixant le pays de renvoi et portant interdiction de retour ont également été annulées. Le préfet a été enjoint de réexaminer la situation de M. A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2213575(TA93-2213575)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A d’un recours en plein contentieux contre le refus de Pôle emploi (France Travail) de l’inscrire rétroactivement sur la liste des demandeurs d’emploi et de lui verser l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) à compter du 31 janvier 2019. La juridiction a déclaré les conclusions relatives au versement de l’ARE irrecevables, car relevant de la compétence exclusive du juge judiciaire en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. Sur le fond, la requérante n’a pas démontré de droit à une inscription rétroactive, et sa demande d’annulation du refus d’inscription a été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2406096(TA93-2406096)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté signé par une autorité habilitée et suffisamment motivé. Il a également rejeté les griefs relatifs à l'obligation de quitter le territoire, estimant que M. C ne justifiait pas d'une résidence stable en France depuis dix ans et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Enfin, le tribunal a validé le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour, en application des articles L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2406071(TA93-2406071)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. F E, ressortissant sri-lankais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 26 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA93-2418624(TA93-2418624)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis de lui attribuer une carte mobilité inclusion avec mention "stationnement". La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme A n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du département, malgré une demande de régularisation du tribunal. Cette irrecevabilité est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et les articles L. 241-3 et R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2406060(TA93-2406060)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, contestant l'arrêté du préfet des Yvelines du 25 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était légale, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, incluant sa demande d'annulation et ses demandes accessoires.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2213066(TA93-2213066)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B d'une opposition à une contrainte émise par la CAF de la Seine-Saint-Denis pour recouvrer une dette de 5 881,96 euros, incluant des indus de prime d'activité et une pénalité. Le tribunal a jugé que le contentieux relatif à la pénalité administrative de 300 euros relevait de la compétence du juge judiciaire, en application des articles L. 114-17 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire, et a rejeté cette partie de la requête pour incompétence. Concernant les indus de prime d'activité, le tribunal a estimé que l'erreur matérielle sur le prénom du requérant dans la contrainte n'entachait pas sa validité, les autres mentions permettant de l'identifier. En conséquence, le tribunal a rejeté l'opposition à contrainte pour le recouvrement des indus.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxANNULE

TA93-2212543(TA93-2212543)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A d’un recours en plein contentieux contre le refus de la CAF de la Seine-Saint-Denis de lui rouvrir ses droits à l’aide personnalisée au logement (APL) pour la période de juillet 2018 à février 2020. En cours d’instance, la CAF a versé à la requérante la somme de 5 484,04 euros correspondant au rétablissement de ses droits pour la période litigieuse. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également condamné la CAF à verser 1 100 euros à Mme A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2406028(TA93-2406028)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, un ressortissant égyptien, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de quatre ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation de l'intéressé. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, rappelant que ce principe général du droit de l'Union européenne n'est pas invocable en l'espèce. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA93-2211606(TA93-2211606)

Le Tribunal administratif de Montreuil était saisi par M. C d’un recours contre un indu d’allocation de logement sociale de 524 euros notifié par la CAF de la Seine-Saint-Denis. En cours d’instance, la CAF a régularisé la situation du requérant en lui versant la somme litigieuse. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales et subsidiaires de la requête. Les textes appliqués sont le code de la construction et de l’habitation et le code de la sécurité sociale.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA93-2413865(TA93-2413865)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de Mme A épouse B. Cette dernière, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation le 20 décembre 2023, n'avait reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai imparti. Le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mai 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA