Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2402344(TA93-2402344)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié" et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'intéressé, célibataire et sans charge de famille, ne justifiait pas de motifs exceptionnels pour une admission exceptionnelle au séjour, malgré une présence de quatre ans en France et une activité professionnelle. La décision s'appuie sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et écarte l'erreur d'appréciation invoquée.
N° TA93-2402388(TA93-2402388)
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 2 octobre 2023 refusant un titre de séjour à une ressortissante capverdienne, ainsi que les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour. La solution retenue se fonde sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la durée de présence en France (huit ans), des attaches familiales (enfants et frères de nationalité portugaise résidant régulièrement) et des efforts d'intégration professionnelle. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois et d'effacer le signalement dans le système d'information Schengen. Les textes appliqués sont l'article 8 de la CESDH et l'article L. 911-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2402462(TA93-2402462)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 19 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté. Il a également jugé que les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatives à l'admission exceptionnelle au séjour pour motif salarié, ne sont pas applicables aux ressortissants marocains, et a substitué à cette base légale les stipulations de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ainsi que le pouvoir discrétionnaire de régularisation du préfet.
N° TA93-2405440(TA93-2405440)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B, ressortissante camerounaise, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d’enfant français et l’obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conditions de délivrance du titre de séjour n’étaient pas remplies et que la décision n’était pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation.
N° TA93-2409897(TA93-2409897)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, ressortissant égyptien, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris du 6 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant ne justifiait pas d'un état de santé nécessitant une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité, en application de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais d'instance, seule l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle étant accordée.
N° TA93-2407559(TA93-2407559)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de M. B. Ce dernier, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation en novembre 2023, n'avait reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai légal de six mois. Le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA93-2407532(TA93-2407532)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée dans le délai légal de six mois, le juge a assorti cette injonction d'une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La demande de frais de justice a été rejetée.
N° TA93-2413630(TA93-2413630)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. A, ressortissant sénégalais, à un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour "salarié". Le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, l'intéressé ayant démontré l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne malgré de multiples tentatives sur plusieurs semaines, en raison de dysfonctionnements de la plateforme préfectorale. La solution retenue s'appuie sur le principe selon lequel l'autorité administrative doit recevoir l'étranger dans un délai raisonnable pour enregistrer sa demande, et sur la présomption d'urgence en cas de renouvellement de titre. Aucune astreinte n'a été prononcée.
N° TA93-2413634(TA93-2413634)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a fait droit à sa demande, ce qui a conduit M. A à se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 4 décembre 2024, le juge des référés a donné acte de ce désistement.
N° TA93-2415917(TA93-2415917)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, qui demandait à être convoquée pour déposer une demande de titre de séjour ou à se voir délivrer une autorisation provisoire de séjour. Aucune défense n'ayant été produite par le préfet de la Seine-Saint-Denis, le juge a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement. Par ordonnance du 4 décembre 2024, il a donné acte du désistement et clos l'instance sans astreinte ni injonction.
N° TA93-2217306(TA93-2217306)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SARL Boucherie des 4 frères, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 22 novembre 2022 prononçant la fermeture de son établissement pour quarante jours. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les conditions de l'article L. 8272-2 du code du travail étaient remplies, compte tenu de la proportion de salariés en situation irrégulière et de la gravité des faits constatés lors du contrôle du 10 juin 2021. Il a également estimé que la sanction n'était pas disproportionnée au regard de la situation financière de la société.
N° TA93-2217447(TA93-2217447)
Le Tribunal administratif de Montreuil annule le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer une autorisation de travail à un ressortissant marocain, titulaire d’une carte de séjour « travailleur saisonnier », qui souhaitait changer de statut pour devenir salarié. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en opposant un motif d’interdiction de changement de statut qui ne découle d’aucune stipulation de l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ni d’aucune disposition légale ou réglementaire. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois et condamne l’État à verser 1 100 euros au requérant au titre des frais d’instance.
N° TA93-2416842(TA93-2416842)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté du 7 novembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant algérien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge estime que les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français sont irrecevables, et qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'erreur de droit ou la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité du refus de titre de séjour. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans examen de la condition d'urgence, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA93-2416146(TA93-2416146)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B... contestant le classement sans suite de sa demande d’acquisition de la nationalité française par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la décision de classement, fondée sur l’absence de production d’un acte de naissance légalisé, ne constitue pas un acte faisant grief. Mme B... n’a pas justifié de circonstances imprévisibles et indépendantes de sa volonté empêchant la production des pièces, comme l’exige l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. En application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, le recours a été rejeté sans instruction contradictoire.
N° TA93-2415092(TA93-2415092)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme B sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation, n'avait pas reçu d'offre de logement adaptée dans le délai légal. Le tribunal a constaté que l'administration n'avait pas exécuté son obligation et a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger Mme B. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 750 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA93-2415091(TA93-2415091)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme A B sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. La requérante, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis, n'avait reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai légal de six mois. Constatant l'absence d'offre et l'absence d'évolution de la situation de l'intéressée, le tribunal a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer son logement. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 550 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA93-2411959(TA93-2411959)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme D épouse C, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 12 juillet 2024. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées en droit et en fait, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2409047(TA93-2409047)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, ressortissant malien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a jugé que M. B ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, rendant inutile la saisine de la commission du titre de séjour. Il a également rappelé que l'avis de la DRIEETS n'était pas requis pour une admission exceptionnelle au séjour. La décision s'appuie sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA93-2411976(TA93-2411976)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, contestant les décisions du 20 août 2024 par lesquelles la préfète du Val-de-Marne l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de la signataire, l’insuffisance de motivation, la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, et le défaut d’examen. La solution retenue confirme la légalité des décisions fondées sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA93-2412005(TA93-2412005)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant bangladais, contestant les décisions du préfet de la Seine-Saint-Denis du 20 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'absence de saisine de la commission du titre de séjour (inopérante car ne répondant pas à une demande sur ce fondement), et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales.