Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA93-2414291(TA93-2414291)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger M. A, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée n’avait été faite dans le délai légal de six mois, le juge a ordonné le logement de l’intéressé sur le fondement du I de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2301316(TA93-2301316)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté les requêtes de la SELARL Réseau Imagerie Paris Nord (RIPN) contestant une amende administrative de 197 200 euros prononcée par le DRIEETS d’Île-de-France pour manquements aux durées maximales de travail et au repos hebdomadaire. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les difficultés de recrutement ou la pandémie de Covid-19 ne justifiaient pas les infractions constatées. Il a estimé que le montant de l’amende, fixé en application des articles L. 3121-18 et suivants du code du travail, n’était pas disproportionné. En conséquence, l’annulation du titre de perception émis pour son recouvrement a également été refusée.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA93-2215892(TA93-2215892)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SAS Wersus contestant la décision de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) du 15 juin 2022 prononçant une suspension de neuf mois de son référencement sur le service dématérialisé « Mon compte formation ». Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du contradictoire et de l'erreur de droit. Il a jugé que la sanction, fondée sur les articles L. 6323-9 et R. 6333-6 du code du travail, n'était pas disproportionnée au regard des manquements constatés dans l'offre de formations ACRE. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et indemnitaires ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2315193(TA93-2315193)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, que la procédure de convocation devant la commission du titre de séjour avait été régulière, et que la décision était suffisamment motivée. Il a jugé que M. A ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans ni d'une insertion sociale et professionnelle suffisante pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2217447(TA93-2217447)

Le Tribunal administratif de Montreuil annule le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer une autorisation de travail à un ressortissant marocain, titulaire d’une carte de séjour « travailleur saisonnier », qui souhaitait changer de statut pour devenir salarié. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en opposant un motif d’interdiction de changement de statut qui ne découle d’aucune stipulation de l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ni d’aucune disposition légale ou réglementaire. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois et condamne l’État à verser 1 100 euros au requérant au titre des frais d’instance.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2300578(TA93-2300578)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de la SAS Valljet contestant une amende de 30 600 euros infligée par le DRIEETS d'Île-de-France pour défaut de tenue des documents de décompte de la durée du travail de dix-sept salariés. Le tribunal a partiellement fait droit à la demande en jugeant que le manquement ne pouvait être retenu pour neuf salariés soumis à un horaire collectif, comme l'a admis l'administration en défense. Pour le surplus, la solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la base des articles L. 3171-2, D. 3171-8 et L. 8115-1 du code du travail.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2306112(TA93-2306112)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait l'arrêté du 10 mai 2023 du préfet de la Seine-Saint-Denis ordonnant la fermeture administrative de son restaurant "Nadoo Delice" pour 85 jours. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a estimé que la sanction, fondée sur l'article L. 8272-2 du code du travail, était justifiée par la constatation de travail dissimulé et d'emploi d'étrangers sans titre, et que la durée de fermeture n'était pas disproportionnée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2300182(TA93-2300182)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société Monceau Générale Assurances (MGA), subrogée dans les droits de ses assurés, afin d’obtenir la condamnation du département de la Seine-Saint-Denis à l’indemniser des dommages causés par un incendie déclenché le 3 mars 2010 par un mineur confié à l’aide sociale à l’enfance. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour la société requérante de justifier de sa qualité et de son intérêt à agir, les éléments produits ne permettant pas d’établir que la somme réclamée avait été effectivement versée à ses assurés au titre du sinistre. Par ailleurs, la demande a également été jugée prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale des créances sur l’État, les départements et les communes.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2211454(TA93-2211454)

Le Tribunal administratif de Montreuil (5ème chambre) a rejeté la requête de M. B A, salarié protégé, qui demandait l'annulation de la décision du 20 mai 2022 par laquelle l'inspecteur du travail a autorisé son licenciement pour motif économique. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée, le salarié ayant été convoqué à un entretien individuel, et que l'inspecteur du travail était compétent pour retirer la décision implicite de rejet initiale. Sur le fond, il a estimé que la réalité des difficultés économiques de la société Smartwings était établie et que la suppression du poste était effective, sans que l'administration ait à se prononcer sur l'opportunité des réductions d'effectifs. La demande de M. A a été rejetée, ainsi que ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2413630(TA93-2413630)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. A, ressortissant sénégalais, à un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour "salarié". Le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, l'intéressé ayant démontré l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne malgré de multiples tentatives sur plusieurs semaines, en raison de dysfonctionnements de la plateforme préfectorale. La solution retenue s'appuie sur le principe selon lequel l'autorité administrative doit recevoir l'étranger dans un délai raisonnable pour enregistrer sa demande, et sur la présomption d'urgence en cas de renouvellement de titre. Aucune astreinte n'a été prononcée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2315164(TA93-2315164)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B A, ressortissant mauricien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 1er mars 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA93-2412761(TA93-2412761)

Le Tribunal administratif de Montreuil, par une ordonnance du 4 décembre 2024, a donné acte du désistement de M. B... qui contestait un arrêté préfectoral du 7 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant une demande fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il a été réputé s'être désisté. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA93-2414876(TA93-2414876)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement du I de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de Mme A. La requérante, reconnue prioritaire et devant être logée d’urgence par la commission de médiation en raison de l’insalubrité de son logement, n’avait reçu aucune offre adaptée dans le délai imparti. Le tribunal a assorti cette injonction d’une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA93-2414875(TA93-2414875)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement du I de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de Mme B, reconnue prioritaire et devant être logée d’urgence par la commission de médiation. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée à ses besoins et capacités ne lui avait été faite dans le délai de six mois, le tribunal a ordonné son logement sous astreinte de 550 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, au profit du fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA93-2414871(TA93-2414871)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement du I de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger Mme B A. Cette dernière, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation, n'avait reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai légal de six mois. Le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 400 euros par mois de retard, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, à compter du 1er mars 2025.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA93-2414637(TA93-2414637)

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation en raison d'un logement inadapté au handicap. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée dans le délai légal de six mois, le tribunal a ordonné le logement sous astreinte de 750 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, au profit du fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA93-2414635(TA93-2414635)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée dans le délai légal de six mois, le tribunal a fait droit à la requête sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2415609(TA93-2415609)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la réouverture de son dossier de naturalisation classé sans suite par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions tendant à l'annulation d'une décision administrative, comme l'exige l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rappelé qu'il ne peut se substituer à l'administration et que le classement sans suite était fondé sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. En conséquence, l'ordonnance a rejeté la requête sans examiner le fond.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA93-2414408(TA93-2414408)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance sur le fondement du I de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de Mme A, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée à ses besoins et capacités ne lui avait été faite dans le délai imparti, le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2416702(TA93-2416702)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 28 octobre 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a classé sans suite la demande de titre de séjour de Mme A C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante, qui avait déjà obtenu des récépissés pour une demande de titre "recherche d'emploi", ne justifiait pas d'une atteinte grave et immédiate à sa situation, sa nouvelle demande de changement de statut ne pouvant être assimilée à un refus de renouvellement. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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