Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2415599(TA93-2415599)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier, titulaire d'une carte de séjour "salarié" expirée, demandait une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer sa demande de renouvellement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie, car les captures d'écran fournies par le requérant ne démontraient pas une impossibilité avérée d'obtenir un rendez-vous en ligne, la plupart des tentatives étant postérieures à l'expiration de son titre. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2405544(TA93-2405544)

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du ministre de l’intérieur constatant l’invalidité de son permis de conduire et les retraits de points consécutifs à trois infractions. En cours d’instance, le ministre a fait valoir que le permis de conduire du requérant avait été rétabli avec le nombre maximal de points, en application de l’article L. 223-6 du code de la route. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA93-2412360(TA93-2412360)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait des retraits de points consécutifs à plusieurs infractions routières. Le requérant avait demandé l’annulation de ces décisions et la restitution des points, ainsi que des frais de justice. La magistrate désignée a constaté qu’aucun obstacle ne s’opposait à ce désistement, en application des articles R. 222-1 et R. 222-16 du code de justice administrative. L’ordonnance donne acte du désistement et met fin à l’instance.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2410933(TA93-2410933)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui demandait à être convoqué par le préfet de la Seine-Saint-Denis pour l'examen de sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant réfugié. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution des décisions administratives de clôture de ses précédentes demandes, déjà opposées par l'administration via le téléservice ANEF. Par conséquent, la condition de l'article L. 521-3 n'étant pas remplie, l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2416181(TA93-2416181)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête en référé de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'utilité de la mesure, prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas remplie, faute pour le requérant d'avoir suffisamment démontré ses tentatives infructueuses d'obtenir un rendez-vous en ligne. La décision rappelle que l'administration doit fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, mais que la preuve de l'impossibilité d'accéder au service en ligne incombe au demandeur. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2305816(TA93-2305816)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, qui contestait les retraits de points de son permis de conduire consécutifs à des infractions des 29 octobre 2016 et 14 février 2022. Le juge a estimé que le moyen tiré du défaut d’information préalable, prévu aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, n’était pas fondé. En effet, le paiement de l’amende forfaitaire majorée par le requérant établit qu’il a reçu un avis d’amende comportant les mentions obligatoires, sans qu’il démontre avoir été destinataire d’un document inexact ou incomplet. La solution retenue confirme la légalité des retraits de points, en application du code de la route et du code de procédure pénale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2301316(TA93-2301316)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté les requêtes de la SELARL Réseau Imagerie Paris Nord (RIPN) contestant une amende administrative de 197 200 euros prononcée par le DRIEETS d’Île-de-France pour manquements aux durées maximales de travail et au repos hebdomadaire. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les difficultés de recrutement ou la pandémie de Covid-19 ne justifiaient pas les infractions constatées. Il a estimé que le montant de l’amende, fixé en application des articles L. 3121-18 et suivants du code du travail, n’était pas disproportionné. En conséquence, l’annulation du titre de perception émis pour son recouvrement a également été refusée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2315193(TA93-2315193)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, que la procédure de convocation devant la commission du titre de séjour avait été régulière, et que la décision était suffisamment motivée. Il a jugé que M. A ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans ni d'une insertion sociale et professionnelle suffisante pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2300578(TA93-2300578)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de la SAS Valljet contestant une amende de 30 600 euros infligée par le DRIEETS d'Île-de-France pour défaut de tenue des documents de décompte de la durée du travail de dix-sept salariés. Le tribunal a partiellement fait droit à la demande en jugeant que le manquement ne pouvait être retenu pour neuf salariés soumis à un horaire collectif, comme l'a admis l'administration en défense. Pour le surplus, la solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la base des articles L. 3171-2, D. 3171-8 et L. 8115-1 du code du travail.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2315187(TA93-2315187)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans. Le requérant invoquait l'incompétence du signataire et un défaut de motivation de l'arrêté. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que le signataire disposait d'une délégation de signature régulière et que l'arrêté était suffisamment motivé, l'erreur alléguée sur un relevé de notes étant sans incidence sur sa forme. En l'absence de preuve démontrant l'inscription de M. B dans un établissement d'enseignement, la décision préfectorale a été confirmée sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2315164(TA93-2315164)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B A, ressortissant mauricien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 1er mars 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA93-2407559(TA93-2407559)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de M. B. Ce dernier, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation en novembre 2023, n'avait reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai légal de six mois. Le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA93-2407532(TA93-2407532)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée dans le délai légal de six mois, le juge a assorti cette injonction d'une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La demande de frais de justice a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA93-2413634(TA93-2413634)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a fait droit à sa demande, ce qui a conduit M. A à se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 4 décembre 2024, le juge des référés a donné acte de ce désistement.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2211454(TA93-2211454)

Le Tribunal administratif de Montreuil (5ème chambre) a rejeté la requête de M. B A, salarié protégé, qui demandait l'annulation de la décision du 20 mai 2022 par laquelle l'inspecteur du travail a autorisé son licenciement pour motif économique. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée, le salarié ayant été convoqué à un entretien individuel, et que l'inspecteur du travail était compétent pour retirer la décision implicite de rejet initiale. Sur le fond, il a estimé que la réalité des difficultés économiques de la société Smartwings était établie et que la suppression du poste était effective, sans que l'administration ait à se prononcer sur l'opportunité des réductions d'effectifs. La demande de M. A a été rejetée, ainsi que ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA93-2214802(TA93-2214802)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de remise de sa dette de prime d'activité (1 871,37 euros) opposé par la caisse d'allocations familiales de Seine-Saint-Denis. La requérante n'a pas fourni d'argumentation ou de pièces suffisantes pour établir sa bonne foi ou sa précarité, conditions prévues à l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale pour obtenir une remise de dette. Malgré une demande de régularisation adressée par le tribunal, elle n'a pas complété son dossier dans le délai imparti. En conséquence, l'ordonnance, fondée sur les articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, a jugé que les moyens soulevés étaient manifestement insusceptibles de venir au soutien de sa demande.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2310628(TA93-2310628)

Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal estime que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de sa situation, notamment de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour en tant que salariée. Il rappelle que l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit exclusivement la situation des ressortissants algériens, rendant inapplicables les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal juge que la décision ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de séjour et de l'insertion professionnelle insuffisamment établies.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA93-2414983(TA93-2414983)

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A, inspecteur des finances publiques, conteste le refus de reconnaître l’imputabilité au service de son accident du 28 avril 2022. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal constate que M. A est affecté à Angers (Maine-et-Loire), ce qui relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Nantes. Par conséquent, l’ordonnance transmet le dossier à cette juridiction, sans se prononcer sur le fond du litige.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2416345(TA93-2416345)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., qui demandait l'attribution d'un logement suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable de Paris du 11 janvier 2024. La requête a été jugée tardive, car déposée le 14 novembre 2024, soit après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, qui courait du 11 juillet au 12 novembre 2024. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, sans instruction contradictoire préalable.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA93-2407488(TA93-2407488)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance en urgence, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation. La requérante, logée dans un logement insalubre, n’avait reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai légal de six mois. La solution retenue se fonde sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, qui impose au juge d’ordonner le logement dès lors que les conditions de priorité et d’urgence sont réunies. L’injonction est assortie d’une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA