Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

48 412 décisions disponibles — page 927/2421

DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2409989(TA93-2409989)

Le Tribunal Administratif de Montreuil (9ème chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 6 juin 2024 lui refusant un certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a notamment considéré que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien n'était pas fondé, en se basant sur l'article R. 5221-20 du code du travail pour relever que la rémunération perçue par le requérant était inférieure au salaire minimum de croissance. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, y compris ses demandes d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2300386(TA93-2300386)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A, qui contestait le refus implicite de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée par le CNAPS. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le CNAPS, estimant que la délivrance ultérieure d'une autorisation de formation ne rendait pas le litige sans objet. Il a également écarté la fin de non-recevoir tirée de l'absence de recours administratif préalable obligatoire, en application des articles L. 633-3 et R. 633-7 du code de la sécurité intérieure. La solution retenue est que la demande initiale de M. A devait bien être qualifiée de demande de renouvellement de carte professionnelle, et non de simple autorisation de formation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2306139(TA93-2306139)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris du 29 mars 2023 abrogeant son habilitation d'accès aux zones de sûreté aéroportuaires. Le tribunal a jugé que la légalité de cette décision n'était pas subordonnée à l'existence d'une condamnation pénale inscrite au casier judiciaire. Il a estimé que les faits d'escroquerie commis par l'intéressé, en tant que secrétaire du comité social et économique de son entreprise employée dans l'enceinte aéroportuaire, étaient suffisamment graves et récents pour justifier l'abrogation, sans erreur d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 6342-3 du code des transports et R. 213-3-1 du code de l'aviation civile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2409992(TA93-2409992)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que M. B ne pouvait pas invoquer l'article L. 435-1 du CESEDA pour obtenir un titre de séjour en tant que salarié, car l'accord franco-tunisien régit déjà cette situation. Toutefois, le préfet dispose d'un pouvoir discrétionnaire pour régulariser un étranger, mais en l'espèce, M. B n'a pas démontré de motifs exceptionnels ou humanitaires justifiant une admission au séjour. La décision a été rendue sur la base de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2305554(TA93-2305554)

Le Tribunal Administratif de Montreuil (9ème chambre) a rejeté la requête de M. E, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris abrogeant son habilitation d'accès aux zones de sûreté des aérodromes. Le tribunal a jugé que l'arrêté n'était pas entaché d'incompétence et que les faits de vol commis par le requérant, établis par une procédure de rappel à la loi, étaient matériellement exacts. Il a estimé que ces faits, réalisés sur son lieu de travail, démontraient un comportement incompatible avec les garanties requises pour la sécurité publique, justifiant ainsi l'abrogation de l'habilitation sur le fondement des articles L. 6342-3 du code des transports et R. 213-3-1 du code de l'aviation civile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2415053(TA93-2415053)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., ressortissant bangladais, contestant l’arrêté du préfet d’Ille-et-Vilaine l’obligeant à quitter le territoire français. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative, car elle ne contenait que des moyens de légalité externe manifestement infondés (incompétence du signataire et défaut de motivation) et un moyen de fond (risques en cas de retour) non assorti de précisions suffisantes. Le tribunal a notamment relevé que la signataire disposait d’une délégation régulière et que l’arrêté était suffisamment motivé.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA93-2416597(TA93-2416597)

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours en plein contentieux par M. B A contestant un titre de perception de 286 726,11 euros émis à son encontre, se déclare incompétent territorialement. Il constate que l’intéressé, ancien agent de l’État, était affecté à l’hôpital d’instruction des armées Percy dans les Hauts-de-Seine. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, seul compétent pour en connaître.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2414735(TA93-2414735)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B contestant le refus du président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis de lui attribuer une carte mobilité inclusion (CMI) mention "stationnement". Le juge a constaté que le requérant n'avait pas justifié avoir formé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, malgré une demande de régularisation restée sans suite. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2414705(TA93-2414705)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui demandait l’annulation du refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis d’abroger un arrêté d’interdiction de retour sur le territoire français. Le juge a estimé que la requête était tardive, car M. B avait eu connaissance de la décision implicite de rejet au plus tard le 20 juillet 2023, mais n’a saisi le tribunal que le 14 octobre 2024, soit au-delà du délai raisonnable d’un an. Cette solution est fondée sur les articles R. 421-1 et suivants du code de justice administrative, ainsi que sur le principe de sécurité juridique.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2304842(TA93-2304842)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris du 27 mars 2023 lui refusant l'habilitation à accéder aux zones de sûreté à accès réglementé des aérodromes. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait commis ni erreur de fait ni erreur d'appréciation, en se fondant sur les signalements répétés de l'intéressé pour usage illicite de stupéfiants (2017, 2018, 2021, 2022) et des faits de violence (2018), qui ne sont pas sérieusement contestés. La décision s'appuie sur les articles L. 6342-3 du code des transports et R. 213-3-1 du code de l'aviation civile, relatifs aux conditions de moralité et de comportement exigées pour la sûreté.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2401278(TA93-2401278)

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du 28 décembre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé un titre de séjour à Mme A B, ressortissante camerounaise, et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en refusant la régularisation d'une étrangère résidant en France depuis 2014 et travaillant comme aide à domicile sans discontinuité depuis 2017. L'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination sont annulées par voie de conséquence.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2401345(TA93-2401345)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 5 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée irrecevable car tardive, l'arrêté ayant été régulièrement notifié le 6 octobre 2023, et la requête enregistrée le 29 janvier 2024 dépassait le délai de recours de trente jours prévu par l'article R. 776-2 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal n'a pas examiné les moyens de fond soulevés par le requérant, fondés notamment sur l'accord franco-algérien et la convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA93-2200260(TA93-2200260)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi par l'association AV5FU d'un recours pour excès de pouvoir, a examiné le refus implicite de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) de communiquer un courrier adressé au ministère de la santé concernant les traitements au 5-FU. Le juge a rappelé que le droit à la communication des documents administratifs est garanti par les articles L. 300-1 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration. Constatant que le motif initial du refus (compte-rendu en cours de validation) était devenu caduc, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet et enjoint à l'ANSM de communiquer le document demandé.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2210541(TA93-2210541)

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme C d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui communiquer son dossier administratif. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l’article L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal a jugé que, pour apprécier la légalité d’un tel refus, il doit se placer à la date à laquelle il statue. En l’espèce, il a constaté que l’administration n’avait répondu à aucune des demandes de communication, y compris après l’avis favorable de la CADA, et a ainsi annulé la décision implicite de refus. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 300-1, L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2410934(TA93-2410934)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête en référé de Mme A, ressortissante tunisienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'utilité de la mesure n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas démontré avoir épuisé les solutions alternatives de contact et de substitution prévues par l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'arrêté du 1er août 2023. En conséquence, toutes les conclusions de la requête ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA93-2209956(TA93-2209956)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A, professeur à l'université Paris VIII, contestant le refus implicite de communication de documents administratifs. Le tribunal a constaté un non-lieu partiel à statuer sur les documents déjà communiqués par l'université en cours d'instance. Pour le surplus, concernant les mandats de paiement et les factures liées aux conventions CIFRE et aux contrats DGAC (2016-2017), le tribunal a appliqué le droit d'accès aux documents administratifs prévu par le code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint à l'université de communiquer ces documents à M. A, sauf si ceux-ci sont inexistants ou ne relèvent pas de sa détention, et a rejeté les conclusions indemnitaires.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA93-2202577(TA93-2202577)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A B, qui contestait des compléments d'impôt sur le revenu et contributions sociales pour 2013-2014, issus de revenus distribués par la société Cleanpharm. Le requérant invoquait notamment un défaut de communication de documents obtenus de tiers, en violation de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas répondu à la demande de communication de M. B, formulée avant la mise en recouvrement, et que les documents n'étaient pas directement accessibles au contribuable. En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge des impositions et pénalités correspondantes, et a condamné l'État à verser 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2218511(TA93-2218511)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme irrecevable la requête de la SARL Chomette-Lupi et Associés-Architectes, qui demandait la condamnation de la commune de Bondy à lui verser une rémunération complémentaire de 180 996,35 euros HT pour des sujétions imprévues dans le cadre d'un marché public de maîtrise d'œuvre. Le tribunal a jugé que la société n'avait pas adressé à la commune une lettre de réclamation conforme aux stipulations de l'article 37 du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés de prestations intellectuelles (CCAG-PI), faute d'avoir exposé de manière précise et détaillée les motifs et les bases de calcul des sommes réclamées. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable pour défaut de réclamation préalable obligatoire.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2211551(TA93-2211551)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2014 et 2015, issues d’un contrôle sur pièces après vérification de la comptabilité de sa société civile professionnelle. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification du 3 mars 2017 était suffisamment motivée, conformément aux articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales, car elle précisait l’impôt, les années, les bases et les motifs des redressements. Les autres moyens, relatifs à l’absence de notification d’un avis de la commission départementale, à une erreur de calcul du résultat de la société et à la déductibilité de charges professionnelles, ont été écartés comme non fondés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2408156(TA93-2408156)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 28 mai 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant la décision suffisamment motivée et estimant que le préfet pouvait examiner d'office le droit au séjour sur le fondement de l'accord franco-algérien, même si l'intéressé ne l'avait pas invoqué. Il a également considéré que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation et que la situation de M. B ne justifiait pas la saisine de la commission du titre de séjour. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA