Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2415502(TA93-2415502)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer un rendez-vous à Mme C épouse B, ressortissante marocaine, pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour, et de lui remettre un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée par la situation de précarité prolongée de la requérante, qui ne pouvait plus justifier de la régularité de son séjour depuis l'expiration de son titre. Cette solution est fondée sur l'obligation pour l'administration de recevoir l'étranger et d'enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, conformément aux principes généraux du droit au séjour et aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2415495(TA93-2415495)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte de résident de dix ans en qualité de membre de la famille d'un réfugié (article L. 424-13 du CESEDA). Le juge estime que la demande de délivrance d'un titre de séjour ne présente pas un caractère provisoire ou conservatoire et n'entre donc pas dans le champ des mesures qu'il peut ordonner. En outre, M. A étant déjà titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'en 2026, l'urgence n'est pas démontrée. Enfin, les conclusions indemnitaires sont rejetées car elles relèvent du juge du fond ou d'une demande de provision.
N° TA93-2417119(TA93-2417119)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. B par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas de circonstances particulières justifiant une atteinte grave et immédiate à sa situation, étant entré en France sous visa court séjour et n'ayant jamais été autorisé à travailler. La requête a été rejetée sans instruction ni audience sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA93-2213132(TA93-2213132)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, agent de l’ARS d’Île-de-France, contestant le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2021, fixé à 1 500 euros. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées n’étaient pas entachées de discrimination, de détournement de pouvoir ou d’erreur manifeste d’appréciation, l’administration ayant suffisamment motivé le montant attribué au regard de la manière de servir de l’agent. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 relatifs au régime indemnitaire des fonctionnaires.
N° TA93-2217282(TA93-2217282)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, éducatrice de la protection judiciaire de la jeunesse, qui demandait l’annulation du refus implicite de lui attribuer la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à compter du 1er janvier 2017. Le tribunal a jugé que les créances relatives à la période antérieure au 1er janvier 2018 étaient prescrites en application de la loi du 31 décembre 1968, la demande n’ayant été formée qu’en août 2022. Pour la période postérieure, la solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal a informé les parties qu’une injonction d’attribuer rétroactivement la NBI pour la période du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2020 était susceptible d’être prononcée d’office.
N° TA93-2414800(TA93-2414800)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui contestait une contrainte pour le recouvrement d’un indu d’allocation de logement de 837 euros et sollicitait une remise gracieuse de dette. La juridiction a constaté que le requérant n’avait pas justifié avoir préalablement saisi l’organisme payeur (CAF) d’une demande de remise de dette, comme l’exigent les articles L. 825-3 et R. 825-3 du code de la construction et de l’habitation. Malgré une invitation à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours, M. B n’a pas fourni cette preuve. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
N° TA93-2213248(TA93-2213248)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné le recours de M. B, cadre de santé, contestant le refus de l'établissement public de santé de Ville-Evrard de reconnaître l'imputabilité au service de son accident de trajet survenu le 11 janvier 2022. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, en droit et en fait, et a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et les textes applicables à la fonction publique hospitalière.
N° TA93-2311756(TA93-2311756)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son titre de séjour pour raisons médicales (infection au VIH) et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment le vice de procédure lié à l'avis du collège de médecins de l'OFII, après que le préfet a produit les pièces nécessaires. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les articles L. 425-9 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2203529(TA93-2203529)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, inspectrice du travail, qui contestait le rejet de sa candidature à un poste d'instructeur. La requérante soutenait que la décision méconnaissait les lignes directrices de gestion en matière de mobilité et les dispositions statutaires applicables au corps de l'inspection du travail. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser de textes spécifiques dans l'extrait fourni. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d'annulation de la décision du 10 janvier 2022.
N° TA93-2209727(TA93-2209727)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C, éducatrice de la protection judiciaire de la jeunesse, qui contestait le refus de sa hiérarchie de lui accorder des autorisations spéciales d’absence pour garde d’enfant. Le tribunal a jugé que la responsable de l’unité éducative était compétente pour rejeter ces demandes, conformément à la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, et que l’octroi de telles autorisations n’est pas un droit mais relève de l’appréciation du chef de service, notamment au regard des nécessités du service. La solution retenue est donc le rejet de l’ensemble des conclusions de Mme C, y compris ses demandes indemnitaires et d’injonction.
N° TA93-2313407(TA93-2313407)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné les recours de M. A, ressortissant malien, contre un refus de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 5 octobre 2023, et contre une interdiction de retour de douze mois prononcée par le préfet de police de Paris le 24 juillet 2024. Le tribunal a joint les deux requêtes. Il a annulé l’arrêté du 5 octobre 2023 au motif que le préfet n’a pas examiné la demande d’admission exceptionnelle au séjour de M. A au regard des considérations humanitaires ou motifs exceptionnels prévus à l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, entachant ainsi la décision d’un défaut d’examen. Par voie de conséquence, l’OQTF et la décision fixant le pays de destination ont également été annulées, de même que l’interdiction de retour fondée sur cette OQTF. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autor
N° TA93-2207689(TA93-2207689)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, un inspecteur de la DGCCRF, qui contestait son arrêté de révocation. Le requérant avait produit de fausses attestations d'arrêt maladie en usurpant la signature de cadres de l'administration. Le tribunal a jugé que la sanction de révocation n'était pas disproportionnée, car ces faits, constitutifs d'un manquement grave à la probité, portaient atteinte à la réputation de l'administration et étaient incompatibles avec les fonctions d'enquêteur de M. B. La décision s'appuie sur les articles L. 121-1 du code général de la fonction publique et le décret n° 2007-119.
N° TA93-2417065(TA93-2417065)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait la suspension de la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de son certificat de résidence algérien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
N° TA93-2417044(TA93-2417044)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B, ressortissante camerounaise. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 775-1 du code de procédure pénale et 133-16 et 133-11 du code pénal, n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA93-2414893(TA93-2414893)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 15 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que les moyens soulevés étaient soit manifestement infondés (incompétence du signataire, insuffisance de motivation), soit inopérants (méconnaissance de l'article L. 435-1 du CESEDA), soit non assortis de précisions suffisantes (violation de l'article 8 de la CEDH). La décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2110609(TA93-2110609)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. Pétrel contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2015 à 2017. Le requérant invoquait notamment sa qualité de résident israélien pour bénéficier de la convention fiscale franco-israélienne du 31 juillet 1995, ainsi que des irrégularités de procédure et de taxation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, confirmant la légalité des impositions et des pénalités pour manquement délibéré et défaut de déclaration. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, sans faire droit à l'application de la convention bilatérale invoquée.
N° TA93-2416820(TA93-2416820)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B d’une contestation d’une saisie administrative à tiers détenteur notifiée à France Travail pour le recouvrement de frais de restauration scolaire et de loisirs. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que le contentieux du recouvrement de ces créances non fiscales d’une collectivité locale relève du juge de l’exécution (juge judiciaire). Cette solution est fondée sur les articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales.
N° TA93-2209956(TA93-2209956)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A, professeur à l'université Paris VIII, contestant le refus implicite de communication de documents administratifs. Le tribunal a constaté un non-lieu partiel à statuer sur les documents déjà communiqués par l'université en cours d'instance. Pour le surplus, concernant les mandats de paiement et les factures liées aux conventions CIFRE et aux contrats DGAC (2016-2017), le tribunal a appliqué le droit d'accès aux documents administratifs prévu par le code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint à l'université de communiquer ces documents à M. A, sauf si ceux-ci sont inexistants ou ne relèvent pas de sa détention, et a rejeté les conclusions indemnitaires.
N° TA93-2218511(TA93-2218511)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme irrecevable la requête de la SARL Chomette-Lupi et Associés-Architectes, qui demandait la condamnation de la commune de Bondy à lui verser une rémunération complémentaire de 180 996,35 euros HT pour des sujétions imprévues dans le cadre d'un marché public de maîtrise d'œuvre. Le tribunal a jugé que la société n'avait pas adressé à la commune une lettre de réclamation conforme aux stipulations de l'article 37 du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés de prestations intellectuelles (CCAG-PI), faute d'avoir exposé de manière précise et détaillée les motifs et les bases de calcul des sommes réclamées. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable pour défaut de réclamation préalable obligatoire.
N° TA93-2306139(TA93-2306139)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris du 29 mars 2023 abrogeant son habilitation d'accès aux zones de sûreté aéroportuaires. Le tribunal a jugé que la légalité de cette décision n'était pas subordonnée à l'existence d'une condamnation pénale inscrite au casier judiciaire. Il a estimé que les faits d'escroquerie commis par l'intéressé, en tant que secrétaire du comité social et économique de son entreprise employée dans l'enceinte aéroportuaire, étaient suffisamment graves et récents pour justifier l'abrogation, sans erreur d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 6342-3 du code des transports et R. 213-3-1 du code de l'aviation civile.