Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2302494(TA93-2302494)

Le Tribunal Administratif de Montreuil (6ème chambre) a examiné le recours de M. A contre le refus du CNAPS de renouveler sa carte professionnelle d'agent de sécurité. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le CNAPS, car la délivrance ultérieure de la carte en septembre 2024 n'a fait qu'abroger la décision initiale, qui avait déjà produit des effets. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens d'annulation, jugeant la décision suffisamment motivée et non entachée d'irrégularité procédurale au regard des articles L. 612-20 du code de la sécurité intérieure et L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2304842(TA93-2304842)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris du 27 mars 2023 lui refusant l'habilitation à accéder aux zones de sûreté à accès réglementé des aérodromes. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait commis ni erreur de fait ni erreur d'appréciation, en se fondant sur les signalements répétés de l'intéressé pour usage illicite de stupéfiants (2017, 2018, 2021, 2022) et des faits de violence (2018), qui ne sont pas sérieusement contestés. La décision s'appuie sur les articles L. 6342-3 du code des transports et R. 213-3-1 du code de l'aviation civile, relatifs aux conditions de moralité et de comportement exigées pour la sûreté.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2410934(TA93-2410934)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête en référé de Mme A, ressortissante tunisienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'utilité de la mesure n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas démontré avoir épuisé les solutions alternatives de contact et de substitution prévues par l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'arrêté du 1er août 2023. En conséquence, toutes les conclusions de la requête ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2409992(TA93-2409992)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que M. B ne pouvait pas invoquer l'article L. 435-1 du CESEDA pour obtenir un titre de séjour en tant que salarié, car l'accord franco-tunisien régit déjà cette situation. Toutefois, le préfet dispose d'un pouvoir discrétionnaire pour régulariser un étranger, mais en l'espèce, M. B n'a pas démontré de motifs exceptionnels ou humanitaires justifiant une admission au séjour. La décision a été rendue sur la base de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2409989(TA93-2409989)

Le Tribunal Administratif de Montreuil (9ème chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 6 juin 2024 lui refusant un certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a notamment considéré que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien n'était pas fondé, en se basant sur l'article R. 5221-20 du code du travail pour relever que la rémunération perçue par le requérant était inférieure au salaire minimum de croissance. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, y compris ses demandes d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA93-2200260(TA93-2200260)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi par l'association AV5FU d'un recours pour excès de pouvoir, a examiné le refus implicite de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) de communiquer un courrier adressé au ministère de la santé concernant les traitements au 5-FU. Le juge a rappelé que le droit à la communication des documents administratifs est garanti par les articles L. 300-1 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration. Constatant que le motif initial du refus (compte-rendu en cours de validation) était devenu caduc, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet et enjoint à l'ANSM de communiquer le document demandé.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2408156(TA93-2408156)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 28 mai 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant la décision suffisamment motivée et estimant que le préfet pouvait examiner d'office le droit au séjour sur le fondement de l'accord franco-algérien, même si l'intéressé ne l'avait pas invoqué. Il a également considéré que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation et que la situation de M. B ne justifiait pas la saisine de la commission du titre de séjour. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2300387(TA93-2300387)

Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête de M. B, qui contestait le refus implicite de la Commission nationale d'agrément et de contrôle (CNAC) du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d'agent de sécurité privée. Le tribunal estime que le moyen tiré d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 612-20-4° bis du code de la sécurité intérieure n'est pas fondé. Il constate que M. B, ressortissant béninois, ne justifiait pas d'un titre de séjour valide depuis au moins cinq ans, condition requise pour l'exercice de cette profession. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sont rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2300386(TA93-2300386)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A, qui contestait le refus implicite de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée par le CNAPS. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le CNAPS, estimant que la délivrance ultérieure d'une autorisation de formation ne rendait pas le litige sans objet. Il a également écarté la fin de non-recevoir tirée de l'absence de recours administratif préalable obligatoire, en application des articles L. 633-3 et R. 633-7 du code de la sécurité intérieure. La solution retenue est que la demande initiale de M. A devait bien être qualifiée de demande de renouvellement de carte professionnelle, et non de simple autorisation de formation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2401278(TA93-2401278)

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du 28 décembre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé un titre de séjour à Mme A B, ressortissante camerounaise, et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en refusant la régularisation d'une étrangère résidant en France depuis 2014 et travaillant comme aide à domicile sans discontinuité depuis 2017. L'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination sont annulées par voie de conséquence.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2401345(TA93-2401345)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 5 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée irrecevable car tardive, l'arrêté ayant été régulièrement notifié le 6 octobre 2023, et la requête enregistrée le 29 janvier 2024 dépassait le délai de recours de trente jours prévu par l'article R. 776-2 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal n'a pas examiné les moyens de fond soulevés par le requérant, fondés notamment sur l'accord franco-algérien et la convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2218511(TA93-2218511)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme irrecevable la requête de la SARL Chomette-Lupi et Associés-Architectes, qui demandait la condamnation de la commune de Bondy à lui verser une rémunération complémentaire de 180 996,35 euros HT pour des sujétions imprévues dans le cadre d'un marché public de maîtrise d'œuvre. Le tribunal a jugé que la société n'avait pas adressé à la commune une lettre de réclamation conforme aux stipulations de l'article 37 du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés de prestations intellectuelles (CCAG-PI), faute d'avoir exposé de manière précise et détaillée les motifs et les bases de calcul des sommes réclamées. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable pour défaut de réclamation préalable obligatoire.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2218538(TA93-2218538)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SARL Chomette-Lupi et Associés-Architectes, qui demandait la condamnation solidaire de la région Île-de-France et de la SPL IDF CD au versement de diverses sommes (rémunérations complémentaires, intérêts moratoires et dommages-intérêts) dans le cadre d’un marché public de maîtrise d’œuvre résilié. La juridiction a jugé la requête irrecevable, faute pour la société d’avoir respecté la procédure préalable de réclamation exigée par l’article 37 du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de prestations intellectuelles (CCAG-PI). En effet, les courriers des 12 et 13 janvier 2022 ne constituaient pas une réclamation formelle au sens de ces stipulations, et le mémoire de réclamation du 13 mars 2022 était tardif, le différend étant apparu dès la notification du décompte de résiliation le 23 décembre 2021.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2408226(TA93-2408226)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, un ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 27 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier. Elle a estimé que la décision de refus n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, car M. B, bien que présent en France depuis 2019 et titulaire d'un CDI, n'y avait pas fixé le centre de ses intérêts privés, sa famille résidant en Algérie. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2402685(TA93-2402685)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant vietnamien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la présence en France depuis neuf ans ne constituait pas, à elle seule, un motif exceptionnel justifiant une admission exceptionnelle au séjour au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le requérant, célibataire et sans charge de famille, n'établissait pas une insertion professionnelle suffisante et que ses attaches familiales au Vietnam ne faisaient pas obstacle à son éloignement. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. C, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2315266(TA93-2315266)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par le préfet de la Seine-Saint-Denis d'un déféré tendant à l'annulation d'un marché de maintenance conclu entre le SMIREC et la société SEEM Energie. Le préfet soutenait que le contrat, qualifié d'accord-cadre à bons de commande, méconnaissait l'article R. 2162-4 du code de la commande publique en l'absence de maximum en quantité ou en valeur. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le contrat litigieux n'était pas un accord-cadre mais un marché ordinaire à bons de commande, et que l'obligation de fixer un montant maximum ne s'appliquait pas en l'espèce. La solution retenue est donc le rejet du déféré préfectoral.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2310476(TA93-2310476)

Le Tribunal Administratif de Montreuil (9ème chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B contre un arrêté préfectoral du 3 juillet 2023 suspendant pour six mois son droit d'exercer auprès de mineurs, ainsi que contre une prétendue interdiction d'un an mentionnée dans la notification. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions contre la décision d'interdiction d'un an, car celle-ci n'existe pas juridiquement, l'erreur matérielle dans la notification ne créant pas un acte administratif attaquable. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens d'annulation de l'arrêté de suspension, estimant que la motivation était suffisante, l'urgence justifiée et l'appréciation non entachée d'erreur manifeste. La requête a été intégralement rejetée, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2401346(TA93-2401346)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant chinois, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 26 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Elle a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A, y compris celles relatives aux frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2416175(TA93-2416175)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'attribution d'un logement suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis du 13 juillet 2022. La requête, enregistrée le 13 novembre 2024, a été jugée tardive car présentée après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, qui courait du 13 janvier au 15 mai 2023. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a constaté l'irrecevabilité manifeste de la requête et l'a rejetée sans instruction contradictoire préalable.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA93-2417169(TA93-2417169)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a été saisi par le préfet de la Seine-Saint-Denis d’une demande de suspension de la décision du maire de Montfermeil d’apposer une banderole comportant un drapeau palestinien et l’inscription « Seigneur ! pardonnez-nous » sur le fronton de l’Hôtel de Ville. Le préfet invoquait une atteinte grave aux principes de laïcité et de neutralité des services publics, ainsi qu’un défaut de compétence du maire. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment car l’inscription ne revêtait pas nécessairement une dimension religieuse et que le drapeau pouvait être interprété comme un soutien à la population civile. La décision s’appuie sur les articles L. 554-3 du code de justice administrative et L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.

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