Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
48 412 décisions disponibles — page 929/2421
N° TA93-2414463(TA93-2414463)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A. Celle-ci demandait une injonction au préfet de la Seine-Saint-Denis pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour est née le 30 mars 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les mesures sollicitées feraient obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est interdit par l'article L. 521-3.
N° TA93-2415003(TA93-2415003)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte du désistement pur et simple de la société Baillie Gifford Overseas Limited, qui agissait pour le compte d’un fonds d’investissement, dans le cadre d’un litige portant sur la restitution de retenues à la source prélevées sur des dividendes de source française pour les années 2021 et 2022. La requérante avait initialement demandé la restitution de 56 077,44 euros, assortie d’intérêts moratoires, avant de se désister. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. L’ordonnance donne acte du désistement et met fin à l’instance.
N° TA93-2212873(TA93-2212873)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a constaté le désistement d'office de la société Inka Internationale KAG mbH, qui demandait la restitution de retenues à la source sur des dividendes perçus en 2020. La société n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois imparti par le tribunal, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance donne acte de ce désistement et rejette donc la demande de restitution.
N° TA93-2416321(TA93-2416321)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour retirer un duplicata de sa carte de séjour, indispensable selon lui à l'instruction de sa demande de regroupement familial. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas justifié de diligences suffisantes pour obtenir un rendez-vous et pouvant fournir un autre document à l'administration. La condition d'utilité de la mesure sollicitée n'était donc pas non plus satisfaite.
N° TA93-2416396(TA93-2416396)
Cette requête, présentée devant le Tribunal Administratif de Montreuil, concerne une demande de référé mesures utiles (article L. 521-3 du code de justice administrative) par laquelle Mme A, ressortissante marocaine, sollicitait une injonction pour obtenir un rendez-vous en vue de la remise d’un récépissé de renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a rejeté la requête au motif que, depuis le 22 novembre 2024, une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née du silence de l’administration, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La mesure sollicitée aurait donc pour effet de faire obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce que le juge des référés ne peut ordonner en l’absence de péril grave.
N° TA93-2305373(TA93-2305373)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B contestant la décision 48SI du 11 avril 2023 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à l'infraction du 3 août 2020 et à la décision 48SI, celles-ci ayant été retirées par l'administration. Pour l'infraction du 8 août 2022, le juge a annulé la décision de retrait de points, faute pour le ministre de prouver que M. B avait reçu les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, constituant une garantie essentielle. En conséquence, le tribunal a enjoint au ministre de restituer les points retirés à tort et de reconstituer le capital de points de M. B.
N° TA93-2415147(TA93-2415147)
Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait le refus implicite du ministre de l'intérieur de retirer un retrait de points suite à une infraction routière. Le requérant demandait l'annulation de cette décision et la restitution des points. Le désistement ayant été déclaré sans réserve, le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 222-13 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement et clos l'affaire.
N° TA93-2302208(TA93-2302208)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné les requêtes du fonds de pension irlandais CIE Superannuation Scheme 1951 (Amendment) 2000, qui demandait la restitution partielle des retenues à la source prélevées sur des dividendes de source française pour les années 2017, 2018, 2020 et 2021. Le requérant soutenait qu'il devait être considéré comme un résident fiscal irlandais au sens de la convention fiscale franco-irlandaise du 21 mars 1968, malgré son exonération d'impôt en Irlande, et qu'il pouvait prétendre au taux réduit de 15 % prévu à l'article 9 de cette convention. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que le fonds, bien qu'enregistré comme régime de pension en Irlande, ne pouvait être regardé comme un résident fiscal au sens de la convention, faute d'être assujetti à l'impôt irlandais sur le revenu. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de la convention fiscale et les articles 119 bis et 187 du code général des impôts.
N° TA93-2305364(TA93-2305364)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A B contestant la décision 48SI du 11 mars 2023 constatant l'invalidité de son permis de conduire et les retraits de points antérieurs. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel pour les infractions des 20 mars et 4 octobre 2021, dont les mentions ont été supprimées. Pour l'infraction du 17 juillet 2020, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable, estimant que l'administration avait apporté la preuve de la délivrance des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. La solution retenue est le rejet du surplus des conclusions de la requête.
N° TA93-2305367(TA93-2305367)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B contestant plusieurs décisions de retrait de points de son permis de conduire. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour trois infractions n’entraînant aucun retrait de points. Pour l’infraction du 6 février 2018, le tribunal a annulé la décision de retrait de points, faute pour le ministre de l’intérieur de prouver que M. B avait reçu les informations obligatoires prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. La solution retenue s’appuie sur le code de la route et le code de justice administrative.
N° TA93-2305958(TA93-2305958)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du ministre de l’intérieur de lui créditer douze points sur son permis de conduire à la date du 13 janvier 2019. Le tribunal a jugé que la décision 48SI de 2016, invoquée par le ministre pour opposer une fin de non-recevoir pour tardiveté, n’avait pas été régulièrement notifiée à M. A, celui-ci ayant démontré qu’il ne résidait plus à l’adresse de notification. Par conséquent, le recours a été déclaré recevable et la solution retenue a été l’annulation de la décision implicite de rejet, sur le fondement des articles L. 223-1, L. 223-3 et L. 223-6 du code de la route.
N° TA93-2410933(TA93-2410933)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui demandait à être convoqué par le préfet de la Seine-Saint-Denis pour l'examen de sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant réfugié. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution des décisions administratives de clôture de ses précédentes demandes, déjà opposées par l'administration via le téléservice ANEF. Par conséquent, la condition de l'article L. 521-3 n'étant pas remplie, l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
N° TA93-2305816(TA93-2305816)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, qui contestait les retraits de points de son permis de conduire consécutifs à des infractions des 29 octobre 2016 et 14 février 2022. Le juge a estimé que le moyen tiré du défaut d’information préalable, prévu aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, n’était pas fondé. En effet, le paiement de l’amende forfaitaire majorée par le requérant établit qu’il a reçu un avis d’amende comportant les mentions obligatoires, sans qu’il démontre avoir été destinataire d’un document inexact ou incomplet. La solution retenue confirme la légalité des retraits de points, en application du code de la route et du code de procédure pénale.
N° TA93-2303866(TA93-2303866)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, résident canadien, qui contestait ses cotisations d'impôt sur le revenu pour 2019, 2020 et 2021. Le requérant soutenait que la retenue à la source prélevée sur ses pensions françaises n'était pas déduite de son impôt. Le tribunal a jugé, sur le fondement des articles 182 A, 197 A et 197 B du code général des impôts, que la retenue à la source est libératoire pour la fraction des revenus n'excédant pas un certain seuil et n'est pas imputable sur l'impôt établi selon le barème progressif. La solution retenue est le rejet de la demande de réduction et de remboursement.
N° TA93-2416405(TA93-2416405)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A. Le requérant sollicitait l'exécution d'une précédente ordonnance du 9 septembre 2024 qui enjoignait au préfet de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal estime que le préfet a exécuté cette injonction en convoquant l'intéressé, en lui remettant un récépissé valable jusqu'au 12 décembre 2024, et en procédant au réexamen de sa situation. La requête est donc rejetée comme non fondée.
N° TA93-2417269(TA93-2417269)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail, en raison de l'expiration de son titre et de la suspension de son contrat de travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour bénéficier d'une mesure à très bref délai, n'était pas remplie, les circonstances invoquées ne justifiant pas une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La requête a donc été rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du même code.
N° TA93-2410866(TA93-2410866)
Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait des décisions de retrait de points consécutives à plusieurs infractions routières. Le requérant demandait l'annulation de ces retraits, la restitution des points et une somme de 3 000 euros au titre des frais de justice. La magistrate désignée a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement, en application des articles R. 222-1 et R. 222-16 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte du désistement et met fin à l'instance.
N° TA93-2416461(TA93-2416461)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 19 août 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme B, ressortissante algérienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée, s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le moyen tiré de l'erreur de droit, le préfet ayant examiné la demande sur le fondement de l'accord franco-algérien alors que Mme B l'avait présentée sur le fondement de l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension a été prononcée sans préjudice de la décision au fond.
N° TA93-2412403(TA93-2412403)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B A, ressortissant burkinabé, qui se trouvait dans l'impossibilité de déposer en ligne sa demande de titre de séjour en qualité de membre de famille de réfugié, faute de numéro d'étranger sur le site de l'ANEF. Le juge a rejeté la demande d'injonction visant à imposer au préfet des mesures techniques ou organisationnelles pour résoudre ce blocage systémique, estimant qu'une telle demande de modification réglementaire ou d'organisation des services ne relève pas de ses pouvoirs en référé. En revanche, il a fait droit à la demande subsidiaire en enjoignant au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer le requérant sous huit jours pour lui permettre de déposer physiquement son dossier, cette mesure étant jugée utile et urgente. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2305846(TA93-2305846)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B contestant la décision 48SI du 17 avril 2023 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à six infractions routières. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour les infractions des 19 août, 2 juin et 27 juillet 2022 (points restitués) et pour celles des 21 septembre et 6 mars 2022 (mentions supprimées), rendant ces conclusions sans objet. Pour l'infraction du 30 juillet 2022, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable (articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route), estimant que la réalité de l'infraction était établie. En conséquence, le surplus des conclusions de la requête a été rejeté.