Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2415218(TA93-2415218)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui demandait le réexamen de sa demande de naturalisation classée sans suite par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 21 octobre 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions tendant à l’annulation de la décision administrative, comme l’exige l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rappelé qu’il ne peut se substituer à l’administration et que le classement sans suite était fondé sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, en raison du défaut de production de pièces complémentaires. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2401109(TA93-2401109)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 22 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le refus de séjour était justifié par la menace à l'ordre public, en raison d'une condamnation pour violences habituelles sur mineurs, et par l'absence d'insertion sociale et professionnelle, sans méconnaître l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Les décisions subséquentes d'éloignement et d'interdiction de retour ont été validées par voie de conséquence. La solution s'appuie sur les articles L. 435-1, L. 612-10 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2315290(TA93-2315290)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 23 novembre 2023 refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien, et les mesures d'éloignement associées. Le juge a estimé que le préfet avait méconnu le 1° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, car M. B justifiait d'une résidence continue en France depuis plus de dix ans à la date de la décision. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un certificat de résidence algérien portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
N° TA93-2409916(TA93-2409916)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 30 mai 2024 lui refusant l’admission au séjour au titre de l’asile, l’obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de douze mois. La juridiction a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme était inopérant contre l’obligation de quitter le territoire et que l’état de santé et l’absence d’insertion professionnelle du requérant ne révélaient pas d’erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a également estimé que la décision fixant le pays de destination et l’interdiction de retour n’étaient pas entachées d’illégalité, faute de menace pour l’ordre public établie. La solution s’appuie sur les articles L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA93-2310628(TA93-2310628)
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal estime que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de sa situation, notamment de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour en tant que salariée. Il rappelle que l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit exclusivement la situation des ressortissants algériens, rendant inapplicables les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal juge que la décision ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de séjour et de l'insertion professionnelle insuffisamment établies.
N° TA93-2416316(TA93-2416316)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait d'enjoindre à l'ONIAM de récuser deux experts et d'en nommer de nouveaux dans le cadre d'une expertise médicale. Le juge a estimé que cette demande, visant à obtenir une mesure définitive et non provisoire, ne relevait pas de la compétence du juge des référés. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA93-2416345(TA93-2416345)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., qui demandait l'attribution d'un logement suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable de Paris du 11 janvier 2024. La requête a été jugée tardive, car déposée le 14 novembre 2024, soit après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, qui courait du 11 juillet au 12 novembre 2024. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, sans instruction contradictoire préalable.
N° TA93-2417245(TA93-2417245)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, par une ordonnance du 4 décembre 2024, a été saisi par la société Veolia Eau d'Île-de-France d'une requête en réformation d'une ordonnance de taxation. La solution retenue est un renvoi de l'affaire au Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, sur le fondement de l'article R. 761-5 du code de justice administrative. Cette décision porte sur une question de compétence territoriale, sans trancher le litige au fond.
N° TA93-2301610(TA93-2301610)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée, prise par le directeur général adjoint de l'OFII, était fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que Mme A avait présenté sa demande d'asile plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France sans motif légitime. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire et a jugé que les éléments médicaux produits, notamment une attestation psychologique, ne démontraient pas un état de vulnérabilité justifiant un motif légitime pour le retard. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA93-2205791(TA93-2205791)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de remise de dettes de prime d'activité et d'aides au logement. La requérante n'a pas fourni les éléments actualisés sur sa situation financière malgré une demande de régularisation, en application de l'article R. 772-6 du code de justice administrative. Ses moyens, jugés inopérants ou insuffisamment étayés, n'ont pas permis d'apprécier le bien-fondé de sa demande de remise gracieuse. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA93-2308477(TA93-2308477)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B C B A, ressortissant sri lankais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 23 mars 2023. Cet arrêté refusait son admission au séjour au titre de l'asile, l'obligeait à quitter le territoire français, fixait le pays de renvoi et lui interdisait le retour pour vingt-quatre mois. Le tribunal a estimé que, malgré son intégration professionnelle et sociale depuis 2018, sa situation personnelle (célibataire, sans attache familiale en France, activité salariée récente) ne justifiait pas une erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2200603(TA93-2200603)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par l'association CATRED d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 9 août 2021 du DRIEETS d'Île-de-France rejetant sa candidature à un appel à projets "Intégration et accès à la nationalité française". L'association soutenait notamment que cette décision était insuffisamment motivée et entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision de refus de subvention, relevant d'une simple faculté pour l'administration, n'était pas au nombre des décisions administratives individuelles défavorables devant être motivées en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA93-2413704(TA93-2413704)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui remettre un titre de séjour ou de statuer sur sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, déposée le 23 novembre 2023. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas établie, M. A étant en possession de récépissés successifs et ne justifiant pas d'une situation particulière nécessitant une intervention immédiate du juge. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'utilité de la mesure sollicitée.
N° TA93-2413752(TA93-2413752)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, qui contestait les arrêtés du 20 mai 2024 du préfet de police de Paris l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, du code des relations entre le public et l'administration, et de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA93-2413892(TA93-2413892)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait au juge d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a considéré qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre était née, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la mesure sollicitée aurait pour effet de faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est interdit par l'article L. 521-3. La requête a donc été rejetée, incluant les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2212894(TA93-2212894)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, salarié protégé, qui contestait la décision implicite du ministre du travail confirmant l'autorisation de le licencier pour faute accordée par l'inspecteur du travail. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, la prescription des faits, l'absence de lien avec le mandat et l'erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés et sur le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA93-2209786(TA93-2209786)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. B d’un recours contestant la décision de la CDAPH relative à l’orientation de sa fille vers un IME, au motif qu’elle ne prévoyait pas d’unité localisée pour l’inclusion scolaire. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles. Il a rappelé que les litiges concernant l’orientation des enfants handicapés et la désignation des établissements relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires spécialement désignés, à l’exception des décisions relatives aux adultes dans le domaine du travail adapté. La requête a donc été rejetée par ordonnance pour incompétence manifeste de la juridiction administrative.
N° TA93-2303784(TA93-2303784)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, annule la décision du 5 octobre 2022 de l'OFII en tant qu'elle met à la charge de la société France Bati la somme de 4 862 euros au titre de la contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement. Cette annulation est fondée sur l'abrogation des articles L. 822-2 et L. 822-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile par la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024, le juge faisant application de cette loi nouvelle plus douce. Le tribunal ne se prononce pas sur les autres conclusions de la requête.
N° TA93-2403960(TA93-2403960)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (5ème chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 25 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance du droit à être entendu, de l'erreur d'appréciation et de la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que des articles L. 423-22 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale, fondée sur le CESEDA et la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA93-2407559(TA93-2407559)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de M. B. Ce dernier, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation en novembre 2023, n'avait reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai légal de six mois. Le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.