Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2417202(TA93-2417202)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête en référé liberté de M. A, qui demandait au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge estime que la condition d'urgence particulière n'est pas remplie, la seule précarité professionnelle invoquée ne justifiant pas une intervention à très bref délai. En conséquence, la requête est rejetée, sans préjudice pour l'intéressé de saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-1 du même code.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA93-2417224(TA93-2417224)

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi par Mme B d’un recours contre le refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de lui accorder la prestation de compensation du handicap, a rejeté sa requête pour incompétence. Il a constaté que, en application des articles L. 211-16 du code de l’organisation judiciaire et L. 134-3 du code de l’action sociale et des familles, ce litige relève de la compétence des tribunaux judiciaires spécialement désignés. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2417266(TA93-2417266)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait la délivrance d'un titre de séjour ou d'une autorisation provisoire de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour justifier une intervention à très bref délai, n'était pas remplie, malgré la situation professionnelle et personnelle du requérant. La décision précise que cette absence d'urgence ne fait pas obstacle à un éventuel recours en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du même code.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA93-2407488(TA93-2407488)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance en urgence, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation. La requérante, logée dans un logement insalubre, n’avait reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai légal de six mois. La solution retenue se fonde sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, qui impose au juge d’ordonner le logement dès lors que les conditions de priorité et d’urgence sont réunies. L’injonction est assortie d’une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2407512(TA93-2407512)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger M. A B, reconnu prioritaire par la commission de médiation. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été faite dans le délai légal de six mois, le juge a enjoint au préfet d'assurer ce logement sous astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025. La demande de production de pièces justificatives a été rejetée, et les conclusions relatives aux frais de justice ont été écartées.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2416316(TA93-2416316)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait d'enjoindre à l'ONIAM de récuser deux experts et d'en nommer de nouveaux dans le cadre d'une expertise médicale. Le juge a estimé que cette demande, visant à obtenir une mesure définitive et non provisoire, ne relevait pas de la compétence du juge des référés. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA93-2415218(TA93-2415218)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui demandait le réexamen de sa demande de naturalisation classée sans suite par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 21 octobre 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions tendant à l’annulation de la décision administrative, comme l’exige l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rappelé qu’il ne peut se substituer à l’administration et que le classement sans suite était fondé sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, en raison du défaut de production de pièces complémentaires. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2416345(TA93-2416345)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., qui demandait l'attribution d'un logement suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable de Paris du 11 janvier 2024. La requête a été jugée tardive, car déposée le 14 novembre 2024, soit après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, qui courait du 11 juillet au 12 novembre 2024. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, sans instruction contradictoire préalable.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2413704(TA93-2413704)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui remettre un titre de séjour ou de statuer sur sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, déposée le 23 novembre 2023. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas établie, M. A étant en possession de récépissés successifs et ne justifiant pas d'une situation particulière nécessitant une intervention immédiate du juge. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'utilité de la mesure sollicitée.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA93-2411927(TA93-2411927)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de M. A. Ce dernier, reconnu prioritaire par la commission de médiation en raison d'une menace d'expulsion, n'avait reçu aucune offre de logement dans le délai de six mois imparti. La solution retenue est l'injonction assortie d'une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, destinée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2409916(TA93-2409916)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 30 mai 2024 lui refusant l’admission au séjour au titre de l’asile, l’obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de douze mois. La juridiction a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme était inopérant contre l’obligation de quitter le territoire et que l’état de santé et l’absence d’insertion professionnelle du requérant ne révélaient pas d’erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a également estimé que la décision fixant le pays de destination et l’interdiction de retour n’étaient pas entachées d’illégalité, faute de menace pour l’ordre public établie. La solution s’appuie sur les articles L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations de la Convention européenne des droits de l’homme.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA93-2417245(TA93-2417245)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, par une ordonnance du 4 décembre 2024, a été saisi par la société Veolia Eau d'Île-de-France d'une requête en réformation d'une ordonnance de taxation. La solution retenue est un renvoi de l'affaire au Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, sur le fondement de l'article R. 761-5 du code de justice administrative. Cette décision porte sur une question de compétence territoriale, sans trancher le litige au fond.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA93-2407544(TA93-2407544)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger Mme B, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été faite dans le délai légal de six mois, le juge a enjoint au préfet d'assurer ce logement sous astreinte de 600 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025. La solution retenue applique les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au droit au logement opposable (DALO).

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA93-2414885(TA93-2414885)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 400 euros par mois de retard, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, à compter du 1er mars 2025.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2409897(TA93-2409897)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, ressortissant égyptien, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris du 6 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant ne justifiait pas d'un état de santé nécessitant une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité, en application de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais d'instance, seule l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle étant accordée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2217447(TA93-2217447)

Le Tribunal administratif de Montreuil annule le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer une autorisation de travail à un ressortissant marocain, titulaire d’une carte de séjour « travailleur saisonnier », qui souhaitait changer de statut pour devenir salarié. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en opposant un motif d’interdiction de changement de statut qui ne découle d’aucune stipulation de l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ni d’aucune disposition légale ou réglementaire. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois et condamne l’État à verser 1 100 euros au requérant au titre des frais d’instance.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA93-2215892(TA93-2215892)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SAS Wersus contestant la décision de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) du 15 juin 2022 prononçant une suspension de neuf mois de son référencement sur le service dématérialisé « Mon compte formation ». Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du contradictoire et de l'erreur de droit. Il a jugé que la sanction, fondée sur les articles L. 6323-9 et R. 6333-6 du code du travail, n'était pas disproportionnée au regard des manquements constatés dans l'offre de formations ACRE. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et indemnitaires ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA93-2413634(TA93-2413634)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a fait droit à sa demande, ce qui a conduit M. A à se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 4 décembre 2024, le juge des référés a donné acte de ce désistement.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2416146(TA93-2416146)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B... contestant le classement sans suite de sa demande d’acquisition de la nationalité française par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la décision de classement, fondée sur l’absence de production d’un acte de naissance légalisé, ne constitue pas un acte faisant grief. Mme B... n’a pas justifié de circonstances imprévisibles et indépendantes de sa volonté empêchant la production des pièces, comme l’exige l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. En application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, le recours a été rejeté sans instruction contradictoire.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA93-2414291(TA93-2414291)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger M. A, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée n’avait été faite dans le délai légal de six mois, le juge a ordonné le logement de l’intéressé sur le fondement du I de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA