Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2406149(TA93-2406149)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en formation de juge unique, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci contestait un arrêté préfectoral du 24 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, l'erreur de droit, la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais ne les a pas retenus. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA93-2410263(TA93-2410263)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val d'Oise de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que M. B réside à Montmorency (Val d'Oise) et que, en application de l'article R. 312-8 du même code, le litige relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans examen au fond.
N° TA93-2405939(TA93-2405939)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le requérant n'apportait aucun élément pour démontrer une méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, incluant la demande d'injonction et celle fondée sur les articles 37 de la loi de 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2406393(TA93-2406393)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte du désistement de M. B, qui contestait le refus du département de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " mention " stationnement ". Après une médiation ayant abouti à la satisfaction de ses demandes, M. B a indiqué ne pas vouloir poursuivre l'action. Faute d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, il est réputé s'être désisté en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement.
N° TA93-2415142(TA93-2415142)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a examiné la requête de M. D, ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 11 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 § 1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté la requête, considérant qu'aucun des moyens soulevés n'était fondé, et a confirmé la légalité des décisions préfectorales.
N° TA93-2412454(TA93-2412454)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B... contestant le refus implicite de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis de reconnaître le caractère prioritaire de sa demande de logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la pièce justifiant du dépôt de sa demande auprès de l'administration, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2414993(TA93-2414993)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A... pour contester le rejet de ses demandes d’allocation aux adultes handicapés (AAH), de carte mobilité inclusion mention "invalidité" et de carte mobilité inclusion mention "stationnement". S'agissant des deux premières demandes, le juge a constaté que leur contestation relève de la compétence exclusive des tribunaux judiciaires, en application des articles L. 821-1 du code de la sécurité sociale et L. 241-6, L. 241-9 et L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles, et les a rejetées comme portées devant une juridiction incompétente. Concernant la demande de carte "stationnement", la requête a été rejetée pour irrecevabilité manifeste, faute pour la requérante d'avoir justifié de l'exercice du recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, comme l'exige l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, et ce malgré une demande de régularisation restée sans effet.
N° TA93-2415432(TA93-2415432)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. D, de nationalité sri-lankaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 2 octobre 2024 lui refusant l'admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a écarté comme manifestement infondé le moyen de légalité externe tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé inopérants les moyens relatifs au règlement Dublin III et à l'admission exceptionnelle au séjour, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était insuffisamment précis. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2415528(TA93-2415528)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, qui contestait une contrainte de France Travail pour le recouvrement d’un indu d’allocation de solidarité spécifique de 3 175,61 euros. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n’a pas produit la contrainte attaquée, malgré une demande de régularisation restée sans effet. Le juge s’est fondé sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2417167(TA93-2417167)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B C. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte de séjour de membre de la famille d'un citoyen de l'Union européenne, ou à défaut une autorisation provisoire de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, la requérante se bornant à affirmer être privée de ses droits sociaux sans faire état de circonstances particulières et précises justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA93-2409049(TA93-2409049)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 mars 2024 portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive, l'arrêté ayant été notifié régulièrement plus de trente jours avant l'introduction du recours le 27 juin 2024. Le tribunal s'est fondé sur les articles L. 614-1 et L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2404346(TA93-2404346)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte du désistement de Mme B, qui contestait le refus de délivrance d’une carte mobilité inclusion mention stationnement et d’une allocation compensatrice pour tierce personne. Après une médiation, Mme B a obtenu la carte et a indiqué ne plus vouloir poursuivre l’action. Faute d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, elle est réputée s’être désistée en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative. L’ordonnance donne acte de ce désistement.
N° TA93-2217235(TA93-2217235)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du ministre de la transition écologique prononçant sa radiation des cadres de la fonction publique. En cours d’instance, le décès de M. B a été constaté et, malgré une mise en demeure, aucun ayant-droit n’a repris l’instance. En application des articles R. 222-1 et R. 634-1 du code de justice administrative, le tribunal prononce un non-lieu à statuer, la requête étant devenue sans objet en l’absence de repreneur.
N° TA93-2216851(TA93-2216851)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande indemnitaire, visant à obtenir réparation des préjudices liés au refus de reconnaissance de 52 trimestres de cotisation pour un départ anticipé à la retraite au titre du handicap. En cours d’instance, le décès de M. A a été constaté et, malgré une mise en demeure adressée à ses ayants droit, aucun d’eux n’a manifesté la volonté de reprendre l’instance. Par ordonnance du 3 décembre 2024, la présidente de la 3ème chambre a prononcé un non-lieu à statuer en application des articles R. 222-1 et R. 634-1 du code de justice administrative, la requête étant devenue sans objet en l’état.
N° TA93-2416459(TA93-2416459)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme C d'une demande de suspension de la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal constate que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet a convoqué la requérante pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour, ce qui rend les conclusions principales sans objet. En conséquence, il prononce un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejette la demande de frais de justice.
N° TA93-2415337(TA93-2415337)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi d’une demande d’homologation d’une transaction conclue entre M. C et la Fédération Française de Lutte (FFLDA), se déclare incompétent territorialement. Le litige sous-jacent concerne une action en responsabilité non contractuelle fondée sur une décision disciplinaire de la fédération, relevant de la compétence du tribunal dans le ressort duquel se trouve le siège de l’autorité auteur de la décision attaquée. En application des articles R. 312-14 et R. 221-3 du code de justice administrative, le dossier est transmis au Tribunal Administratif de Melun, seul compétent.
N° TA93-2408816(TA93-2408816)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 21 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen de la situation personnelle, et a jugé que la décision était fondée sur les dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais d'instance.
N° TA93-2308399(TA93-2308399)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis sur la demande de titre de séjour « vie privée et familiale » de Mme C, ressortissante sénégalaise. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée portée à sa vie privée et familiale, compte tenu de sa présence en France depuis 2008, de son mariage avec un compatriote titulaire d'une carte de résident et de la naissance de leur enfant en France. Le tribunal a enjoint au préfet de lui délivrer le titre de séjour dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 100 euros au titre des frais de justice.
N° TA93-2407176(TA93-2407176)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A épouse C pour obtenir une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requête a été rejetée comme étant devenue sans objet, le préfet de la Seine-Saint-Denis ayant délivré à l'intéressée sa carte de séjour pluriannuelle renouvelée le 18 septembre 2024. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction, tout en condamnant l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA93-2408775(TA93-2408775)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme A, ressortissante bangladaise, contestant l'arrêté du préfet de police de Paris du 27 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de sa vie familiale avec son époux, titulaire d'une carte de résident. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que le préfet n'avait pas suffisamment examiné sa situation personnelle et familiale, et que la mesure d'éloignement portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Cette décision s'appuie sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.