Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2215524(TA93-2215524)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de l'association Blanc-Mesnil Sport Judo contestant la décision du maire du Blanc-Mesnil du 19 juillet 2022, qui lui attribuait des créneaux horaires d'équipements sportifs pour la saison 2022-2023, ainsi que le rejet de son recours gracieux. L'association invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une rupture d'égalité de traitement et un détournement de pouvoir, sur le fondement des articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et L. 2144-3 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et que la commune avait procédé à une répartition équilibrée des créneaux sans méconnaître le principe d'égalité. En conséquence, la requête a été rejetée, de même que les conclusions de la commune tendant à la suppression de passages injurieux, jugées irrecevables car relevant de litiges distincts.
N° TA93-2203234(TA93-2203234)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. C, adjoint technique territorial, contestant la décision du maire de Drancy du 27 septembre 2021 l'affectant au service nettoiement dans l'intérêt du service. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, considérant que la mesure n'était pas une simple mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision d'affectation pour défaut de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Les conclusions indemnitaires de M. C ont été rejetées comme irrecevables faute de demande préalable.
N° TA93-2203036(TA93-2203036)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, agent technique de la commune de Drancy, contestant sa mutation d'office du service d'entretien vers le service du nettoiement. Le tribunal a jugé que cette décision constituait une simple mesure d'ordre intérieur, ne faisant pas grief et étant donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. En conséquence, les conclusions principales à fin d'annulation ont été déclarées irrecevables. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées, faute pour le requérant d'avoir présenté une demande préalable auprès de la commune.
N° TA93-2201804(TA93-2201804)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête du syndicat des commerçants de France de Stains, qui demandait l'annulation des élections des représentants des commerçants à la commission des marchés du 25 septembre 2021. Le tribunal a notamment relevé que le président du syndicat ne justifiait pas de sa capacité à agir, les statuts mentionnant un autre président, et que les conclusions étaient tardives. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, fondés sur les articles L.2224-18 et L.2143-2 du code général des collectivités territoriales ainsi que sur l'arrêté du 1er juin 2021.
N° TA93-2408971(TA93-2408971)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B E, ressortissant algérien, qui contestait les décisions du préfet de police de Paris du 22 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée, qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
N° TA93-2414757(TA93-2414757)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B A, qui demandait le réexamen de son dossier de naturalisation classé sans suite par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative, comme l’exige l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rappelé qu’il n’appartient pas au juge de l’excès de pouvoir de se substituer à l’administration. Cette décision a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2213204(TA93-2213204)
Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 14 000 euros à M. B pour le préjudice moral et les troubles dans ses conditions d'existence, résultant de l'absence de relogement malgré une décision de la commission de médiation du 2 décembre 2015 le reconnaissant prioritaire. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de sa carence fautive depuis le 2 juin 2016. Les demandes de Mme B et des enfants mineurs ont été rejetées, seuls les droits du demandeur initial étant reconnus.
N° TA93-2213193(TA93-2213193)
Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 8 500 euros à Mme A pour le préjudice moral subi en raison de l'absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable en mars 2018 et une injonction sous astreinte de février 2019. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, pour la période de carence fautive allant de septembre 2018 à juillet 2023. Le tribunal a rejeté la demande d’astreinte et les frais d’instance, Mme A bénéficiant de l’aide juridictionnelle totale.
N° TA93-2213238(TA93-2213238)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 6 000 euros pour absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation en 2019. Le tribunal a estimé que la responsabilité de l'État ne pouvait être engagée car M. C n'a pas justifié de la régularité de son séjour en France, condition nécessaire pour bénéficier du droit au logement garanti par l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais d'avocat ont été rejetées.
N° TA93-2213239(TA93-2213239)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser Mme B épouse A pour les troubles dans ses conditions d'existence subis du fait de l'absence de relogement, après que la commission de médiation l'a reconnue prioritaire et urgente à loger le 3 mai 2019. La carence fautive de l'État a été établie à compter du 3 novembre 2019, et la période d'indemnisation court jusqu'au relogement effectif le 25 février 2022. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais d'instance.
N° TA93-2213336(TA93-2213336)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 1 200 euros à M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 9 janvier 2019, pour n'avoir pas reçu de proposition de logement. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité à compter du 9 juillet 2019, causant des troubles dans les conditions d'existence. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA93-2315562(TA93-2315562)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant la décision suffisamment motivée et le signataire régulièrement habilité. Il a rappelé que l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas applicable aux Algériens, dont le séjour est régi de manière complète par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Enfin, le tribunal a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de M. A au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA93-2402876(TA93-2402876)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 1er mars 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité de la procédure faute de convocation devant la commission du titre de séjour. Le tribunal a jugé que la commission, saisie le 25 mai 2022, était réputée avoir rendu un avis après trois mois sans réunion, conformément à l'article R. 432-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rendant inopérant le moyen tiré du défaut de convocation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.
N° TA93-2404410(TA93-2404410)
Le Tribunal administratif de Montreuil a annulé les arrêtés du 11 mars 2024 par lesquels le préfet de police de Paris avait obligé M. B, ressortissant ivoirien, à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour de vingt-quatre mois. La juridiction a retenu que le préfet n'avait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. B, notamment en ignorant qu'il était pacsé avec une compatriote titulaire d'une carte de résident et père de deux enfants nés en France, et qu'une demande de titre de séjour était en cours d'instruction. Cette annulation est fondée sur le défaut d'examen, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, et les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que le code de justice administrative.
N° TA93-2404898(TA93-2404898)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a constaté que la préfète du Val-de-Marne avait exécuté, bien que tardivement, l'ordonnance du 21 mars 2023 qui lui enjoignait de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à M. B. La requête de ce dernier, visant à faire constater une défaillance et à obtenir une injonction sous astreinte, a donc perdu son objet. En conséquence, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a rejeté les conclusions accessoires présentées au titre des frais de justice.
N° TA93-2409019(TA93-2409019)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, ressortissant sri lankais, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 4 juin 2024 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen et la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2409731(TA93-2409731)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 3,6 millions d'euros présentée par la société Air Treatment System (ATS) à l'encontre du Syctom. Le juge a estimé que la créance invoquée par la société, relative à des prestations d'études et de fabrication de gaines, était sérieusement contestable. Il a relevé que ces prestations avaient été transférées à une autre entreprise (Vinci Construction Grands Projets) par avenant et que les acomptes dus avaient déjà été réglés. La décision est fondée sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative, qui conditionne l'octroi d'une provision à l'absence de contestation sérieuse de l'obligation. La société ATS a également été condamnée à verser 1 000 euros au Syctom au titre des frais irrépétibles.
N° TA93-2411810(TA93-2411810)
Le Tribunal administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant un arrêté du préfet de police de Paris du 14 juin 2024. Le tribunal a constaté que les décisions d’obligation de quitter le territoire français, de refus de délai de départ volontaire et de fixation du pays de destination étaient inexistantes, rendant ces conclusions irrecevables. En revanche, la décision d’interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d’un an a été annulée, car elle a été prise par une autorité incompétente, faute de preuve de délégation de signature régulière. Cette solution s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur les principes de compétence administrative.
N° TA93-2415025(TA93-2415025)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui accorder un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'utilité de la mesure n'était pas remplie, faute pour le requérant d'avoir démontré avoir tenté de déposer sa demande dans les délais impartis par l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les pièces produites, notamment des courriels et captures d'écran, n'établissaient pas un dysfonctionnement persistant du service de prise de rendez-vous. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2415556(TA93-2415556)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par M. B, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour la remise de son titre de séjour, a pris acte du désistement pur et simple de sa requête. Ce désistement, intervenu après l'introduction du recours, a conduit la juridiction à constater qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, ni sur celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer, fondé sur le désistement du requérant.