Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2416587(TA93-2416587)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de Mme B concernant un refus de gestion d’un recours et le remboursement d’une somme saisie. La requête a été jugée irrecevable car aucune requête au fond n’avait été enregistrée, condition préalable à l’application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. De plus, les moyens soulevés (défaut de motivation et d’examen) n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. L’ordonnance se fonde sur l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction contradictoire.
N° TA93-2410001(TA93-2410001)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait les décisions du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le signataire disposait d'une délégation de signature régulière. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, M. B ne justifiant d'aucune attache familiale ou personnelle en France. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2407192(TA93-2407192)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 29 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a notamment substitué la base légale de l'interdiction de retour, initialement fondée sur l'article L. 612-6 du CESEDA, par celle de l'article L. 612-8, applicable à la situation de l'intéressé. Après examen des moyens soulevés (incompétence, défaut d'examen, violation du droit d'être entendu, erreur de droit, atteinte à la vie privée et familiale, erreur manifeste d'appréciation), le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient légales.
N° TA93-2414016(TA93-2414016)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet de la demande de carte de résident de M. B, ressortissant malien, en qualité de parent d'enfant réfugié. Le juge a retenu l'urgence, caractérisée par la précarité administrative et matérielle du requérant et l'atteinte aux droits de sa fille réfugiée, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 314-11, L. 424-3 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de dix jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail.
N° TA93-2407238(TA93-2407238)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait les décisions du préfet des Yvelines du 28 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, la violation du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que les décisions étaient légalement fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier les articles L. 611-1, L. 612-6 et L. 612-10.
N° TA93-2416867(TA93-2416867)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’une saisie administrative formée par M. B. Le juge a estimé que la requête, introduite après l’exécution de la mesure le 11 novembre 2024, était tardive et donc manifestement irrecevable, faute d’objet. La décision a été prise sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant un rejet sans instruction préalable.
N° TA93-2413220(TA93-2413220)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. B, ressortissant marocain, afin qu'il puisse retirer son titre de séjour dont le renouvellement a été accepté. Le juge a reconnu l'urgence, car l'absence de remise matérielle du titre empêche l'intéressé de justifier de son droit au séjour, d'accéder à un emploi et de bénéficier de ses droits sociaux, malgré ses démarches infructueuses pour obtenir un rendez-vous en ligne. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2312784(TA93-2312784)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen sérieux, la violation du droit d'être entendu, ainsi que la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'intérêt supérieur de l'enfant. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et fondé sur une appréciation complète de la situation personnelle de la requérante, sans erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2416567(TA93-2416567)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A visant à suspendre la décision du chef d’établissement du centre de détention de Val-de-Reuil refusant l’autorisation de visite à son compagnon incarcéré. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la requérante d’avoir démontré l’ancienneté et l’intensité des liens l’unissant au détenu. La demande a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité soulevés (défaut de motivation, erreur de droit au regard de l’article L. 341-7 du code pénitentiaire, et méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’Homme).
N° TA93-2411499(TA93-2411499)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer à Mme B épouse A un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. La requérante, titulaire d'une carte de résident depuis vingt ans, justifiait d'une situation d'urgence en raison du risque de rupture de son contrat de travail, et d'une utilité à la mesure, ses tentatives de dépôt en ligne ayant été entravées par un dysfonctionnement administratif. Le tribunal a appliqué les articles R. 431-5 et R. 432-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rappelant l'obligation de l'administration de délivrer une attestation de prolongation d'instruction en cas de dossier complet.
N° TA93-2416916(TA93-2416916)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis concernant le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence, pourtant présumée en matière de refus de titre, n'était pas satisfaite en l'espèce, car le requérant bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 23 janvier 2025, lui permettant de séjourner et de travailler régulièrement. Par conséquent, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA93-2212297(TA93-2212297)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société ENEDIS, qui demandait la condamnation de la société Bureau Veritas Exploitation à l'indemniser pour un dommage de travaux publics survenu le 24 juillet 2017 (endommagement d'un câble électrique). Le tribunal a estimé que la créance était prescrite, le délai de prescription de cinq ans ayant commencé à courir le 25 juillet 2017, date à laquelle ENEDIS avait une connaissance suffisante de l'étendue du dommage, et que la demande d'indemnisation du 13 avril 2022 n'avait pas interrompu ce délai. La solution est fondée sur l'article 2224 du code civil.
N° TA93-2213016(TA93-2213016)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 1 200 euros à M. A pour les troubles dans ses conditions d’existence, en raison de l’absence de relogement malgré une décision de la commission de médiation du 24 juillet 2019 le reconnaissant prioritaire et une injonction du tribunal du 3 juillet 2020. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, la carence fautive ayant perduré à compter du 24 janvier 2020. Le tribunal a estimé que le préjudice subi par M. A, vivant seul et hébergé chez un particulier, justifiait cette indemnisation, tous intérêts confondus au jour du jugement.
N° TA93-2313163(TA93-2313163)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son admission au séjour au titre de l'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance du droit d'être entendu. Il a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la délégation de signature était régulière. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans application des textes spécifiques au fond, la requête étant jugée infondée.
N° TA93-2217723(TA93-2217723)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. et Mme A d’une demande de réduction de leur impôt sur le revenu 2020, au titre du crédit d’impôt pour investissement locatif prévu à l’article 199 novovicies du code général des impôts. Leur logement acquis en VEFA le 26 juillet 2017 devait être achevé avant le 26 janvier 2020, mais la livraison a eu lieu le 18 février 2020. Le tribunal a jugé que le retard, entièrement causé par la liquidation judiciaire d’une entreprise sous-traitante, constituait un cas de force majeure. En conséquence, il a accordé la réduction d’impôt sollicitée.
N° TA93-2213170(TA93-2213170)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 3 000 euros à M. A pour les troubles dans ses conditions d'existence résultant de l'absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation du 11 septembre 2019 le reconnaissant comme prioritaire et une injonction du tribunal du 19 juin 2020. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, la carence fautive ayant perduré du 11 mars 2020 au 18 août 2022. Le préjudice a été évalué à 3 000 euros pour un foyer de trois personnes.
N° TA93-2213182(TA93-2213182)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 3 000 euros à Mme A pour les troubles dans ses conditions d'existence, en raison de l'absence de relogement malgré une décision de la commission de médiation du 4 novembre 2020 la reconnaissant prioritaire. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, la carence fautive ayant duré du 4 mai 2021 au 5 mai 2023. Le tribunal a estimé que le préjudice subi par le foyer de cinq personnes justifiait cette indemnisation, rejetant le surplus de la demande de 10 000 euros.
N° TA93-2213236(TA93-2213236)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande indemnitaire de M. B, qui réclamait 35 000 euros à l'État pour son absence de relogement après avoir été reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 13 mars 2019. La solution retenue est fondée sur le constat que M. B n'a pas justifié de la régularité de son séjour sur le territoire français, condition nécessaire pour bénéficier du droit à un logement décent garanti par l'État en vertu des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, la carence de l'État n'a pas engagé sa responsabilité, et les conclusions indemnitaires ainsi que les demandes accessoires ont été rejetées.
N° TA93-2212129(TA93-2212129)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande de Mme B A, qui contestait son imposition à l'impôt sur le revenu pour les années 2013 à 2018, au motif que des indemnités journalières pour affection de longue durée avaient été incluses à tort dans ses revenus imposables. La juridiction a rejeté la requête comme irrecevable pour les années 2014 à 2017 en raison de la tardiveté de la réclamation préalable, et pour 2018 en l'absence d'imposition. En revanche, pour l'année 2013, la fin de non-recevoir a été écartée faute pour l'administration de justifier de la date de mise en recouvrement et de l'information sur les voies de recours. Sur le fond, le tribunal a appliqué les articles 12 et 79 du code général des impôts pour confirmer que les indemnités journalières en cause constituent des revenus imposables, rejetant ainsi la demande de décharge.
N° TA93-2213234(TA93-2213234)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser M. C pour la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation du 25 janvier 2019 le reconnaissant prioritaire pour un logement d'urgence. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence de proposition de logement malgré l'injonction du tribunal. Le préjudice, lié au maintien d'un logement suroccupé de 24m² pour un foyer de cinq personnes, a été évalué pour la période du 25 juillet 2019 au 27 juin 2023.