Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2416211(TA93-2416211)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour suspendre la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 19 août 2024 clôturant sa demande de renouvellement de titre de séjour "vie privée et familiale". En cours d'instance, le préfet ayant convoqué le requérant pour déposer sa demande, M. B s'est désisté de ses conclusions à fin de suspension et d'injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement et, faisant application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, a condamné l'État à verser 800 euros à son avocate.
N° TA93-2417014(TA93-2417014)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A, ressortissant dominicain, contestant un refus d'entrée sur le territoire français et son maintien en zone d'attente. Le juge a estimé que le requérant n'apportait aucun élément de nature à remettre en cause le motif du refus, et que la décision contestée ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales invoquées (liberté d'aller et venir, droit au respect de la vie privée et familiale). La requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA93-2416063(TA93-2416063)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 29 octobre 2024 plaçant M. B à l'isolement au centre pénitentiaire de Seine-Saint-Denis. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la présomption d'urgence en matière de placement à l'isolement pouvant être renversée en l'espèce, et qu'aucun des moyens soulevés (vice de forme, défaut de motivation, erreur manifeste d'appréciation) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, prise en application des articles L. 213-8 et R. 213-30 du code pénitentiaire.
N° TA93-2417012(TA93-2417012)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, qui contestait un refus d'entrée sur le territoire français et son maintien en zone d'attente. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'elle n'apportait aucun élément de nature à remettre en cause le motif du refus. En conséquence, la condition d'atteinte grave et manifestement illégale n'étant pas établie, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA93-2416383(TA93-2416383)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par la société Magenta Mariage Resort d'une demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 2 octobre 2024 ordonnant la fermeture administrative de son établissement pour trente-six jours. En cours d'instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a abrogé cet arrêté par un nouvel arrêté du 26 novembre 2024. Le juge des référés a constaté que les conclusions à fin de suspension étaient devenues sans objet et qu'il n'y avait plus lieu d'y statuer. Il a en revanche condamné l'Etat à verser 1 000 euros à la société requérante au titre des frais de justice.
N° TA93-2415582(TA93-2415582)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions tendant à la suspension et à l’injonction relatives à la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant s’est désisté après que le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a délivré une attestation de prolongation d’instruction. L’État a été condamné à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA93-2214830(TA93-2214830)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B, reconnu prioritaire pour un logement d'urgence le 3 avril 2020, qui n'a reçu aucune proposition de relogement. Il demande la condamnation de l'État à lui verser 20 000 euros pour les troubles subis, notamment en raison de l'insalubrité et de l'inadaptation de son logement. Le tribunal engage la responsabilité de l'État pour carence fautive, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il condamne l'État à verser 6 000 euros à M. B en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, et rejette le surplus des conclusions.
N° TA93-2415387(TA93-2415387)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour, en raison de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne depuis huit mois. Le juge estime que sa demande est manifestement mal fondée, car sa précédente demande d'admission exceptionnelle au séjour a été classée sans suite par une décision du 18 septembre 2024. En conséquence, faire droit à sa requête reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que le juge des référés ne peut ordonner.
N° TA93-2312442(TA93-2312442)
Le Tribunal administratif de Montreuil a donné acte du désistement de M. A, qui contestait le refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable d’accès à une formation aux métiers de la sécurité privée. Saisi d’un recours pour excès de pouvoir, le tribunal avait invité le requérant, sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois. En l’absence de réponse, M. A est réputé s’être désisté, conformément à cette disposition.
N° TA93-2307457(TA93-2307457)
Le Tribunal administratif de Montreuil a donné acte du désistement de M. A, qui contestait le refus implicite du CNAPS de renouveler sa carte professionnelle d'agent de sécurité pour la protection physique des personnes. Saisi d’un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a constaté que le requérant n’avait pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le président de la formation de jugement a donc prononcé le désistement d’office.
N° TA93-2306830(TA93-2306830)
Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement de la société Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies, qui demandait la restitution de cotisations de taxe sur les salaires pour 245 806 euros au titre des années 2018 et 2019. L’administration fiscale avait partiellement fait droit à sa demande par un dégrèvement de 214 240 euros. Le désistement étant pur et simple, le tribunal l’a constaté par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2411031(TA93-2411031)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, qui visait à faire reconnaître des discriminations subies durant sa carrière. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions relevant de l'office du juge, ni exposé de moyens, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En l'absence de régularisation dans le délai de recours, le juge a appliqué l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la demande sans instruction complémentaire.
N° TA93-2306171(TA93-2306171)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable d’accès à une formation aux métiers de la sécurité privée. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions, faute de quoi il serait réputé s’en être désisté. M. B n’ayant pas répondu dans le délai imparti, le tribunal a constaté son désistement et en a donné acte par ordonnance.
N° TA93-2209273(TA93-2209273)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par la société Internationale Kapitalanlagegesellschaft mbH d'une demande en restitution de retenues à la source prélevées au titre de l'année 2010. La société requérante s'est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 19 septembre 2024. Par une ordonnance du 29 novembre 2024, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte fiscal n'a été appliqué au fond, la procédure s'étant achevée par un désistement.
N° TA93-2207881(TA93-2207881)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société Allianz Global Investors Gmbh d'une demande en restitution de retenues à la source d'un montant de 7 437,60 euros au titre de l'année 2010. L'administration fiscale a prononcé un dégrèvement partiel, puis la société requérante s'est désistée de l'intégralité de sa requête. Par une ordonnance du 29 novembre 2024, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2214827(TA93-2214827)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par la commission de médiation le 3 juin 2020, afin d’obtenir réparation du préjudice subi du fait de l’absence de relogement par l’État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État à exécuter cette décision engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence subis. Il a ainsi condamné l’État à verser à Mme B une somme de 3 000 euros, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, compte tenu de la durée de la carence et de la situation de sur-occupation du logement avec ses quatre enfants.
N° TA93-2214832(TA93-2214832)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser M. B, reconnu prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation le 31 octobre 2018, en raison de la carence fautive de l'administration à exécuter cette décision. La responsabilité de l'État est engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une somme de 500 euros par mois à compter du 2 juin 2022, date de la demande indemnitaire, jusqu'à la date de la décision, en réparation des troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant, sans domicile fixe.
N° TA93-2214861(TA93-2214861)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation le 11 décembre 2019, qui n'a reçu aucune proposition de logement. La carence fautive de l'État à exécuter cette décision dans le délai imparti a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a jugé que le maintien de Mme B dans une situation de logement inadapté, entre le 23 septembre 2020 et son relogement le 19 novembre 2021, lui a causé des troubles dans ses conditions d'existence. En conséquence, l'État a été condamné à lui verser une somme de 36 000 euros en réparation de son préjudice moral et des troubles subis.
N° TA93-2214870(TA93-2214870)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable (COMED) le 15 avril 2020, afin d'obtenir réparation du préjudice subi du fait de l'absence de proposition de logement par l'État. La responsabilité de l'État a été engagée pour carence fautive dans l'exécution de la décision de la COMED, sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a condamné l'État à verser à Mme B une somme de 150 euros par mois à compter du 23 décembre 2020, date d'expiration du délai de six mois imparti au préfet, jusqu'à la date de la décision, avec intérêts au taux légal et capitalisation.
N° TA93-2214876(TA93-2214876)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 14 210 euros à M. C en réparation des préjudices moral et matériel subis. La responsabilité de l'État a été engagée pour carence fautive, car M. C, reconnu prioritaire par la commission de médiation en 2016, n'a jamais reçu de proposition de logement malgré une injonction sous astreinte. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. L'indemnisation couvre la période du 20 octobre 2016 au 14 septembre 2024, durant laquelle la famille de six personnes vivait dans un logement insalubre de 14 m².