Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2412771(TA93-2412771)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., ressortissant bangladais, contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français avec interdiction de retour d’un an. La juridiction a estimé que les moyens soulevés étaient soit manifestement infondés (incompétence du signataire, défaut de motivation), soit insuffisamment précis (risque de traitements contraires à l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme). La décision s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans instruction approfondie.
N° TA93-2312685(TA93-2312685)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’une demande d’exécution d’un jugement du 20 janvier 2022, qui enjoignait au préfet de la Seine-Saint-Denis de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. M. A a informé le tribunal, le 18 septembre 2024, que le préfet avait finalement procédé au réexamen et lui avait délivré une carte de séjour temporaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que la demande d’exécution était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA93-2414479(TA93-2414479)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de Mme A, ressortissante camerounaise. La requérante justifiait de l'urgence, présumée en matière de renouvellement de titre de séjour, et démontrait l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne malgré de nombreuses tentatives. Le juge a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous sous un délai déterminé, afin de lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de carte de séjour. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2414435(TA93-2414435)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme C épouse B de ses conclusions aux fins d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a condamné l'État, en tant que partie perdante, à verser une somme de 800 euros au titre des frais de justice, en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue repose sur le désistement pur et simple de la requérante et sur les textes applicables, notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2414434(TA93-2414434)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions aux fins d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a condamné l'État, partie perdante, à verser une somme de 800 euros au titre des frais de justice, en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2409087(TA93-2409087)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A contestant la décision "48 SI" du ministre de l'Intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. La requête a été jugée irrecevable car tardive, la décision attaquée ayant été régulièrement notifiée à l'intéressé le 28 décembre 2020, soit plus de deux mois avant l'introduction du recours. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 421-1 du code de justice administrative et R. 223-3 du code de la route.
N° TA93-2407069(TA93-2407069)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui contestait huit décisions de retrait de points sur son permis de conduire. Le juge a constaté que la décision « 48 SI » portant invalidation du permis, notifiée le 27 novembre 2023, était devenue définitive. La requête, enregistrée le 27 mai 2024, a été jugée tardive, le délai de recours contentieux de deux mois étant expiré. Cette irrecevabilité manifeste a été prononcée sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2408231(TA93-2408231)
Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 mai 2024 lui refusant l’admission au séjour au titre de l’asile et l’obligeant à quitter le territoire français. Saisi d’une requête en excès de pouvoir, le tribunal avait invité le requérant, sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer le maintien de ses conclusions sous un mois. En l’absence de réponse, le pli étant revenu avec la mention « avisé et non réclamé », le requérant est réputé s’être désisté. L’ordonnance donne acte de ce désistement.
N° TA93-2307751(TA93-2307751)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A pour contester le refus du CNAPS de renouveler sa carte professionnelle d'agent de sécurité privé. En cours d'instance, le CNAPS a finalement délivré la carte sollicitée, valable cinq ans, rendant le recours sans objet. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête. Les conclusions de M. A tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA93-2406114(TA93-2406114)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 3 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a relevé d'office que les conclusions dirigées contre cet arrêté étaient tardives, car la requête n'a été enregistrée que le 7 mai 2024, soit au-delà du délai de quarante-huit heures prévu par l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable.
N° TA93-2212978(TA93-2212978)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B, reconnu prioritaire pour un logement urgent par la commission de médiation en septembre 2019, afin d’obtenir réparation pour l’absence de relogement. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité, conformément aux articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Il a condamné l’État à verser à M. B une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d’existence, tenant compte de la durée de la carence et de la situation du foyer.
N° TA93-2213191(TA93-2213191)
Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 6 000 euros à M. B pour le préjudice moral subi en raison de l’absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation du 18 avril 2018 le reconnaissant prioritaire et une ordonnance du 11 décembre 2018 enjoignant au préfet d’agir sous astreinte. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, pour la période du 18 octobre 2018 au 13 février 2023. Le tribunal a rejeté la demande d’astreinte et les frais d’instance, M. B bénéficiant de l’aide juridictionnelle totale.
N° TA93-2213192(TA93-2213192)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 8 000 euros à Mme A pour carence fautive dans son relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 15 janvier 2020, n'avait pas été relogée malgré une injonction sous astreinte du 15 février 2021. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, pour la période du 27 octobre 2020 au 2 décembre 2024. L'indemnisation a été fixée en fonction des troubles dans les conditions d'existence subis par le foyer de cinq personnes.
N° TA93-2417012(TA93-2417012)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, qui contestait un refus d'entrée sur le territoire français et son maintien en zone d'attente. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'elle n'apportait aucun élément de nature à remettre en cause le motif du refus. En conséquence, la condition d'atteinte grave et manifestement illégale n'étant pas établie, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA93-2417014(TA93-2417014)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A, ressortissant dominicain, contestant un refus d'entrée sur le territoire français et son maintien en zone d'attente. Le juge a estimé que le requérant n'apportait aucun élément de nature à remettre en cause le motif du refus, et que la décision contestée ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales invoquées (liberté d'aller et venir, droit au respect de la vie privée et familiale). La requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA93-2416063(TA93-2416063)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 29 octobre 2024 plaçant M. B à l'isolement au centre pénitentiaire de Seine-Saint-Denis. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la présomption d'urgence en matière de placement à l'isolement pouvant être renversée en l'espèce, et qu'aucun des moyens soulevés (vice de forme, défaut de motivation, erreur manifeste d'appréciation) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, prise en application des articles L. 213-8 et R. 213-30 du code pénitentiaire.
N° TA93-2416056(TA93-2416056)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. A, présentée sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (étranger malade). Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, l'absence d'enregistrement exposant le requérant à une perte de droits au séjour et à un risque d'éloignement, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 431-2 et D. 431-7 du même code. Il a enjoint au préfet de procéder à l'enregistrement sous astreinte.
N° TA93-2417031(TA93-2417031)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant gabonais, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de clôturer l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un titre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, les éléments invoqués par le requérant (perte de droits sociaux, obstacle à la recherche d'emploi, situation irrégulière de sa fille) ne justifiant pas une intervention dans un délai de 48 heures, d'autant qu'il bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 24 janvier 2025. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA93-2415404(TA93-2415404)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi par M. A sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a constaté que le préfet de la Seine-Saint-Denis avait délivré une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail le 14 novembre 2024, exécutant ainsi l'ordonnance du 8 octobre 2024. En conséquence, le juge des référés a estimé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'astreinte et a rejeté les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2417009(TA93-2417009)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A se disant Adnan Dib, qui contestait un refus d’entrée sur le territoire français et son maintien en zone d’attente. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie et que les moyens soulevés (incompétence de l’auteur de l’acte, erreur manifeste d’appréciation) n’étaient pas assortis d’éléments suffisants pour caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.