Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA93-2212667(TA93-2212667)

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par la société Bayerninvest Kag Mbh d'une demande en restitution de retenues à la source de 8 100 euros prélevées en 2019, assortie d'intérêts moratoires. La société s'est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 29 juillet 2024. Par une ordonnance du 29 novembre 2024, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2210325(TA93-2210325)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme B, praticien attaché associé, contestant la décision du 19 novembre 2021 du centre hospitalier intercommunal Robert Ballanger de ne pas renouveler son contrat à durée déterminée. La requérante soutenait que cette décision devait être requalifiée en licenciement, car elle estimait avoir droit à un contrat à durée indéterminée en application des articles R. 6152-610 du code de la santé publique et de l'article 9 de la loi du 9 janvier 1986, après avoir cumulé plus de six ans de contrats courts. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que la décision de non-renouvellement était régulière et que les moyens invoqués, notamment l'incompétence, le défaut de motivation et l'irrégularité de la procédure, n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans faire droit aux demandes d'indemnisation ou de réintégration.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA93-2205668(TA93-2205668)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A, agent contractuel du centre hospitalier intercommunal Robert Ballanger, pour contester un avis de sommes à payer de 2 264,73 euros correspondant à une reprise de traitement indûment versé pendant une période de congé maladie sans traitement. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par l’hôpital, estimant que la requête, enregistrée dans les deux mois suivant la notification de l’avis du 10 décembre 2021, était recevable. Sur le fond, il a constaté que la période de congé maladie sans droit à rémunération retenue par l’administration (18 septembre au 31 octobre 2021) était erronée, car Mme A avait travaillé du 18 septembre au 4 octobre 2021 et n’avait été en arrêt maladie que du 5 au 31 octobre 2021. En application du décret n° 91-155 du 6 février 1991, le tribunal a annulé l’avis des sommes à payer et déchargé Mme A de l’obligation de payer la somme réclamée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2205251(TA93-2205251)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, technicien de laboratoire, qui demandait la condamnation de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) à l'indemniser d'un préjudice d'anxiété lié à une exposition à des agents chimiques dangereux. Le tribunal a estimé que la créance était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale des créances publiques. À titre subsidiaire, il a jugé que le préjudice d'anxiété invoqué n'était pas indemnisable en l'absence de pathologie déclarée et d'exposition à l'amiante, conformément à la jurisprudence du Conseil d'État.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2201447(TA93-2201447)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la caisse d'épargne et de prévoyance du Languedoc-Roussillon, qui sollicitait la restitution partielle de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) pour l'exercice 2020. La requérante soutenait que sa contribution au Fonds de résolution unique (FRU) ne constituait pas un impôt ou une taxe et devait être déduite du calcul de la valeur ajoutée. Le tribunal a jugé que, conformément au plan comptable général, cette contribution obligatoire, instituée par l'autorité publique pour financer des actions d'intérêt économique, devait être comptabilisée comme un impôt ou une taxe et n'était donc pas déductible. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts (article 1586 sexies) et du code monétaire et financier.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2302905(TA93-2302905)

Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 octobre 2022 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, le préfet ayant régulièrement délégué sa signature. Il a également jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée. Les autres moyens soulevés par le requérant n'ont pas été examinés dans l'extrait fourni, mais le tribunal a conclu au rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA93-2305149(TA93-2305149)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme B, professeure des écoles, contestant la décision du recteur de l'académie de Créteil du 16 décembre 2022 qui fixait ses taux d'incapacité permanente partielle à 4 % et 5 % pour deux affections professionnelles et lui refusait l'allocation temporaire d'invalidité. En cours d'instance, le recteur a accordé cette allocation par une décision du 30 novembre 2023, reconnaissant que son attribution n'était pas subordonnée à un taux minimal de 10 %. Le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, appliquant les principes du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2307914(TA93-2307914)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 26 mai 2023 refusant son titre de séjour "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet s'était fondé à tort sur l'utilisation d'une fausse carte d'identité espagnole pour refuser l'admission exceptionnelle au séjour, sans établir que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, avec injonction au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai d'un mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2307925(TA93-2307925)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. A D et de Mme E B F épouse D dirigées contre les arrêtés du 2 juin 2023 du préfet de la Seine-Saint-Denis. Ces arrêtés refusaient le renouvellement de leurs titres de séjour, les obligeaient à quitter le territoire français et fixaient le pays de renvoi. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'erreur de droit concernant l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. En conséquence, les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2307928(TA93-2307928)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et de défaut d'examen, estimant la procédure régulière. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les stipulations de l'accord franco-tunisien et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2307932(TA93-2307932)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 8 juin 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant sri-lankais, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, alors que M. A justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Par conséquent, l'ensemble des décisions contestées (refus de séjour, obligation de quitter le territoire, délai de départ, pays de renvoi et interdiction de retour) ont été annulées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2113103(TA93-2113103)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté les requêtes de la société d'assurance mutuelle CAPMA-CAPMI. La société contestait des rappels de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) pour les années 2016 à 2019, estimant que les reprises sur la réserve de capitalisation liées à une charge théorique d'impôt sur les sociétés devaient être exclues du calcul de la valeur ajoutée. Le tribunal a jugé que ces reprises constituent des produits non techniques, et non des provisions techniques, et doivent donc être incluses dans le chiffre d'affaires pour le calcul de la CVAE, conformément aux articles 1586 sexies et 1586 octies du code général des impôts.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2112542(TA93-2112542)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société Universal Investment GmbH, agissant pour le compte d’un fonds d’investissement allemand, qui sollicitait la restitution de retenues à la source sur des dividendes de source française pour l’année 2009, au motif que la chaîne de paiement n’était pas établie. La juridiction a jugé irrecevable la requête faute pour la société de produire des pièces justifiant le lien entre le dépositaire et le fonds bénéficiaire, conformément à l’article R. 197-3 du livre des procédures fiscales. Les conclusions accessoires, notamment les intérêts moratoires et les frais de justice, ont également été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2311237(TA93-2311237)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SCI Trianon 11 Jules Princet visant à l'annulation du permis de construire délivré par le maire d'Aulnay-sous-Bois à la SCCV Princet pour un immeuble de 42 logements et un local commercial. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, le maire étant compétent en vertu de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme. Il a également jugé que le moyen relatif à l'absence de document sur l'accessibilité aux personnes handicapées manquait en fait, un tel document étant présent dans le dossier. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2311311(TA93-2311311)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par la SCCV Aulnay 64 Anatole France et la société Incity contre un arrêté du maire d'Aulnay-sous-Bois du 27 mars 2023, délivrant un permis de construire à la SCCV Princet pour un immeuble de 42 logements et un local commercial. Les requérantes contestaient la légalité du permis en invoquant l'insuffisance du dossier de demande et la méconnaissance des articles UA 12/2 et UA 13 du règlement du plan local d'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'article L. 600-1-2 relatif à l'intérêt à agir.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2311402(TA93-2311402)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par le syndicat des copropriétaires de la résidence Aulnay Parc et plusieurs particuliers d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire d’Aulnay-sous-Bois délivrant un permis de construire pour un immeuble de 42 logements et un local commercial. Les requérants invoquaient notamment l’irrégularité de la procédure faute de saisine de l’inspection générale des carrières, l’incomplétude du dossier de demande, une erreur manifeste d’appréciation et une fraude sur la qualité du pétitionnaire, ainsi que la méconnaissance de plusieurs dispositions du plan local d’urbanisme et des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l’urbanisme. La SCCV Princet, bénéficiaire du permis, et la commune ont conclu au rejet de la requête. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, y compris ceux relatifs au permis de démolir, et a rejeté la requête.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2414266(TA93-2414266)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car Mme B avait présenté sa demande d'asile au-delà du délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée en France. Il a également estimé qu'aucun défaut d'examen de sa vulnérabilité ni erreur de droit n'étaient établis. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2400725(TA93-2400725)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 28 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels. Il a également rappelé que l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 régit la délivrance des titres de séjour pour activité salariée, rendant inopérant l'invocation de l'article L. 435-1 sur ce point.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2400750(TA93-2400750)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant indien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 15 décembre 2023 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de saisine de la commission du titre de séjour. Elle a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni méconnu l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, en raison du caractère parcellaire des preuves de résidence et de la présence des attaches familiales du requérant en Inde.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2400980(TA93-2400980)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du maire de Montreuil du 28 juillet 2023 refusant un permis de construire à la SCI DS pour la réhabilitation d'un garage en un immeuble mixte (commerces, enseignement, neuf logements). Le tribunal a jugé illégal le motif de refus fondé sur la qualification de "construction nouvelle" plutôt que d'extension, en application du dictionnaire du PLUi d'Est Ensemble. Il a également écarté les autres motifs tirés de l'incompétence et de la méconnaissance des articles IV.3.b du PLUi et R.111-2 du code de l'urbanisme. En conséquence, le tribunal a enjoint à la commune de délivrer le permis de construire sollicité.

Résumé IA