Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2407712(TA93-2407712)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire prise par le préfet de police le 24 mars 2024. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée en droit et en fait, et que le principe du contradictoire n'avait pas été méconnu. Il a également estimé que les moyens relatifs à la menace pour l'ordre public étaient inopérants concernant l'obligation de quitter le territoire, mais que le refus de délai de départ volontaire était justifié au regard des articles L. 612-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du comportement de l'intéressé (conduite sous stupéfiants et sans permis).
N° TA93-2405863(TA93-2405863)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi par M. A, ressortissant bangladais, d’un recours en excès de pouvoir contre des décisions du préfet des Hauts-de-Seine du 30 avril 2024, a statué sur la légalité de l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, de la fixation du pays de renvoi et de l’interdiction de retour d’un an. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en se fondant sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA93-2414266(TA93-2414266)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car Mme B avait présenté sa demande d'asile au-delà du délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée en France. Il a également estimé qu'aucun défaut d'examen de sa vulnérabilité ni erreur de droit n'étaient établis. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA93-2302905(TA93-2302905)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 octobre 2022 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, le préfet ayant régulièrement délégué sa signature. Il a également jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée. Les autres moyens soulevés par le requérant n'ont pas été examinés dans l'extrait fourni, mais le tribunal a conclu au rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
N° TA93-2406611(TA93-2406611)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant les décisions du préfet de la Seine-Saint-Denis du 26 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne était inopérant, cette disposition ne s'appliquant qu'aux institutions de l'Union et non aux États membres. Les autres moyens soulevés par le requérant ont été écartés comme non fondés.
N° TA93-2306459(TA93-2306459)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant roumain, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 26 mai 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de circulation de douze mois. Le tribunal a estimé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé, en application des articles L. 251-1, L. 251-3 et L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, fondée sur l'absence de droit au séjour et la menace à l'ordre public.
N° TA93-2305439(TA93-2305439)
Le Tribunal administratif de Montreuil annule l'arrêté du 14 avril 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé un titre de séjour à M. B, ressortissant tunisien, et l'a obligé à quitter le territoire. Le juge retient que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'entrée régulière de l'intéressé en 2016, de sa résidence habituelle en France depuis plus de six ans et demi, et de son activité professionnelle continue de chauffeur-livreur depuis cinq ans. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer à M. B un titre de séjour portant la mention " salarié " dans un délai de deux mois. La décision s'appuie notamment sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2401066(TA93-2401066)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires de la résidence Aulnay Parc, qui demandait l'annulation du permis de construire délivré le 16 juin 2023 par le maire d'Aulnay-sous-Bois à la SCCV Aulnay 64 Anatole France pour un ensemble immobilier de 64 logements et commerces. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'absence de titre habilitant le pétitionnaire, l'incomplétude du dossier, la méconnaissance des articles UA 6/2 du PLU et R. 111-27 et R. 111-2 du code de l'urbanisme, ainsi que l'absence de permis de démolir. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant considéré que les moyens n'étaient pas fondés.
N° TA93-2113103(TA93-2113103)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté les requêtes de la société d'assurance mutuelle CAPMA-CAPMI. La société contestait des rappels de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) pour les années 2016 à 2019, estimant que les reprises sur la réserve de capitalisation liées à une charge théorique d'impôt sur les sociétés devaient être exclues du calcul de la valeur ajoutée. Le tribunal a jugé que ces reprises constituent des produits non techniques, et non des provisions techniques, et doivent donc être incluses dans le chiffre d'affaires pour le calcul de la CVAE, conformément aux articles 1586 sexies et 1586 octies du code général des impôts.
N° TA93-2312049(TA93-2312049)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ghanéenne, qui contestait le refus de titre de séjour pour raison de santé et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que la signataire disposait d'une délégation régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé sur l'application des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2311844(TA93-2311844)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, ressortissante afghane, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. La décision du 31 août 2023, fondée sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été jugée suffisamment motivée et non entachée de vice de procédure. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'absence de prise en compte de la vulnérabilité et l'erreur manifeste d'appréciation, estimant que la décision était légale et proportionnée.
N° TA93-2310553(TA93-2310553)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B contestant le refus du maire de Bobigny de lui délivrer un permis de construire modificatif pour transformer une maison individuelle en un bâtiment de cinq logements. La commune a demandé une substitution de motif, arguant que les modifications, portant le nombre de logements de deux à cinq, changeaient la nature du projet et nécessitaient un nouveau permis de construire. Le tribunal a jugé ce motif fondé, estimant que le passage d'une maison individuelle à un bâtiment collectif constituait un bouleversement de la nature du projet. En conséquence, la substitution de motif a été acceptée et la requête de M. B a été rejetée, confirmant ainsi la légalité du refus initial.
N° TA93-2310349(TA93-2310349)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en formation collégiale, a été saisi par Mme C de difficultés d'exécution de l'ordonnance de référé du 24 novembre 2022, qui avait suspendu un permis de construire délivré par le maire de Bondy. Le tribunal a constaté que la commune avait pris les mesures nécessaires à l'exécution de cette ordonnance, notamment en dressant un procès-verbal d'infraction et en engageant une procédure de mise en demeure de régulariser les travaux, après que le permis de construire a été annulé par un jugement définitif du 18 décembre 2023. Par conséquent, le tribunal a rejeté la demande de Mme C, estimant que l'ordonnance de suspension avait été exécutée. Cette décision est fondée sur les articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative.
N° TA93-2310215(TA93-2310215)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de l’OFII de lui octroyer les conditions matérielles d’accueil. Le requérant invoquait une méconnaissance de l’article L. 551-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, estimant que sa situation personnelle et familiale (attaches en Île-de-France) n’avait pas été prise en compte. Le tribunal a jugé que l’OFII avait bien examiné sa situation, notamment via un entretien de vulnérabilité et un avis médical, et que le refus d’orientation vers Rennes n’était pas entaché d’erreur d’appréciation. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d’annulation et d’injonction, sur le fondement des articles L. 551-15 et L. 551-3 du même code.
N° TA93-2308634(TA93-2308634)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant égyptien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 29 juin 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature étant régulièrement publiée. Il a également jugé que la procédure devant la commission du titre de séjour était régulière, l'avis de cette commission étant réputé rendu après trois mois sans réunion, ce qui dispensait de convoquer le requérant. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles R. 432-8, R. 432-11 et R. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2307932(TA93-2307932)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 8 juin 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant sri-lankais, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, alors que M. A justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Par conséquent, l'ensemble des décisions contestées (refus de séjour, obligation de quitter le territoire, délai de départ, pays de renvoi et interdiction de retour) ont été annulées.
N° TA93-2307928(TA93-2307928)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et de défaut d'examen, estimant la procédure régulière. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les stipulations de l'accord franco-tunisien et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C.
N° TA93-2307925(TA93-2307925)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. A D et de Mme E B F épouse D dirigées contre les arrêtés du 2 juin 2023 du préfet de la Seine-Saint-Denis. Ces arrêtés refusaient le renouvellement de leurs titres de séjour, les obligeaient à quitter le territoire français et fixaient le pays de renvoi. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'erreur de droit concernant l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. En conséquence, les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
N° TA93-2307914(TA93-2307914)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 26 mai 2023 refusant son titre de séjour "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet s'était fondé à tort sur l'utilisation d'une fausse carte d'identité espagnole pour refuser l'admission exceptionnelle au séjour, sans établir que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, avec injonction au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai d'un mois.
N° TA93-2306241(TA93-2306241)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 19 avril 2023 refusant son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et d'irrégularité de la procédure devant le collège de médecins de l'OFII, faute pour le requérant d'apporter des éléments suffisants. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, en application des articles L. 423-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations des articles 2 et 3 de la convention européenne des droits de l'homme.