Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2309518(TA93-2309518)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme A..., ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre une prétendue décision implicite de rejet, une décision expresse ayant été prise le 6 janvier 2023. Concernant la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, le tribunal a rappelé que la charge de la preuve de la notification régulière de la décision incombe à l'administration. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal s'est fondé sur les articles R. 811-2, R. 776-9 et R. 751-3 du code de justice administrative pour statuer sur la recevabilité.
N° TA93-2309262(TA93-2309262)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société Banque Populaire Rives de Paris, qui sollicitait la restitution partielle de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) pour 2020 et 2021. La société soutenait que la contribution au fonds de résolution unique (FRU) ne constituait pas un impôt et devait être déduite de l'assiette de la CVAE. Le tribunal a jugé que cette contribution, bien que non qualifiée d'impôt en droit européen, était une charge obligatoire liée à l'activité bancaire et ne pouvait être exclue du calcul de la valeur ajoutée selon les dispositions du code général des impôts. La solution s'appuie sur les articles 1586 ter et 1586 sexies du code général des impôts, ainsi que sur le droit de l'Union européenne, notamment le règlement (UE) n° 806/2014.
N° TA93-2308633(TA93-2308633)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. F, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 22 juin 2023 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et d'examen, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes d'annulation et d'injonction. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA93-2308631(TA93-2308631)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 15 mai 2023. Cet arrêté refusait son titre de séjour, l'obligeait à quitter le territoire français et prononçait une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, en raison d'une délégation de signature régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
N° TA93-2308446(TA93-2308446)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SA Crédit Mutuel Factoring, qui contestait son assujettissement à des cotisations supplémentaires de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) pour 2018 et 2020. La société soutenait que la cotisation au fonds de résolution unique (FRU) n'était pas un impôt et devait être déduite comme une charge d'exploitation bancaire. Le tribunal a jugé que cette cotisation, versée en application de règlements européens et de la loi française, constitue un versement obligatoire institué par l'autorité publique pour financer une action d'intérêt économique ou social. En application de l'article 1586 sexies du code général des impôts et du plan comptable général, elle doit être classée dans la catégorie des "impôts, taxes et versements assimilés", non déductible du calcul de la valeur ajoutée. La demande de décharge a donc été rejetée.
N° TA93-2218053(TA93-2218053)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la caisse régionale de crédit agricole mutuel Nord de France, qui demandait la décharge de rappels de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) pour 2017 et 2018. Le litige portait sur la déductibilité de la contribution au Fonds de résolution unique (FRU) et de la taxe de risque systémique de l'assiette de la CVAE. Le tribunal a jugé que ces contributions, bien que non qualifiées d'impôts, constituent des charges d'exploitation bancaire non déductibles en application des dispositions du III de l'article 1586 sexies du code général des impôts et des normes comptables applicables. La solution retenue s'appuie sur le plan comptable général et le code général des impôts, sans faire droit aux moyens de la requérante.
N° TA93-2213235(TA93-2213235)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, inspecteur des finances publiques, qui contestait le refus de prolongation d'activité au-delà de la limite d'âge et demandait 100 000 euros de dommages et intérêts. Saisi sur le fondement des articles L. 556-1, L. 556-5 et L. 556-7 du code général de la fonction publique, le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la prolongation, compte tenu des difficultés relationnelles et managériales relevées dans les dernières évaluations de l'agent. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées comme irrecevables, faute de réclamation préalable.
N° TA93-2211229(TA93-2211229)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme C épouse A d’une demande indemnitaire dirigée contre l’université Paris 8, pour obtenir le paiement de 3 190,98 euros au titre de la rémunération d’heures d’enseignement effectuées en tant que chargée d’enseignement vacataire durant les années universitaires 2019-2020 et 2020-2021. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que l’absence de contrat écrit ne constituait pas une faute de l’université, la validité du contrat oral étant reconnue. Il a également considéré que la requérante n’établissait pas que l’université avait commis une faute en ne la rémunérant pas, au regard du principe du service fait. La décision s’appuie notamment sur le code de l’éducation et le décret n° 87-889 du 29 octobre 1987.
N° TA93-2210706(TA93-2210706)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, agent du centre hospitalier intercommunal André Grégoire, qui demandait réparation pour le préjudice financier résultant d’une promesse non tenue de financement d’un master. Le tribunal a jugé que le plan de formation est établi en fonction des besoins du service et des capacités financières de l’établissement, et que les agents ne bénéficient pas d’un droit automatique à voir leur demande de formation acceptée. En l’espèce, la promesse alléguée n’a pas été regardée comme constituant un engagement ferme de l’administration, et aucune faute de nature à engager sa responsabilité n’a été retenue. La décision s’appuie notamment sur les articles 1er, 2, 6, 7, 8 et 37 du décret n° 2008-824 du 21 août 2008 relatif à la formation professionnelle des agents de la fonction publique hospitalière.
N° TA93-2208393(TA93-2208393)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de la décision implicite du GHI Le Raincy-Montfermeil refusant sa mise à la retraite pour invalidité. Le tribunal a jugé que M. B, bien qu'ayant été nommé fonctionnaire stagiaire, n'avait pas la qualité de fonctionnaire titulaire, condition nécessaire pour bénéficier du régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la CNRACL prévu par le décret du 26 décembre 2003. Par conséquent, la demande de mise à la retraite pour invalidité était infondée. La solution s'appuie sur les dispositions du décret n° 2003-1306 et les textes relatifs à la fonction publique hospitalière.
N° TA93-2313404(TA93-2313404)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle et professionnelle du requérant. Il a jugé que M. B ne justifiait pas d'une insertion professionnelle ou de liens personnels suffisamment intenses et stables en France pour bénéficier des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés, et l'ensemble des conclusions de la requête ont été rejetées.
N° TA93-2306459(TA93-2306459)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant roumain, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 26 mai 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de circulation de douze mois. Le tribunal a estimé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé, en application des articles L. 251-1, L. 251-3 et L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, fondée sur l'absence de droit au séjour et la menace à l'ordre public.
N° TA93-2304135(TA93-2304135)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SNC Aulnay Docteur A, qui demandait la condamnation de la commune d'Aulnay-sous-Bois à lui verser 1 906 546,60 euros en réparation de préjudices financiers. La société requérante invoquait l'illégalité d'un permis de construire délivré le 15 novembre 2021 à la SCCV Levanto A et une inégalité de traitement dans l'instruction de ses propres demandes de permis. Le tribunal a jugé que la responsabilité de la commune n'était pas engagée, car les préjudices allégués ne trouvaient pas leur cause directe dans les illégalités invoquées. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute des personnes publiques et les dispositions du code de justice administrative.
N° TA93-2205668(TA93-2205668)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A, agent contractuel du centre hospitalier intercommunal Robert Ballanger, pour contester un avis de sommes à payer de 2 264,73 euros correspondant à une reprise de traitement indûment versé pendant une période de congé maladie sans traitement. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par l’hôpital, estimant que la requête, enregistrée dans les deux mois suivant la notification de l’avis du 10 décembre 2021, était recevable. Sur le fond, il a constaté que la période de congé maladie sans droit à rémunération retenue par l’administration (18 septembre au 31 octobre 2021) était erronée, car Mme A avait travaillé du 18 septembre au 4 octobre 2021 et n’avait été en arrêt maladie que du 5 au 31 octobre 2021. En application du décret n° 91-155 du 6 février 1991, le tribunal a annulé l’avis des sommes à payer et déchargé Mme A de l’obligation de payer la somme réclamée.
N° TA93-2205251(TA93-2205251)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, technicien de laboratoire, qui demandait la condamnation de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) à l'indemniser d'un préjudice d'anxiété lié à une exposition à des agents chimiques dangereux. Le tribunal a estimé que la créance était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale des créances publiques. À titre subsidiaire, il a jugé que le préjudice d'anxiété invoqué n'était pas indemnisable en l'absence de pathologie déclarée et d'exposition à l'amiante, conformément à la jurisprudence du Conseil d'État.
N° TA93-2203194(TA93-2203194)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de la société Arcelormittal France contestant la remise en cause, par l'administration fiscale, de la déductibilité de redevances versées à sa société-mère luxembourgeoise au titre des exercices 2008 et 2009. L'administration avait appliqué l'article 57 du code général des impôts, estimant que ces versements constituaient un transfert indirect de bénéfices à l'étranger, faute de contrepartie réelle pour les sociétés françaises utilisatrices de la marque. Le tribunal a rejeté la demande de la société, jugeant que l'administration avait suffisamment démontré l'absence de contrepartie justifiant les redevances, et que la société n'apportait pas la preuve contraire. La solution retenue confirme le bien-fondé des rectifications opérées par l'administration sur le fondement de l'article 57 du CGI.
N° TA93-2117762(TA93-2117762)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société Allianz Global Investors GmbH, agissant pour le compte d’un fonds allemand, d’une demande en restitution de retenues à la source sur dividendes français pour 2009, contestant leur compatibilité avec le droit communautaire. La société s’est désistée de sa requête par un mémoire du 18 octobre 2024. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sans examiner le fond du litige. Aucun texte spécifique n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée par le désistement.
N° TA93-2405863(TA93-2405863)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi par M. A, ressortissant bangladais, d’un recours en excès de pouvoir contre des décisions du préfet des Hauts-de-Seine du 30 avril 2024, a statué sur la légalité de l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, de la fixation du pays de renvoi et de l’interdiction de retour d’un an. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en se fondant sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA93-2311237(TA93-2311237)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SCI Trianon 11 Jules Princet visant à l'annulation du permis de construire délivré par le maire d'Aulnay-sous-Bois à la SCCV Princet pour un immeuble de 42 logements et un local commercial. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, le maire étant compétent en vertu de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme. Il a également jugé que le moyen relatif à l'absence de document sur l'accessibilité aux personnes handicapées manquait en fait, un tel document étant présent dans le dossier. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA93-2311311(TA93-2311311)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par la SCCV Aulnay 64 Anatole France et la société Incity contre un arrêté du maire d'Aulnay-sous-Bois du 27 mars 2023, délivrant un permis de construire à la SCCV Princet pour un immeuble de 42 logements et un local commercial. Les requérantes contestaient la légalité du permis en invoquant l'insuffisance du dossier de demande et la méconnaissance des articles UA 12/2 et UA 13 du règlement du plan local d'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'article L. 600-1-2 relatif à l'intérêt à agir.