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Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A..., professeure, qui contestait le refus de la rectrice de l'académie de Nantes de reconnaître l'imputabilité au service de son accident de trajet du 3 novembre 2022. Le tribunal a jugé que l'accident, survenu alors qu'elle se rendait de chez ses parents à un examen médical, ne constituait pas un accident de trajet au sens de l'article L. 822-19 du code général de la fonction publique. Il a considéré que sa résidence principale déclarée était à Pontchâteau et qu'un agent ne peut se prévaloir de plusieurs résidences pour l'application de ce texte. La décision attaquée n'a donc pas été entachée d'erreur de droit.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. I... contre l'arrêté du 9 juin 2023 du préfet de la Loire-Atlantique l'assignant à résidence pour six mois. Le tribunal a écarté l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français du 3 janvier 2023, confirmée par un jugement du 5 mai 2023, et a jugé que l'assignation à résidence était légale. Il a estimé que la compétence de l'autorité signataire était établie, que la procédure relevait du 1° de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale. Les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... contestant le refus de titre de séjour du préfet de la Loire-Atlantique. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. Michaud, conseiller principal d'éducation, contestant son déplacement d'office prononcé par la rectrice des Pays de la Loire. Le tribunal a rejeté les moyens de légalité externe, jugeant la décision suffisamment motivée et la procédure d'enquête impartiale. Sur la légalité interne, il a considéré que la sanction n'était pas disproportionnée au regard des obligations de dignité et de neutralité des agents publics, prévues par le code général de la fonction publique et le code de l'éducation. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B..., enseignant contractuel, qui contestait son licenciement prononcé par la rectrice des Pays de la Loire pour des propos injurieux et racistes. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure disciplinaire, jugeant que le délai de quatre mois prévu par l'article R. 914-104 du code de l'éducation pour statuer après une suspension n'est pas applicable à l'engagement de l'action disciplinaire. Il a également rappelé que les dispositions de l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique ne s'appliquent pas aux maîtres contractuels de l'enseignement privé sous contrat. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation des décisions de licenciement et de rejet du recours gracieux.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... C... contestant la décision du ministre de l’intérieur du 30 juin 2023 confirmant l’ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre n’avait pas commis d’erreur de fait ni d’erreur manifeste d’appréciation en se fondant sur l’absence de ressources stables et d’insertion professionnelle pleinement réalisée, malgré un contrat récent de courte durée. Cette appréciation a été effectuée sur le fondement de l’article 21-15 du code civil et de l’article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de Mme A... contre l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. La juridiction a jugé que la décision du ministre de l'intérieur du 17 février 2023 s'était substituée à celle de la préfète, rendant irrecevable le moyen d'incompétence du signataire. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. Cette solution s'appuie sur les articles 45 et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 relatif aux naturalisations.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête indemnitaire de M. A..., ouvrier d'État, qui demandait réparation des préjudices subis suite au refus illégal de lui accorder un départ à la retraite anticipé pour travaux insalubres. Le tribunal a jugé que la décision de refus du ministre des armées n'était entachée d'aucune illégalité fautive, comme l'avait déjà établi un précédent jugement du 14 octobre 2025. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont été rejetées, faute d'établir une faute de l'administration. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 2004-1056 du 5 octobre 2004 et du décret n° 67-711 du 18 août 1967.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. H... contestant le refus de naturalisation du ministre de l’intérieur. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle était légalement motivée par l’absence de centre des intérêts matériels et moraux en France, en application de l’article 21-16 du code civil, et non de l’article 48 du décret de 1993, écartant ainsi le moyen d’erreur de droit. Il a également estimé que l’administration avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant et que le refus n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation ni de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contre la décision implicite du ministre de l’intérieur rejetant son recours suite à l’ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre pouvait légalement fonder sa décision sur le séjour irrégulier de l’intéressé en France de 1999 à 2019, sans qu’une condamnation pénale préalable ne soit nécessaire. Cette appréciation, relevant de l’opportunité accordée par l’article 48 du décret n°93-1362, n’est pas entachée d’erreur manifeste. Les moyens tirés de la possession d’état de Français et de la méconnaissance des articles 21-13, 21-15 et suivants du code civil ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme C... d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis suite à l'illégalité de deux décisions du 22 février 2023 : la résiliation de son contrat d'emploi pénitentiaire par la société Themis FM et la fin de son affectation par la directrice du centre pénitentiaire de Nantes. Ces décisions ont été annulées le 15 mars 2023 par la directrice interrégionale des services pénitentiaires. Le tribunal a jugé que l'illégalité de ces décisions constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, en application des articles L. 412-5, L. 412-7, L. 412-9, L. 412-11, L. 412-16 et L. 412-17 du code pénitentiaire. La solution retenue est que l'État est condamné à verser à Mme C... une indemnité de 3 266,18 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 16 juin 2023, en réparation de ses préjudices financier et moral.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... contre la décision du ministre de l'intérieur du 16 octobre 2023, confirmant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle, qui se substituait à celle du préfet, était suffisamment motivée. Il a écarté le moyen tiré de la méconnaissance des articles du code civil relatifs aux conditions de recevabilité, au motif que l'ajournement relevait d'une appréciation d'opportunité fondée sur l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. Enfin, le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur le caractère récent du contrat de travail de l'intéressée pour évaluer son insertion professionnelle.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contre la décision du ministre de l'intérieur du 6 septembre 2023 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le ministre avait fondé cet ajournement sur le caractère récent du contrat à durée indéterminée de M. A..., estimant que son insertion professionnelle n'était pas pleinement réalisée. Le tribunal a jugé que les éléments d'intégration et d'absence d'infractions invoqués par le requérant étaient sans incidence sur ce motif, et que les circonstances postérieures à la décision (comme la transformation de son CDD en CDI) ne pouvaient être utilement invoquées. La solution s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un pouvoir d'appréciation de l'opportunité de la naturalisation.
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, qui avait rejeté le recours de M. B... contre un refus de visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. La juridiction retient que la décision est insuffisamment motivée, car elle se borne à indiquer que les informations fournies sont incomplètes ou non fiables sans énoncer les considérations de fait propres à la situation du demandeur, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme E... et M. B... contestant le refus de visa de court séjour opposé à Mme E..., ressortissante algérienne. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence et de défaut d’examen, et a estimé que le motif de refus tiré du risque de détournement de l’objet du visa à des fins migratoires était fondé, en application du règlement (CE) n° 810/2009. Le tribunal a également rejeté la demande de substitution de motif formulée par le ministre, mais a confirmé la légalité de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante afghane, qui contestait le refus de visa de long séjour au titre de la réunification familiale. La décision contestée, prise par la commission de recours contre les décisions de refus de visa, a été jugée suffisamment motivée. Le tribunal a estimé que la requérante n'établissait pas avoir entretenu une vie commune stable et continue avec son époux avant la demande d'asile, conformément aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme le refus de visa.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée, motivée en droit et en fait, a été jugée suffisante et non entachée d'un défaut d'examen sérieux. Le tribunal a estimé que la demande d'asile de Mme C..., présentée au-delà du délai de quatre-vingt-dix jours prévu à l'article L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), n'était pas justifiée par un motif légitime, notamment son état de santé. En conséquence, le refus de conditions matérielles d'accueil fondé sur l'article L. 551-15 du CESEDA a été validé.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D..., un ancien sous-officier, qui demandait la révision de sa pension militaire d’invalidité pour prendre en compte cinq nouvelles infirmités (épaule gauche, chevilles et genoux). Le tribunal a jugé que les pathologies invoquées, notamment celles liées à l’épaule et à la cheville droite, n’étaient pas imputables au service au sens des articles L. 121-1 et L. 121-2 du code des pensions militaires d’invalidité, faute de preuve d’un lien direct avec un fait de service. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation de la décision de la commission de recours de l’invalidité du 14 septembre 2022, confirmant le refus de révision de la pension.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. D... contre les décisions médicales et ministérielles le déclarant inapte à un engagement dans la réserve opérationnelle de la police nationale. Le tribunal a jugé que la décision du médecin-chef du 26 décembre 2022, confirmant l'inaptitude, n'était pas une décision administrative susceptible de recours mais un acte préparatoire, et a donc rejeté les conclusions dirigées contre elle comme irrecevables. Concernant la décision du ministre de l'intérieur du 22 février 2024, le tribunal a estimé qu'elle était suffisamment motivée et que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en appliquant l'arrêté du 29 mars 2021 relatif au profil médical d'aptitude, malgré l'amélioration de l'acuité visuelle du requérant postérieure à l'examen médical initial. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. H..., médecin militaire retraité, contestant la suspension de sa pension pour les années 2017 à 2020 et le titre de perception de 138 855 euros émis pour récupérer les sommes indûment versées. La juridiction a jugé que le cumul de sa pension avec ses revenus de médecin-conseil à la sécurité sociale, activité exercée sous un contrat de droit privé, relevait des règles restrictives du code des pensions civiles et militaires de retraite. Le tribunal a estimé que les dérogations invoquées par le requérant, notamment celles liées à l’exercice en zone sous-dotée ou à la crise sanitaire, n’étaient pas applicables en l’espèce, et que la procédure de suspension et le titre de perception étaient réguliers.