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Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème Chambre) a examiné la requête de Mme A... contre la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 3 juin 2022 lui refusant les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a considéré que la décision attaquée avait été remplacée par celle du 26 juillet 2022, prise sur recours administratif préalable obligatoire, et a rejeté la fin de non-recevoir de l'OFII. La solution retenue est que la requête est recevable, le recours préalable ayant été formé avant la saisine du juge et une décision expresse étant intervenue en cours d'instance. Les textes appliqués sont les articles L. 551-15, L. 551-16 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 23 juin 2022 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusait de rétablir les conditions matérielles d'accueil de Mme B..., une ressortissante guinéenne demandeuse d'asile. Le tribunal a jugé que l'OFII avait commis une erreur de droit en ne procédant pas à un examen préalable de la vulnérabilité de l'intéressée avant de prendre sa décision, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de Mme B... dans un délai de quinze jours, sans toutefois assortir cette injonction d'une astreinte. La décision s'appuie sur le droit national et les objectifs de la directive 2013/33/UE.
Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme D... A..., ressortissante camerounaise, qui contestait le refus du préfet de Maine-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen de sa situation personnelle, et de l'irrégularité de la procédure d'avis médical. La décision a été jugée conforme aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 425-10, et aux stipulations de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du préfet de Maine-et-Loire de lui accorder le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison d'une condamnation récente pour violences conjugales. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la brièveté du mariage et de l'absence d'obstacle à des visites.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la société Groupama Centre-Atlantique et la commune de La Ferrière d’une action en responsabilité contractuelle contre la société Nexecur Protection suite à l’incendie de la mairie de La Ferrière dans la nuit du 5 au 6 décembre 2019. Les requérantes soutenaient que la société de télésurveillance avait commis une faute en ne dépêchant pas une présence humaine après le déclenchement d’une alarme et en raison d’un dysfonctionnement de détecteurs. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes indemnitaires, estimant que la société Nexecur Protection n’avait commis aucune faute contractuelle en appliquant strictement les clauses du contrat, notamment l’article 8 qui l’exonérait d’intervention humaine en cas de levée de doute négative. La solution retenue s’appuie sur les stipulations du contrat de télésurveillance et les dispositions du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler le refus de la préfète de la Mayenne de l'admettre à déposer une demande de titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a jugé que la décision attaquée, prise par un secrétaire général dûment habilité, ne méconnaissait pas l'intérêt supérieur de l'enfant au sens de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni le droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la CEDH. Les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ont été rejetées, le juge estimant que les conditions légales n'étaient pas remplies.
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête d'un demandeur d'asile contestant le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal estime que le refus est légal car il concerne une demande de réexamen d'asile, situation prévue par l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il considère également que le requérant n'a pas démontré être dans une situation de vulnérabilité particulière justifiant une dérogation à ce refus.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction. Cette décision fait suite à la délivrance des visas sollicités par l'autorité consulaire, rendant le recours sans objet. Le tribunal condamne néanmoins l'État à verser 800 euros à l'avocate de la requérante au titre des frais exposés, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant dans le cadre d'un recours en plein contentieux visant à contester la perte de points sur son permis de conduire. La juridiction constate le désistement déclaré par le requérant et met ainsi fin à la procédure. Elle fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui habilite le président à donner acte des désistements.
Le Tribunal administratif de Nantes rejette par ordonnance un recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'une carte de résident. La juridiction constate que la requête, non signée par son auteur, n'a pas été régularisée malgré une mise en demeure, la rendant ainsi manifestement irrecevable. Le rejet est fondé sur les articles R. 222-1, R. 431-4 et R. 612-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des requêtes.
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de Mme B... contestant le refus de sa prime d'activité. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours amiable, malgré une mise en demeure. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative et sur l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale qui impose ce recours préalable.
Le Tribunal Administratif de Nantes donne acte du désistement pur et simple du préfet de la Loire-Atlantique, qui retirait sa requête visant à faire annuler et enjoindre l'abrogation d'une délibération municipale instaurant un congé menstruel. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement par ordonnance. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de l'affaire.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... contestant une dette de pension alimentaire notifiée par une caisse d'allocations familiales. La juridiction a estimé que ce litige, lié à l'exécution d'une décision judiciaire fixant une pension, relevait manifestement de la compétence du juge judiciaire et non du juge administratif. Cette solution d'incompétence s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, 373-2-2 du code civil et L. 582-1 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a déclaré incompétent pour connaître d'un litige relatif au rejet d'une demande de régularisation de l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Le juge administratif a estimé que ce contentieux, qui concerne une décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées, relève manifestement de la compétence de l'ordre judiciaire. En application de l'article 32 du décret du 27 février 2015 et des articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, il a donc transmis la requête au tribunal judiciaire d'Angers, juridiction territorialement compétente.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait une contrainte de France Travail pour recouvrement d'un indu d'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE). Le tribunal se déclare incompétent, estimant que les litiges relatifs au versement des allocations d'assurance chômage relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire. Cette solution s'appuie sur les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, et l'ordonnance est rendue en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral de suspension du permis de conduire. Le juge estime que le requérant, qui avait déjà vu une première demande rejetée pour défaut d'urgence, ne fait pas état de circonstances nouvelles justifiant une réévaluation de cette condition. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête du préfet de la Loire-Atlantique demandant l'expulsion d'une demandeuse d'asile déboutée et de son enfant de leur lieu d'hébergement. Le juge a considéré que la présence d'un jeune enfant créait des circonstances exceptionnelles justifiant le maintien dans les lieux, malgré l'absence de titre de séjour et la fin de la prise en charge. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative relatives au référé-liberté.
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par le préfet d'une demande d'expulsion d'un demandeur d'asile débouté de son logement d'urgence. Le juge a rejeté la requête du préfet, estimant que les conditions d'urgence et d'utilité publique requises par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'étaient pas établies. Il a notamment considéré que l'administration n'avait pas démontré que le maintien de l'intéressé dans les lieux portait une atteinte suffisamment grave et immédiate au fonctionnement du service public d'accueil.
**Sujet principal** : Demande d'expulsion d'une famille déboutée du droit d'asile d'un hébergement géré par un centre d'accueil pour demandeurs d'asile. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge a très probablement ordonné l'expulsion (la décision finale n'est pas transcrite ici, mais le raisonnement du préfet, qui invoque l'absence de contestation sérieuse et l'urgence, est détaillé et non contredit dans les extraits fournis). **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-liberté pour l'urgence) et l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (compétence et recevabilité). Le préfet justifie l'urgence par la saturation du dispositif d'accueil et l'occupation indue du logement au détriment d'autres demandeurs d'asile.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du CJA), rejette la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour réunification familiale. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés (dont la motivation de la décision et le respect du droit au respect de la vie familiale) ne crée un doute sérieux sur sa légalité. La condition d'urgence, bien que discutée, n'est pas examinée au fond en l'absence de doute sérieux.