57 985 décisions disponibles — page 146/2900
**Sujet principal** : Demande de suspension en urgence d'une procédure disciplinaire engagée contre un agent territorial. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête. Il estime que la lettre du maire informant de l'engagement des poursuites est un acte préparatoire, non une décision susceptible de recours, rendant la demande irrecevable. **Textes appliqués** : Articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension et rejet pour irrecevabilité manifeste), ainsi que l'article 4 du décret n°89-677 du 18 septembre 1989 (règles de la procédure disciplinaire).
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la demande de suspension d'un refus de visa étudiant. Le juge des référés estime que le requérant ne démontre pas l'urgence particulière justifiant une mesure provisoire avant l'issue du recours administratif obligatoire devant la commission de recours. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal administratif de Nantes statue sur la liquidation d'une astreinte prononcée contre l'État pour défaut de proposition d'un logement social de type 1 à un demandeur prioritaire. Le juge constate que l'obligation a pris fin lorsque le demandeur a retiré sa demande, mais que l'exécution est intervenue après le délai fixé. Appliquant les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, il liquide l'astreinte due pour la période d'inexécution et en modère le montant, condamnant l'État à verser 900 euros au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la société JG Taxis / ACM Taxis contestant une convention avec une caisse primaire d'assurance maladie. Le juge a estimé que ce litige, né de l'application de la législation de sécurité sociale (article L. 142-1 du code de la sécurité sociale), relevait de la compétence de l'ordre judiciaire et non de la juridiction administrative. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable pour incompétence.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette deux requêtes pour excès de pouvoir visant à contester des refus de visa de court séjour. Le tribunal estime que la requérante, agissant pour le compte de sa mère et de sa demi-sœur, ne justifie pas d’un intérêt à agir et n’est pas un mandataire habilité à les représenter. Les requêtes, non régularisées malgré une mise en demeure, sont déclarées manifestement irrecevables en application des articles R. 222-1, R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nantes constate le désistement d'office de la requérante, Mme B... C..., dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir contre un refus de visa de long séjour. Ce désistement est la conséquence de l'absence de confirmation du maintien de sa requête au fond, après le rejet de sa demande en référé-suspension. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 612-5-2 du code de justice administratif, qui prévoit cette procédure de désistement d'office en pareil cas.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette une requête en excès de pouvoir contre le refus d'un visa de court séjour. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable, car la requérante (la fille de la demandeuse de visa) ne justifie pas d'un intérêt à agir et ne peut valablement représenter sa mère devant le tribunal. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 431-2, R. 431-5 et R. 611-8-6 du code de justice administrative, constatant que la requête n'a pas été régularisée malgré une mise en demeure.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction. En effet, l'objet du litige a disparu puisque l'autorité consulaire a délivré le visa de long séjour sollicité après l'introduction du recours, ce qui implique le retrait de la décision initiale de refus. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative et condamne néanmoins l'État à verser 500 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du même code pour les frais exposés.
Le Tribunal administratif de Nantes statue sur un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite d'enregistrement d'une demande de visa par un consulat français. Considérant que la demande a été enregistrée après l'introduction de la requête, rendant l'affaire sans objet, le tribunal se déclare non-lieu à statuer sur les demandes d'annulation et d'injonction. Il condamne néanmoins l'État à verser 800 euros à l'avocate des requérants au titre des frais irrépétibles, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve d'une renonciation à la part contributive de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi d’un recours pour excès de pouvoir, a examiné la demande de M. C... et Mme D... visant à l’annulation du refus implicite de la maire de Vigneux-de-Bretagne de retirer une décision de préemption urbaine du 9 novembre 2007. Les requérants, acquéreurs évincés, soutenaient que cette décision était entachée de fraude en raison de l’abandon du projet d’aménagement initialement invoqué. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la fraude n’était pas caractérisée, faute de manœuvres intentionnelles de la commune pour tromper l’administration, et que le refus de retrait n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation. La décision s’appuie sur les articles L. 210-1 du code de l’urbanisme et les principes régissant le retrait des actes administratifs obtenus par fraude.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. C... et Mme D... demandant l'annulation de la décision du 9 mars 2022 par laquelle le maire de Vigneux-de-Bretagne a refusé de leur céder un ensemble immobilier préempté en 2007. Le tribunal a rejeté l'exception d'incompétence soulevée par la commune, considérant que le litige relève du juge administratif car il porte sur un refus de cession d'un bien acquis par préemption, acte relevant du droit public. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'urbanisme, qui régissent le droit de préemption urbain.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté préfectoral du 5 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance du droit d'être entendu. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire et assignation à résidence) pris à l'encontre d'un ressortissant tunisien. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les décisions étaient légalement prises par une autorité compétente et suffisamment motivées au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'un défaut d'examen de la situation personnelle ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi de deux requêtes en annulation pour excès de pouvoir visant des arrêtés préfectoraux refusant un titre de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, considérant que le préfet de Maine-et-Loire n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la délivrance des titres de séjour sollicités. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur l'examen du respect de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent et que la motivation de la décision était suffisante, notamment au regard des articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme. Les autres moyens, dont la méconnaissance de l'article L. 423-23 du CESEDA, ont également été écartés.
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé l'arrêté préfectoral du 22 novembre 2024 refusant un certificat de résidence à un ressortissant algérien et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur de droit en fondant son refus sur l'article 9 de l'accord franco-algérien de 1968, alors que la demande de séjour était formulée sur le fondement de l'article 6 de ce même accord. Le tribunal a également relevé un défaut de motivation suffisante de la décision attaquée.
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement de Mme A... et son interdiction de retour. La juridiction a jugé que cette mesure, prise sans considération de sa vie familiale établie de longue date en France avec ses enfants français, constituait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. L'annulation est prononcée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés par la requérante.
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur deux recours en excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux refusant le renouvellement de titres de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a annulé les décisions attaquées pour les deux requérants, considérant que le préfet de la Sarthe avait méconnu les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et n'avait pas procédé à un examen suffisant de leur situation personnelle et familiale, en application de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à l'administration de délivrer de nouveaux titres de séjour et a condamné l'État à verser une somme d'argent à chaque requérant.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 9 octobre 2024. Le tribunal a jugé que les décisions de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour étaient légalement prises, notamment au regard des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme et du défaut de motivation n'étaient pas fondés.
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête d'un ressortissant bangladais demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal estime que le requérant n'apporte pas d'éléments probants démontrant qu'un retour au Bangladesh l'exposerait à des traitements inhumains ou dégradants, au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui conditionne l'éloignement vers un pays à l'absence de telles menaces.