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Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., médecin anesthésiste, qui contestait une mise en demeure de payer un montant de 84 519 euros correspondant à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2015 et 2016. La requérante invoquait des moyens relatifs au bien-fondé des impositions, notamment la déduction de cotisations d'assurances privées et la non-assujettissement à la CSG et à la CRDS. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants dans le cadre d'un contentieux du recouvrement, rappelant que seuls peuvent être contestés la régularité de l'acte, l'obligation au paiement, le montant de la dette ou son exigibilité. La solution retenue est fondée sur les articles L. 281 et R. 281-5 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la demande de M. D... et Mme E... visant à obtenir un crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) pour des travaux d’installation de parois vitrées et d’un poêle à bois dans leur résidence principale. L’administration fiscale a partiellement fait droit à leur demande en accordant un dégrèvement de 127 euros et une restitution de 74 euros pour les parois vitrées, rendant cette partie du litige sans objet. Pour le surplus, concernant le poêle à bois, le tribunal a rejeté la requête au motif que le revenu fiscal de référence des requérants (38 809 euros en 2019) était inférieur au seuil de 39 192 euros exigé par l’article 200 quater du code général des impôts pour un ménage de quatre personnes. La solution retenue est donc un rejet partiel, fondé sur les conditions de ressources prévues par le code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme B... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (22 794 euros) pour l'année 2014, suite à un redressement lié à la cession de titres d'une SCI. Le tribunal a jugé que l'irrégularité alléguée de la notification de la décision de rejet de leur réclamation préalable n'affectait pas la régularité de la procédure d'imposition, mais seulement le délai de recours. Sur le fond, les requérants contestaient l'évaluation des titres et la méthode de l'administration, mais le tribunal a estimé que leurs moyens n'étaient pas fondés, sans se prononcer explicitement sur les textes appliqués. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. Le ministre s'est fondé sur l'article 21-16 du code civil et l'article 48 du décret du 30 décembre 1993, estimant que le centre des intérêts familiaux et matériels de la requérante restait en Tunisie, où elle réside et travaille, et que son projet d'installation en France n'était pas concrétisé. Le tribunal a jugé que la requérante ne démontrait pas d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu du large pouvoir d'opportunité du ministre et du caractère éventuel de son projet professionnel. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par le ministre.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C... demandant l’annulation de la décision d’ajournement à trois ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision du ministre de l’intérieur du 28 décembre 2022 s’était substituée à celle du préfet de la Sarthe, rendant les moyens dirigés contre la décision préfectorale inopérants. Sur le fond, il a estimé que le ministre avait légalement pu ajourner la demande en se fondant sur l’opportunité de la naturalisation, au regard des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B... contre la décision du ministre de l'intérieur du 6 décembre 2023 classant sans suite sa demande de naturalisation. La requérante contestait le motif de ce classement, estimant avoir fourni des documents d'état civil valides au sens de l'article 47 du code civil et avoir sollicité un délai supplémentaire pour obtenir des copies apostillées. Le tribunal a rejeté sa demande, jugeant que le ministre avait légalement appliqué l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, faute pour Mme B... d'avoir produit les pièces demandées dans le délai imparti. La décision attaquée a donc été confirmée.
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 17 janvier 2023 par laquelle la CAF de la Loire-Atlantique a refusé la remise gracieuse totale d’un indu de RSA de 2 457,48 euros, laissant 737,24 euros à la charge de Mme A... C.... Le tribunal accorde la remise totale de la dette restante, estimant que la requérante, dont la bonne foi n’est pas contestée, se trouve dans une situation de précarité telle qu’elle ne peut rembourser sans affecter significativement ses conditions de vie. L’indu résultait d’une erreur de saisie de la CAF. La décision est fondée sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contre le rejet de sa demande de naturalisation. La juridiction a jugé que la décision explicite du ministre de l’intérieur du 23 février 2023 s’était substituée à la décision implicite initiale, rendant inopérant le moyen tiré de l’illégalité de la décision préfectorale. Le tribunal a estimé que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que le requérant ne justifiait pas de cinq ans de résidence continue et régulière en France, condition requise par l’article 21-17 du code civil pour l’octroi de la naturalisation.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contestant la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord considéré que la décision explicite du ministre du 14 février 2023 s'était substituée à la décision implicite de rejet, rendant cette dernière sans objet. Sur le fond, il a jugé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation était inopérant et que l'administration n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur le séjour irrégulier de l'intéressé, nonobstant l'ancienneté des faits. La solution retenue est le rejet de la requête, appliquant les dispositions du code civil et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante turque, qui contestait le refus implicite du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. Le tribunal a estimé que la décision expresse du 11 août 2023 s'était substituée à la décision implicite. Il a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence de fixation stable des attaches familiales en France, l'époux et le fils de l'intéressée résidant à l'étranger, et ce, en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C..., ressortissant libanais, qui contestait la décision du ministre de l’intérieur du 2 juin 2022 déclarant irrecevable sa demande de naturalisation. Le requérant, résidant à Abu Dhabi et exerçant une activité de conseiller juridique pour l’État émirati, ne justifiait pas que son activité professionnelle présentait un intérêt particulier pour l’économie ou la culture française au sens de l’article 21-26 du code civil. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’insuffisance de motivation et a jugé que le ministre n’avait commis ni erreur de droit ni erreur d’appréciation. La décision a été rendue sur le fondement des articles 21-16 et 21-26 du code civil et du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Monsieur A. B., qui demandait la condamnation du centre hospitalier universitaire d’Angers et de son assureur, ainsi que de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM), pour des complications survenues après l’exérèse d’un méningiome. Le requérant invoquait plusieurs fautes, notamment l’absence d’angiographie préopératoire, un défaut de protection vasculaire pendant l’intervention, une absence de surveillance ophtalmologique postopératoire et une prescription inappropriée d’anticoagulant. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes de Monsieur B., estimant que les fautes alléguées n’étaient pas établies et que les complications relevaient d’un aléa thérapeutique non indemnisable par l’ONIAM. La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité pour faute en droit hospitalier et les conditions restrictives de l’indemnisation des accidents médicaux non fautifs.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de M. et Mme C... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2013 et 2014. Les requérants contestaient la qualification de revenus d'origine indéterminée donnée par l'administration fiscale à des virements provenant de la société NFT Investissement et de leur fils, qu'ils présentaient comme des prêts familiaux. Le tribunal a jugé que, faute pour les contribuables d'avoir répondu à la demande de justifications de l'administration, ils supportaient la charge de la preuve en application des articles L. 69 et L. 193 du livre des procédures fiscales. Il a estimé que les requérants n'établissaient pas le caractère non imposable des sommes, notamment pour les virements de la société NFT Investissement, avec laquelle ils étaient en relation d'affaires via leur fils.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C... contestant la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence de ressources suffisantes et stables de la requérante, malgré son intervention pendant la crise sanitaire. La solution retenue s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation de l'opportunité d'accorder la naturalisation.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 21 juin 2022 par laquelle le directeur général du CHU de Nantes a refusé de reconnaître imputable au service l’accident (malaise avec perte de connaissance) dont Mme A..., infirmière, a été victime le 3 novembre 2021 sur son lieu et pendant son temps de travail. Le tribunal a jugé que l’administration avait commis une erreur de droit en exigeant un lien direct et certain avec les conditions de travail, condition propre aux maladies professionnelles et non aux accidents de service. En application de l’article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, l’accident survenu dans le temps et le lieu du service bénéficie d’une présomption d’imputabilité, que l’administration n’a pas renversée en l’absence de faute personnelle ou de circonstance particulière détachant l’accident du service. Le tribunal a enjoint au CHU de Nantes de reconnaître l’imputabilité au service de cet accident.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B... contestant la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision expresse du 13 janvier 2023 s'était substituée à la décision implicite de rejet. S'appuyant sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362, il a estimé que le ministre pouvait légalement fonder son ajournement sur l'appréciation de l'insertion professionnelle du demandeur. Constatant que M. B... disposait de revenus stables et d'un diplôme d'architecte, le tribunal a annulé la décision d'ajournement pour erreur manifeste d'appréciation et a enjoint au ministre de réexaminer la demande.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... contestant la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que le ministre avait légalement fondé sa décision sur l'insuffisance d'insertion professionnelle du requérant, au vu de ses revenus irréguliers et inférieurs au SMIC sur la période considérée. La solution retenue s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contestant le montant de sa prime "MaPrimeRénov’". Le requérant demandait l'annulation de la décision implicite de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) qui lui avait octroyé 600 euros au lieu de 1 500 euros pour l'installation d'un appareil de chauffage. Le tribunal a jugé que l'appareil installé, un foyer fermé type "insert", relevait de la catégorie ouvrant droit à une prime de 600 euros selon l'annexe 2 de l'arrêté du 14 janvier 2020, indépendamment de son fonctionnement aux granulés. La solution retenue est fondée sur le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 et les arrêtés d'application.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. C..., ressortissant sénégalais, contestant le refus de naturalisation du ministre de l'intérieur. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale initiale, celle-ci ayant été substituée par la décision ministérielle du 8 novembre 2022. Sur le fond, il a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur le code civil et les décrets n° 93-1362 et n° 2005-850. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... contestant l'ajournement à quatre ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale, celle-ci ayant été remplacée par la décision implicite du ministre, elle-même substituée par une décision explicite de rejet. Sur le fond, le tribunal a estimé que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire avait été respectée. Il a considéré que la condamnation de M. B... pour violences conjugales, bien que non inscrite au casier judiciaire, justifiait l'ajournement au regard de l'article 21-27 du code civil, et que la décision ne méconnaissait pas la convention internationale des droits de l'enfant.