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Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A..., ressortissant mauritanien, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’OFII du 9 décembre 2025 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil pour demandeur d’asile. Le requérant invoquait notamment des vices de procédure (défaut d’information préalable, absence d’examen de vulnérabilité), une insuffisance de motivation, et une méconnaissance des articles L. 551-15 et L. 551-16 du CESEDA. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que la substitution de motif demandée par l’OFII (non-respect des exigences des autorités d’asile) était justifiée. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 8 décembre 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusait à M. A..., ressortissant béninois, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d'un vice de procédure, l'OFII n'ayant pas informé le requérant, préalablement à la décision de refus, des conséquences d'un dépôt tardif de sa demande d'asile, en méconnaissance de l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de quinze jours.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant guinéen, qui contestait son transfert vers l'Espagne et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen réel et sérieux, et l'existence de défaillances systémiques en Espagne, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme F..., ressortissante guinéenne, qui contestait son transfert aux autorités espagnoles (arrêté du 21 novembre 2025) et son assignation à résidence (arrêté du 5 décembre 2025). Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence de l’auteur des actes et d’irrégularité de notification, jugeant que les conditions de notification sont sans incidence sur la légalité d’une décision. Il a également estimé que le préfet avait respecté les obligations d’information prévues à l’article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, dès lors que la requérante avait reçu la brochure commune et bénéficié d’un entretien individuel. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... C... demandant la suspension du refus de visa d'établissement pour son enfant, au motif que la condition d'urgence n'était pas remplie. La requérante invoquait des risques graves en Algérie et une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), mais ses allégations de maltraitance n'étaient pas établies par les pièces fournies. Le juge a également estimé que le recours préalable obligatoire devant la commission de recours contre les refus de visa était en cours, sans qu'une urgence particulière justifie une suspension anticipée. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B... contre un arrêté du préfet de la Savoie prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 922-1 et R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Grenoble, seul compétent car situé dans le ressort du préfet auteur de la décision.
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet du Morbihan rejetant une demande de regroupement familial, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal administratif du lieu de résidence du requérant, soit Pontivy (Morbihan), dont le ressort est celui du tribunal administratif de Rennes. Par ordonnance, le président du tribunal a transmis le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... tendant à la suspension du refus de visa de long séjour opposé par l'autorité consulaire à Tananarive. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la requérante n'ayant pas démontré d'urgence particulière justifiant de saisir le juge avant que la commission de recours contre les décisions de refus de visa n'ait statué sur son recours préalable obligatoire. En conséquence, la demande de suspension est rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension du refus de visa de long séjour opposé à Mme A... par le consul général de France à Wuhan. La requérante n’établit pas l’urgence particulière justifiant une intervention du juge avant que la commission de recours contre les décisions de refus de visa, saisie à titre préalable obligatoire, n’ait statué. La seule création d’une entreprise en France et l’impossibilité d’y exercer son activité d’enseignante d’escrime ne suffisent pas à caractériser une telle urgence, d’autant qu’elle exerce déjà cette activité en Chine. La requête est donc rejetée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à M. B... de libérer sans délai le logement d’hébergement d’urgence pour demandeurs d’asile qu’il occupait indûment à Bouguenais. Le juge a constaté que sa demande d’asile avait été définitivement rejetée par la CNDA, que son maintien dans les lieux faisait obstacle à l’accueil de nouveaux demandeurs d’asile dans un contexte de saturation du dispositif, et que sa situation médicale ou familiale ne constituait pas une contestation sérieuse ou une circonstance exceptionnelle. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 552-15 et L. 552-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’urgence et l’utilité de la mesure pour le bon fonctionnement du service public de l’asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours en excès de pouvoir de M. F..., ressortissant russe d’origine tchétchène, contre l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités croates. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (dit "Dublin III"), permettant à la France d'examiner sa demande d'asile pour des motifs humanitaires, en raison de la présence de sa sœur réfugiée en France. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de cette clause discrétionnaire, et que les autres moyens (défaut de motivation, violation du droit à l'information, entretien individuel irrégulier) étaient infondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 571-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 17 du règlement (UE) n° 604/2013.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la commission de recours contre les refus de visa opposés à une famille somalienne demandant la réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'établissant pas de menace grave et immédiate malgré la durée de séparation, d'autant qu'ils avaient contribué à cette durée en déposant tardivement leurs demandes. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison des incohérences et du défaut de valeur probante des actes d'état civil produits. La requête a été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu la décision de l’autorité consulaire française à Conakry du 27 novembre 2025 refusant un visa de court séjour à Mme C..., afin qu’elle puisse se rendre en France pour effectuer un don de moelle osseuse à son frère, dont le pronostic vital est engagé. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie et que le refus portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie, liberté fondamentale. Il a enjoint au ministre de l’intérieur de réexaminer la demande de visa dans un délai de 48 heures, sous astreinte de 500 euros par jour de retard. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 312-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur demande de la commune d’Ombrée d’Anjou, a désigné un expert pour examiner un immeuble situé à Pouancé, appartenant à M. et Mme C..., en raison d’un danger pour la sécurité publique. Cette décision est fondée sur l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, qui permet à l’autorité compétente de solliciter une expertise préalablement à un arrêté de mise en sécurité. L’expert devra constater l’état du bâtiment, évaluer les risques, proposer des mesures pour mettre fin au danger, et se prononcer dans un délai de vingt-quatre heures en cas de danger imminent. La mission s’effectuera au contradictoire de la commune, des propriétaires et, si nécessaire, des propriétaires mitoyens.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par des ressortissants camerounais demandant la délivrance de visas humanitaires pour se rendre au chevet de leur mère hospitalisée en France. En cours d'instance, l'autorité consulaire a convoqué les requérants pour déposer leur demande de visa, rendant sans objet la demande d'injonction d'examen. Le juge des référés a donc constaté un non-lieu à statuer sur cette partie des conclusions, sans se prononcer sur l'atteinte aux libertés fondamentales invoquées (droit à la vie privée et familiale, intérêt supérieur de l'enfant).
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme B... pour contester des factures d'eau émises par la régie des eaux des Coëvrons. Le juge a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, considérant que le service de distribution d'eau potable est un service public industriel et commercial. En application de l'article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales, les litiges entre un tel service et ses usagers relèvent du droit privé et donc de l'autorité judiciaire. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme irrecevable la requête de Mme A... contestant l’interdiction de retour sur le territoire français de douze mois prise par le préfet de Maine-et-Loire à l’encontre de sa mère. Le juge a estimé que Mme A... ne justifiait pas d’un intérêt à agir personnel pour contester une mesure visant sa mère, et qu’elle ne pouvait pas non plus représenter valablement cette dernière en justice, n’étant pas un mandataire habilité au sens de l’article R. 431-2 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête sur le fondement de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes, rendue en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expertise préventive formulée par Le Mans Métropole. La collectivité souhaitait faire constater l'état des immeubles riverains avant le début de travaux de rénovation et d'extension du Palais des Congrès et de la Culture, en raison des risques de désordres. Le juge a désigné un expert pour établir un état des lieux avant travaux et, le cas échéant, rechercher les causes et l'étendue des dommages survenant pendant le chantier.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné une expertise préventive à la demande de Le Mans Métropole, sur le fondement de l’article R. 532-1-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à constater l'état des immeubles riverains (parcelle CY n°170) avant des travaux de rénovation et d'extension du Palais des Congrès et de la Culture, susceptibles de provoquer des désordres. La solution retenue fait droit à la demande d'expertise, jugée utile, et désigne un expert avec pour mission de réaliser un état des lieux initial, de suivre l'évolution des désordres éventuels pendant et après le chantier, et d'en déterminer les causes et l'étendue. Les conclusions tendant à réserver les dépens sont rejetées, leur fixation relevant du président de la juridiction après le dépôt du rapport.
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Loire-Atlantique refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, ainsi que de l’article R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la compétence revient au tribunal dans le ressort duquel l’étranger est assigné à résidence. Constatant que M. B... est assigné au Havre, le tribunal ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Rouen.