57 985 décisions disponibles — page 239/2900
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant syrien, contestant la décision d'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale initiale, celle-ci ayant été remplacée par la décision implicite du ministre de l'intérieur. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, l'agent ayant conduit l'entretien d'assimilation étant régulièrement habilité. Il a également estimé que le ministre n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en ajournant la demande, en application des articles 21-15 et 21-24 du code civil et de l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de rejet du ministre de l'intérieur concernant la demande de naturalisation de M. B..., ressortissant congolais. Le tribunal a jugé que la procédure était entachée d'un vice, l'entretien d'assimilation ayant été mené par un agent non identifié nominativement et dont l'habilitation n'était pas établie, en méconnaissance de l'article 41 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La décision initiale du préfet de la Haute-Garonne a été jugée irrecevable, car elle s'était substituée à celle du ministre. Le tribunal a enjoint au ministre de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de six mois.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B... contestant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. La juridiction a relevé que la décision implicite du ministre de l'intérieur s'était substituée à la décision préfectorale initiale, puis qu'une décision explicite du 8 septembre 2022 s'était elle-même substituée à la décision implicite. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré de la circulaire du 16 octobre 2012, dépourvue de caractère réglementaire, et a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ajournant la demande sur le fondement des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B... contre la décision implicite du ministre de l'intérieur rejetant sa demande de naturalisation comme irrecevable. La requérante soutenait que la décision était entachée d'erreur d'appréciation et d'erreur de droit au regard de l'article 21-24 du code civil. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que le ministre avait pu légalement se fonder sur l'insuffisance de son assimilation à la communauté française, notamment sa connaissance de l'histoire et de la culture françaises, malgré sa longue résidence en France. La solution retenue est le rejet de la requête, sur la base des articles 21-24 du code civil et 37 du décret n° 93-1362.
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme A... B... contestant la décision du ministre de l’intérieur du 2 mai 2022, qui avait ajourné à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal estime que le ministre a légalement fondé sa décision sur le séjour irrégulier de l’intéressée en France de 2014 à 2016, sans que celle-ci ne justifie de circonstances probantes pour contester ce motif. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi l’appréciation du ministre sur l’opportunité de la naturalisation. Les textes appliqués sont l’article 21-15 du code civil et l’article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D..., qui contestait la décision du ministre de l’intérieur d’ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen de la situation personnelle. Il a jugé que le ministre avait légalement fondé sa décision sur l’article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, en estimant que l’insertion professionnelle de l’intéressé n’était pas pleinement réalisée en raison de ressources insuffisantes et instables.
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet de la Vendée de l’admettre exceptionnellement au séjour. Le tribunal écarte l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, l’insuffisance de motivation, le défaut d’examen sérieux, et la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Il juge que le requérant ne justifie pas d’une présence continue en France depuis 2008 ni d’une insertion professionnelle durable, et qu’il conserve des attaches familiales en Algérie. La solution retenue s’appuie sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait la décision du ministre de l’intérieur du 6 mai 2022 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre pouvait légalement fonder son refus sur l’irrégularité du séjour de l’intéressé de 2012 à 2017, ce motif étant suffisant pour écarter l’erreur manifeste d’appréciation. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles 21-7, 21-11 et 22-1 du code civil ont été écartés comme inopérants, la décision n’étant pas fondée sur ces textes. Enfin, les instructions et circulaires invoquées, dépourvues de valeur réglementaire, ne pouvaient être utilement invoquées.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... contre le refus du ministre de l’intérieur de lui accorder la naturalisation. Le ministre s’est fondé sur des faits de violence aggravée commis en 1996, pour lesquels le requérant avait été condamné. Le tribunal a estimé que le ministre n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en estimant que ces faits, bien qu’anciens, étaient incompatibles avec l’octroi de la nationalité française. La décision a été prise en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... contestant la décision du ministre de l'intérieur du 9 février 2022 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle, qui s'est substituée à celle du préfet, était suffisamment motivée et que l'enquête prévue à l'article 36 du décret du 30 décembre 1993 avait bien été réalisée. Il a également estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'article 48 du même décret pour ajourner la demande, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner un complément d'enquête. Enfin, la requérante ne pouvait utilement se prévaloir de l'article 21-20 du code civil, la décision d'ajournement relevant du pouvoir discrétionnaire de l'administration.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 486,03 euros pour la période d’avril à août 2021. Le juge a estimé que l’indu résultait d’omissions déclaratives de ressources et que M. A... n’établissait pas sa bonne foi, condition nécessaire à l’octroi d’une remise en application de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles. La décision du président du conseil départemental de la Sarthe a donc été confirmée.
Le Tribunal administratif de Nantes était saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du département de Maine-et-Loire de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées ». En cours d’instance, le département a finalement accordé à l’intéressée la carte sollicitée, sans limitation de durée. Constatant que la demande était ainsi devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête, en application des principes généraux de la procédure contentieuse.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de remise d’un indu de prime d’activité de 851,77 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation financière précaire. Le tribunal a reconnu sa bonne foi, mais a estimé que ses revenus (environ 1 611 euros par mois) et ses charges (environ 919 euros) ne démontraient pas une précarité suffisante pour justifier une remise de dette, d’autant qu’elle vivait en concubinage. La décision a été prise sur le fondement de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Nantes (12ème chambre) a statué sur le recours de Mme B... contestant le refus du département de Maine-et-Loire de lui accorder l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). Le tribunal a constaté que la décision initiale du 4 août 2022 était remplacée par celle du 7 décembre 2022 prise sur recours administratif préalable obligatoire, seule attaquable. Il a prononcé un non-lieu à statuer partiel pour la période à compter du 1er novembre 2025, Mme B... ayant été admise à l’APA à cette date. Le jugement a été rendu sur le fondement des articles L. 134-1 et L. 134-2 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SARL Agostino Nantes, qui contestait une sanction de déréférencement de quatre mois de la plateforme « Mon Compte Formation » prononcée par la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, la lettre d’ouverture de la procédure contradictoire ayant détaillé les griefs. Il a également estimé que la sanction n’était pas disproportionnée au regard des manquements constatés, notamment l’absence des phases obligatoires du bilan de compétences prévues par l’article R. 6313-4 du code du travail. La demande d’injonction et les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nantes (12ème chambre) était saisi par M. B..., agent de la commune de Nantes, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 25 août 2023 fixant à 8% son taux d’incapacité permanente partielle (IPP) suite à un accident de service. Le tribunal a annulé cette décision pour incompétence, au motif que l’avis préalable de la Caisse des dépôts et consignations, requis par l’article 6 du décret n°2005-442 du 2 mai 2005 pour l’attribution de l’allocation temporaire d’invalidité, n’avait pas été sollicité. Les conclusions du requérant visant à obtenir des conseils sur les démarches administratives ont été rejetées comme irrecevables, le juge administratif n’ayant pas compétence pour délivrer de tels conseils.
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de M. C... contestant la décision du ministre de l’intérieur du 4 septembre 2023 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal écarte le moyen d’incompétence, la délégation de signature étant régulière, et juge que le ministre n’a pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en se fondant sur le séjour irrégulier de l’intéressé en France de 2013 à 2016, ce manquement n’étant pas excessivement ancien. La décision est fondée sur l’article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui permet un ajournement pour des motifs d’opportunité, indépendamment des conditions de recevabilité du code civil.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contre un arrêté du préfet de la Loire-Atlantique lui faisant obligation de quitter le territoire français et une décision d'assignation à résidence. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions contre l'obligation de quitter le territoire en raison de leur tardiveté, la notification étant réputée avoir eu lieu le 25 juin 2024. Le requérant n'ayant pas soulevé de moyen spécifique contre l'assignation à résidence dans ses écritures, le tribunal a également rejeté ces conclusions. La solution est fondée sur les articles L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 611-7 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... visant à suspendre l’exécution du refus de titre de séjour pris par le préfet de la Loire-Atlantique le 3 novembre 2025. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme G... contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers l'Italie. La décision a été jugée légalement signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Le tribunal a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que ceux relatifs aux défaillances systémiques en Italie et à l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme le transfert vers l'Italie, État responsable de l'examen de la demande d'asile, en application du règlement (UE) n° 604/2013.