57 985 décisions disponibles — page 241/2900
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 15 décembre 2025 par lequel le préfet de la Mayenne avait suspendu le permis de conduire de M. A... pour six mois. Le requérant invoquait l'urgence liée à son activité professionnelle de gérant d'une société automobile, nécessitant des déplacements permanents. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, en raison de la gravité de l'infraction commise (conduite sous un taux d'alcool de 0,64 mg/L), qui répond à des exigences impérieuses de sécurité routière. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que des articles L. 224-2 et L. 234-1 du code de la route.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, qui avait confirmé le refus de délivrance de visas de long séjour pour réunification familiale à deux enfants somaliens. La requérante, bénéficiaire de la protection subsidiaire, invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 561-2 du CESEDA, 8 de la CEDH et 3-1 de la CIDE. Le juge des référés estime qu’aucun des moyens soulevés n’est de nature à créer un doute sérieux, et que la requête est manifestement dénuée de fondement. La demande est rejetée sans instruction ni audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la demande de suspension de l’arrêté municipal du 2 janvier 2026 ordonnant la fermeture au public de plusieurs bâtiments du « Collège international » de Chavagnes-en-Paillers pour des motifs de sécurité incendie. Le juge des référés a constaté un non-lieu à statuer sur la demande initiale visant l’arrêté du 22 décembre 2025, celui-ci ayant été retiré. Après avoir examiné la nouvelle décision de fermeture, il a estimé que la condition d’urgence était remplie et que les moyens invoqués, notamment l’atteinte disproportionnée à la liberté d’enseignement et l’absence de mise en demeure préalable, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté. En conséquence, il a ordonné la suspension de l’exécution de l’arrêté du 2 janvier 2026 et a mis à la charge de la commune une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête du Syndicat CGT des agents territoriaux Ville-CCAS-La Roche-sur-Yon Agglomération, qui demandait l’annulation de trois délibérations relatives au temps de travail et aux titres-repas des agents de La Roche-sur-Yon Agglomération, de la commune de La Roche-sur-Yon et de son CCAS. La juridiction a notamment jugé que la requête était irrecevable en raison de son caractère tardif pour les délibérations des 14 et 16 décembre 2021, et que le syndicat ne justifiait pas d’un intérêt à agir suffisant pour contester la délibération du 27 janvier 2022. Les moyens soulevés, tirés de vices de procédure, de la méconnaissance de la loi du 6 août 2019 et du principe d’égalité, ont été écartés comme non fondés. La solution retenue s’appuie sur les règles de recevabilité du recours pour excès de pouvoir et les dispositions du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nantes a examiné la requête de Mme A..., agent territorial, contestant sa « fiche d’évaluation 2021 » et demandant réparation pour des préjudices liés à une discrimination fondée sur l’état de santé. Le tribunal a jugé que la fiche d’évaluation, qui se bornait à constater l’absence d’évaluation en raison d’un arrêt de travail, ne constituait pas un acte faisant grief et a donc rejeté la demande d’annulation pour défaut d’intérêt à agir. En conséquence, les conclusions indemnitaires, fondées sur l’illégalité de cette fiche, ont également été rejetées. La décision s’appuie sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs à la recevabilité des recours pour excès de pouvoir.
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes (12ème chambre) porte sur un recours pour excès de pouvoir formé par Mme F... et M. G... contre un arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 13 septembre 2022. Cet arrêté refusait de renouveler l’attestation de demande d’asile de leur enfant mineur et rappelait l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) prononcée le 14 février 2022. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que l’arrêté attaqué, qui se bornait à constater une situation de droit sans prendre de nouvelle décision, était dépourvu de caractère décisoire et donc insusceptible de recours. Il a également jugé que les conclusions dirigées contre l’OQTF du 14 février 2022 étaient tardives, et a refusé d’admettre les requérants au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... contestant les décisions de la commission de recours amiable de la CAF de la Sarthe qui ne lui avaient accordé qu’une remise partielle de ses dettes de prime d’activité. La requérante, qui avait omis de déclarer sa pension d’invalidité, a été reconnue de bonne foi, mais n’a pas démontré, faute de fournir les éléments demandés, que sa situation financière actuelle l’empêchait de rembourser le solde restant dû. Le tribunal a également rejeté les conclusions reconventionnelles de la CAF, jugeant qu’il n’appartient pas au juge administratif d’ordonner des mesures que l’administration peut prendre elle-même par ses voies d’exécution. La décision est fondée sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de M. B... A... et Mme C... contestant la décision du 27 avril 2023 de la présidente du conseil départemental de Maine-et-Loire mettant fin à leur accompagnement pour la recherche d’un logement et à la prise en charge de leur hébergement à l’hôtel. Statuant en plein contentieux, le tribunal estime que les requérants ont refusé sans motif suffisant deux propositions de logement, l’une aux Ponts-de-Cé et l’autre à Segré, justifiant la décision du département. Il retient que l’éloignement géographique invoqué pour le second refus ne constitue pas une cause légitime, compte tenu des solutions alternatives dont ils ont bénéficié par la suite. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles relatives à l’aide sociale à l’enfance.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B... visant à suspendre la décision du préfet de la Loire-Atlantique refusant d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale et de renouveler son attestation de demandeur d'asile. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen ou de la méconnaissance des règlements européens (CE) n°1560/2003 et (UE) n°604/2013, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. En particulier, les éléments produits ne suffisaient pas à démontrer que l'état de santé du fils de la requérante l'empêchait de se conformer à une convocation. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le juge ayant constaté l'absence de moyen sérieux.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les recours de Mme G... et de M. E..., ressortissants étrangers, contestant les arrêtés du préfet de la Vendée du 6 novembre 2025 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français sans délai, et prononçant une interdiction de retour d'un an. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de leur droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et l'erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées, et a confirmé la légalité des arrêtés préfectoraux. Les requêtes ont été rejetées, sans faire droit aux demandes d'injonction ou de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de l'OFII de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée en droit et en fait. Sur le fond, il a considéré que l'OFII n'avait pas méconnu l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que les motifs ayant justifié la fin des conditions matérielles d'accueil (non-respect des exigences des autorités) n'avaient pas cessé. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A..., ressortissante guinéenne, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 21 novembre 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d’accueil. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d’examen de sa situation personnelle, et une méconnaissance des articles L. 551-10 et L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision de l’OFII était légalement fondée sur le motif que Mme A. avait présenté une nouvelle demande d’asile en France après avoir été transférée vers l’État membre responsable, ce qui constitue un manquement aux exigences des autorités chargées de l’asile. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du CESEDA, notamment les articles relatifs aux conditions matérielles d’accueil et à la procédure de détermination de l’État responsable.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités allemandes en application du règlement (UE) n° 604/2013 (dit « Dublin III »). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit à l'information et de l'entretien individuel, ainsi que les violations alléguées de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 17 du règlement. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du règlement européen précité.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. F... B... contre l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire renouvelant son assignation à résidence. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen de la situation personnelle. Il a estimé que la mesure était justifiée au regard des articles L. 751-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle n'était ni disproportionnée ni entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et la méconnaissance de ses droits garantis par le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière, et a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des dispositions de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France rejetant le recours de Mme F... et de ses cinq enfants mineurs contre les refus de visa de long séjour au titre de la réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de la situation de précarité et de danger en Afghanistan, notamment pour les femmes et les filles, et de la séparation prolongée d'avec M. F..., réfugié en France. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison d'une possible erreur d'appréciation sur l'éligibilité à la réunification familiale et d'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France rejetant le recours contre le refus de visa de long séjour pour réunification familiale de Mme E... C..., épouse d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était satisfaite en raison de la prolongation de la séparation du couple et de la situation précaire de la requérante au Kenya. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 28 mai 2025 par lequel le préfet du Finistère a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A... et l’a obligé à quitter le territoire français. Le juge a constaté son incompétence, car la requête au fond contre cette décision était pendante devant la cour administrative d’appel de Nantes, et non devant le tribunal. En conséquence, l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l’aide juridictionnelle et aux frais, ont été rejetées.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B..., qui demandait au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de la Sarthe de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à une décision administrative de refus, ce que les dispositions de l’article L. 521-3 interdisent en l’absence de péril grave. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans examen de l’urgence ou de l’utilité alléguées.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme B... d’une demande de suspension d’un refus de visa de long séjour pour réunification familiale. En cours d’instance, le visa sollicité a été délivré par le ministre de l’intérieur le 31 décembre 2025. Le juge a constaté que cette délivrance rendait sans objet les conclusions aux fins de suspension et d’injonction, prononçant un non-lieu à statuer sur ces points. Il a toutefois condamné l’État à verser 500 euros à la requérante au titre des frais de justice.