57 985 décisions disponibles — page 298/2900
Le Tribunal administratif de Nantes a examiné la requête de M. B... et Mme C... contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, qui s’était approprié le motif de l’autorité consulaire à Nouakchott (Mauritanie) selon lequel les documents d’état civil ne permettaient pas d’établir l’identité de l’enfant D... B... et son lien familial avec les requérants. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que les pièces produites, notamment les actes d’état civil et la déclaration précoce de l’enfant par M. B... lors de l’obtention du statut de réfugié, suffisaient à prouver le lien familial au sens des articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer le visa sollicité dans un délai de deux mois et a mis à la charge de l’État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nantes a examiné la requête de M. A..., réfugié mauritanien, contestant le refus du ministre de l'intérieur de délivrer un visa de long séjour à son fils mineur C... au titre de la réunification familiale. Le ministre avait motivé son refus par l'absence de preuve d'une délégation d'autorité parentale en faveur du père. Le tribunal a annulé cette décision, jugeant que le motif était entaché d'une erreur d'appréciation, car une simple autorisation parentale de sortie du territoire, légalisée, suffisait dans l'attente d'une décision judiciaire étrangère, et que le refus méconnaissait l'intérêt supérieur de l'enfant garanti par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a enjoint au ministre de délivrer le visa dans un délai de deux mois.