57 985 décisions disponibles — page 305/2900
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... E... épouse G... contre la décision du ministre de l'intérieur du 8 juillet 2022 confirmant le rejet de sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, la délégation étant régulière, et a jugé la décision suffisamment motivée au regard de l'article 27 du code civil. Il a estimé que le ministre n'a pas commis d'erreur de fait en retenant une condamnation pour violence avec incapacité supérieure à huit jours, ni d'erreur manifeste d'appréciation, les faits étant incompatibles avec les bonnes mœurs exigées pour la naturalisation. La solution s'appuie sur le code civil et le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Nantes (4ème Chambre) a examiné la requête de M. A... contestant le refus partiel de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 309,62 euros. Le tribunal a d'abord jugé que l'indu était fondé, car M. A... n'avait pas déclaré l'intégralité de ses indemnités journalières, en violation des articles L. 842-1, L. 842-3, L. 842-4 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale. Sur la demande de remise gracieuse, le tribunal a appliqué l'article L. 845-3 du même code, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité. La solution retenue n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais le tribunal devait statuer sur l'octroi d'une remise totale du solde de 154,81 euros.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante russe, qui contestait l'arrêté du 19 juin 2024 de la préfète de la Mayenne lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et avait été précédée d'un examen sérieux de sa situation personnelle. Il a également écarté le moyen tiré d'une erreur de fait, faute de précisions suffisantes. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction de Mme B....
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 19 août 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, fondées sur les textes précités et l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
Le Tribunal Administratif de Nantes (6ème Chambre) a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 4 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement n'était pas entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle et que sa relation de concubinage avec un Français, père de son enfant, était sans incidence sur la légalité de la mesure. Concernant la décision fixant le pays de destination, le tribunal a jugé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas fondés. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A..., ressortissante camerounaise, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de Maine-et-Loire refusant de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), en tant que mère d’un enfant français. La requérante soutenait que le refus méconnaissait ces dispositions et était entaché d’une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que Mme A... ne justifiait pas de la contribution effective du père français à l’entretien et à l’éducation de l’enfant, ni d’une décision de justice relative à cette contribution, condition exigée par l’article L. 423-8 du CESEDA lorsque la filiation paternelle est établie par reconnaissance. La solution retenue est fondée sur les articles L. 423-7 et L. 423-8 du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... contre l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers l'Italie. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation des règlements européens (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013, et de l'existence de défaillances systémiques en Italie. Il a également rejeté le nouveau moyen soulevé à l'audience concernant le non-respect du délai de saisine des autorités italiennes, estimant que la requête aux fins de prise en charge avait été formulée dans les délais impartis par l'article 21 du règlement (UE) n° 604/2013. En conséquence, la demande d'annulation, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais d'instance ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C..., demandeur d'asile soudanais, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 23 octobre 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée, l'OFII ayant fondé son retrait sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en raison du non-respect par M. C... des exigences des autorités chargées de l'asile (absence aux entretiens). Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de la directive 2013/33/UE et du principe de dignité humaine, considérant que le retrait n'empêchait pas l'accès à d'autres dispositifs d'aide (comme l'aide médicale d'État ou l'hébergement d'urgence) et que l'intéressé bénéficiait d'un hébergement stable chez son frère.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour réunification familiale aux enfants mineurs de Mme A.... Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour la requérante de démontrer une dégradation imminente de la situation des enfants au Cameroun ou un besoin médical urgent, et en raison du délai jugé excessif entre l'obtention de la protection subsidiaire et le dépôt des demandes de visa. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, le lien de filiation n'étant pas établi de manière probante. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les textes conventionnels invoqués.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’une requête en référé suspension visant un arrêté du 8 juillet 2025 par lequel la commune d’Orvault s’est délivré un permis d’aménager pour un terrain d’insertion temporaire de 9 mobil-homes. Les requérants, propriétaires voisins, invoquent l’urgence et plusieurs moyens de légalité, notamment l’incompétence de la commune et le défaut d’habilitation du signataire. La commune oppose l’irrecevabilité de certains requérants et justifie l’urgence par un motif d’intérêt public lié à la résorption des campements illicites. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait, mais l’affaire est examinée sur le fondement des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-3 du code de l’urbanisme.
Référé mesures utiles (article L. 521-3 du code de justice administrative) – Tribunal administratif de Nantes. Des demandeurs sollicitaient du juge des référés qu’il enjoigne au ministre de l’intérieur de délivrer des visas de long séjour pour réunification familiale. En cours d’instance, le ministre a justifié avoir donné instruction à l’autorité consulaire de délivrer les visas. Le juge constate que les conclusions sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Il admet provisoirement la requérante à l’aide juridictionnelle et condamne l’État à verser 550 euros à son avocat sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les recours de M. B..., ressortissant malien, contre un refus de renouvellement de titre de séjour et une interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 423-7 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté les requêtes de M. B... et confirmé la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet de la Loire-Atlantique refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A..., ressortissante malgache. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle ou professionnelle. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... visant à faire reconnaître qu'une obligation de quitter le territoire français était née implicitement de son placement en rétention administrative, ainsi que ses demandes d'annulation des décisions d'éloignement. Le tribunal a également rejeté la requête de M. C... contestant son assignation à résidence. Les décisions contestées ont été jugées légales, les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la violation du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étant pas fondés. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant indonésien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A... n'avait pas présenté sa demande d'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant son arrivée en France. Il a également estimé que l'intéressé, bien qu'invoquant sa vulnérabilité, ne justifiait pas d'un motif légitime pour ce retard.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... A... contestant le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée. Il a également estimé que le requérant, ayant déposé sa demande d'asile au-delà du délai de quatre-vingt-dix jours prévu à l'article L. 531-27 du même code, sans justifier d'un motif légitime ou d'une vulnérabilité particulière, ne pouvait se prévaloir d'une erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Vendée du 6 novembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et l'assignation à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'absence de procédure contradictoire, du défaut d'examen, de l'erreur de droit au regard de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de la violation des articles 8 de la convention européenne des droits de l'homme et 3§1 de la convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant marocain, pour contester un arrêté préfectoral du 9 octobre 2025 retirant son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Lors de l'audience, le requérant s'est désisté de ses conclusions dirigées contre les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour. Le tribunal a donné acte de ce désistement partiel, pur et simple.
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était amené à se prononcer sur le refus implicite de visas de long séjour opposé par l'autorité consulaire française à Port-au-Prince à trois enfants mineurs haïtiens, en vue de leur réunification familiale. En cours d'instance, le ministre de l'intérieur a informé le tribunal que les visas sollicités avaient été délivrés le 24 novembre 2025. Par conséquent, le juge des référés a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d'injonction, celles-ci étant devenues sans objet. Il a également mis à la charge de l'État le versement d'une somme de 550 euros au titre des frais de justice, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa (CRRV) confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour réunification familiale aux enfants D... et F... E.... La requérante invoquait une méconnaissance de l'article L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3§1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.