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Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... contre la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation et une insuffisance de motivation. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle était suffisamment motivée au regard des articles 27 du code civil et 49 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Sur le fond, il a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ajournant la demande, compte tenu de l'insuffisance des ressources du foyer à la date de la décision.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante togolaise née à Monaco, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. La requérante soutenait que sa résidence à Monaco devait être assimilée à une résidence en France et que le ministre avait commis une erreur de droit en exigeant un projet d'installation en France. Le tribunal a jugé que si la condition de résidence à Monaco est effectivement assimilée à une résidence en France pour la recevabilité de la demande, le ministre conserve un pouvoir d'appréciation sur l'opportunité d'accorder la naturalisation. En l'espèce, le ministre a pu légalement rejeter la demande en estimant que Mme B. ne justifiait pas de liens suffisants avec la France, sans commettre d'erreur de droit. La décision a été rendue sur le fondement des articles 21-15 et 21-26 du code civil et de l'article 65 du décret du 30 décembre 1993.