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Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 30 août 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur a confirmé l'irrecevabilité de la demande de naturalisation de Mme B..., ressortissante algérienne. Le tribunal estime que le ministre a commis une erreur d'appréciation en ne reconnaissant pas le parcours exceptionnel d'intégration de la requérante, justifiant une réduction du stage de résidence de cinq à deux ans sur le fondement de l'article 21-18 du code civil. Mme B., bien que ne résidant en France que depuis moins de cinq ans, a exercé une activité salariée et entrepreneuriale et s'est investie dans des actions bénévoles d'aide aux sans-abris durant la crise sanitaire. Le tribunal enjoint au ministre de réexaminer la demande de naturalisation dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. A... et Mme D... demandant l'annulation des décisions d'ajournement à deux ans de leurs demandes de naturalisation. La juridiction a d'abord précisé que les décisions ministérielles des 7 et 8 février 2023 s'étaient substituées aux décisions préfectorales initiales et aux décisions implicites de rejet. Sur le fond, le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de communication du dossier en méconnaissance de l'article L. 122-2 du code des relations entre le public et l'administration était inopérant, car la procédure de naturalisation ne constitue pas une décision individuelle soumise à cette obligation. Enfin, le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence de communauté de vie entre les époux, condition posée par les articles 21-15 et 21-2 du code civil, pour ajourner les demandes.