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Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait rejeté le recours de Mme A contre un refus de visa de long séjour pour études. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, car elle ne comportait pas l'énoncé des considérations de droit et de fait exigé par les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est l'annulation pour vice de forme, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête. Les textes appliqués sont le code des relations entre le public et l'administration et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus de délivrance d’un visa de long séjour en qualité de conjoint de Français. Le tribunal a relevé un moyen d’ordre public tiré de l’incompétence de l’auteur de la décision attaquée, en application de l’article D. 312-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a jugé que le visa sollicité, qualifié de visa d’établissement, constituait un visa de long séjour, dont le recours administratif préalable relève de la compétence exclusive de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, et non du sous-directeur des visas. Par conséquent, la décision du sous-directeur des visas du 15 janvier 2024, qui s’est substituée à celle de l’autorité consulaire, a été annulée pour incompétence.