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Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. et Mme E et de leurs trois enfants mineurs. Ces derniers, déboutés du droit d'asile et expulsés de leur logement en CADA, sollicitaient une injonction d'hébergement d'urgence en raison de leur grande vulnérabilité et du handicap de leur fille aînée. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était caractérisée, compte tenu des fortes tensions du dispositif d'hébergement d'urgence et de l'absence de priorité absolue de la situation des requérants. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, rendue le 17 septembre 2025, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B A contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français. En cours d'instance, le préfet a informé le tribunal du placement en rétention administrative du requérant au centre d'Olivet (Loiret). En application des articles R. 922-4 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal constate que la compétence territoriale a changé et ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif d'Orléans, dans le ressort duquel se situe le lieu de rétention.