57 985 décisions disponibles — page 511/2900
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de M. A E contestant la décision du préfet de la Vienne du 15 juin 2022 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation, ainsi que la décision du ministre de l'intérieur confirmant cet ajournement. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation et une erreur d'appréciation de sa situation professionnelle et de ses ressources. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions, considérant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que l'insertion professionnelle et la stabilité des ressources de M. E n'étaient pas pleinement établies, conformément aux dispositions du code civil relatives à l'acquisition de la nationalité française.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de Mme A D contestant la suppression définitive de son permis de visite pour son compagnon détenu, ainsi que le rejet de sa demande ultérieure de nouveau permis. La juridiction a rappelé que les recours gracieux ou hiérarchiques contre une décision administrative n'ont pas pour effet de créer une nouvelle décision attaquable, mais que le juge doit interpréter les conclusions comme étant également dirigées contre la décision initiale. En l'espèce, le tribunal a joint les deux requêtes et précisé que la requête n° 2215477 visait la décision de suppression du 25 novembre 2022, tandis que la requête n° 2312404 devait être regardée comme contestant la décision de refus de permis du 17 juillet 2023. La solution retenue est donc une clarification de la portée des recours, sans statuer au fond, en application des principes généraux du contentieux administratif et du code de justice administrative.