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Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de l'Agence de services et de paiement de lui délivrer un chèque énergie pour 2022. Le requérant, résidant dans un mobil-home, soutenait pouvoir prétendre à cette aide. Le tribunal a jugé que, selon les articles R. 124-1 et R. 124-7-2 du code de l'énergie, le bénéfice du chèque énergie est conditionné à l'assujettissement à la taxe d'habitation, ce que M. B ne démontrait pas. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation des décisions de l'agence.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la CAF de la Loire-Atlantique de lui accorder une remise de dette de prime d'activité de 4 137,49 euros. Le tribunal a estimé que l'indu résultait d'un défaut de déclaration de sa situation de concubinage, constituant un manquement à ses obligations déclaratives. Il a jugé que Mme B ne pouvait ignorer cette obligation et que sa bonne foi n'était pas établie, tandis que sa situation de précarité ne suffisait pas à justifier une remise. La décision s'appuie sur les articles L. 842-7, L. 845-3 et R. 842-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la demande de Mme A, qui contestait la décision de la CAF de la Loire-Atlantique de ne lui accorder qu'une remise partielle de dette sur un trop-perçu de prime d'activité. La requérante soutenait qu'elle n'était pas tenue au remboursement de l'indu, car elle vivait en union libre avec son concubin décédé, sans être mariée ni pacsée. Le tribunal a rejeté sa demande, rappelant qu'en application des articles L. 842-3 et R. 842-3 du code de la sécurité sociale, les concubins sont solidairement tenus au remboursement de l'indu de prime d'activité, dès lors qu'ils ont bénéficié ensemble de la prestation. La solution retenue confirme ainsi la solidarité financière entre concubins pour les dettes de prime d'activité, sur le fondement des dispositions du code de la sécurité sociale et du code civil.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme B d’un recours contre une décision du département de la Mayenne rejetant leur demande de remise gracieuse d’un trop-perçu de RSA de 4 655,16 euros, résultant de l’omission de déclarer l’ASPA perçue par Mme B. Le tribunal a estimé que la condition de bonne foi était remplie, compte tenu des explications et démarches des requérants. Toutefois, il a jugé que leur situation financière, avec un revenu mensuel de 1 992 euros pour des charges de 738 euros, ne présentait pas un caractère de précarité suffisant pour justifier une remise totale. En application de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, la demande de remise a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A d’un recours en plein contentieux contre une décision du 15 septembre 2023 du président du conseil départemental de la Loire-Atlantique lui refusant la carte mobilité inclusion (CMI) mention "stationnement". La requérante invoquait des limitations sévères de son périmètre de marche. En cours d’instance, le département a accordé la carte sollicitée le 6 juin 2025, retirant implicitement la décision contestée. Le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le fond du litige.
Refus de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du préfet de la Loire-Atlantique. La condition d'urgence a été présumée remplie. La solution retenue est fondée sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la délibération du conseil municipal d'Indre instaurant un congé menstruel expérimental et une autorisation spéciale d'absence (ASA) pour les agents publics. Le juge a estimé que le moyen soulevé par le préfet de la Loire-Atlantique, tiré de ce que ce motif d'absence ne relève pas du champ de l'article L. 622-1 du code général de la fonction publique (lié à la parentalité et aux évènements familiaux), était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension est ordonnée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité des actes. Les conclusions de la commune d'Indre au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Nantes a suspendu l'exécution de la délibération du 4 février 2025 du conseil d'administration du CIAS de la CARENE instaurant un congé menstruel sous forme d'autorisation spéciale d'absence (ASA). Le juge des référés a estimé que le moyen soulevé par le préfet de la Loire-Atlantique était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte, au regard de l'article L. 622-1 du code général de la fonction publique. Ce texte ne permet pas d'instaurer un tel motif d'ASA, qui ne relève ni de la parentalité ni d'événements familiaux. La suspension est prononcée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de la délibération.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A visant à suspendre la décision du ministre de l'intérieur du 24 avril 2025 constatant la perte de validité de son permis de conduire. La requérante invoquait l'urgence liée à son activité professionnelle et un doute sérieux sur la légalité des retraits de points, notamment pour défaut d'information préalable. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, confirmant le refus de délivrance d'un visa long séjour à l'enfant D B, présentée comme la fille adoptive de Mme B A, bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les documents fournis ne permettaient pas d'établir le lien de filiation allégué ni que l'enfant était privée de ses parents biologiques ou confiée à la requérante par une décision judiciaire étrangère, conformément aux articles L. 434-3 et L. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue écarte les moyens tirés de l'erreur d'appréciation et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme irrecevable la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de Maine-et-Loire lui faisant obligation de quitter le territoire sans délai, assorti d'une interdiction de retour de cinq ans et d'une assignation à résidence. Le juge a constaté que la requête ne contenait l'énoncé d'aucun moyen au soutien des conclusions, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Bien que la procédure applicable permette de soulever des moyens nouveaux jusqu'à la clôture de l'instruction, l'absence totale de moyens dans la requête initiale n'a pas été régularisée. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'entreprise individuelle de M. A B et de neuf ressortissants marocains. Ceux-ci demandaient d'enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de Casablanca de convoquer les intéressés à une visite médicale préalable à leur demande de visa salarié. Le juge a estimé que ce litige, portant sur l'organisation d'une visite médicale par l'OFII, ne relevait pas de la compétence territoriale du tribunal de Nantes, laquelle est limitée aux litiges relatifs au rejet de demandes de visa. En application de l'article R. 522-8-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 5 juin 2025 par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme et M. A, ressortissants angolais demandeurs d'asile. La décision était fondée sur leur absence à l'embarquement d'un vol de transfert vers le Portugal, mais le tribunal a jugé que l'OFII avait commis une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a relevé la vulnérabilité particulière des requérants, notamment l'état de santé de Mme A (porteuse du VIH et souffrant de stress post-traumatique) et la présence de leur enfant mineur scolarisé, éléments imposant le maintien des conditions matérielles d'accueil.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A et de l'association "Orthophonistes du monde" contestant le refus de délivrance d'un visa de court séjour professionnel. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions de l'association, faute pour elle de justifier d'un intérêt à agir. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande d'annulation de M. A, estimant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence d'assurance voyage adéquate et sur un risque de détournement de l'objet du visa. La solution s'appuie notamment sur le règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas) et les articles L. 311-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme D, ressortissants sénégalais, qui contestaient le refus de visas de long séjour en France en tant qu'enfants majeurs d'une ressortissante française. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la composition de la commission de recours, constatant que le quorum était atteint. Il a également jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, en ce qu'elle précisait que les actes d'état civil produits ne permettaient pas d'établir le lien de filiation et que la contribution effective de la mère à l'entretien et à l'éducation des demandeurs n'était pas justifiée. La solution s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme I J contestant le refus de visa de long séjour pour ses neveu et nièce au titre du regroupement familial. La décision implicite de la commission de recours, qui s'était appropriée le motif consulaire tiré du caractère apocryphe des documents d'état civil, a été jugée suffisamment motivée. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte a été écarté comme inopérant contre une décision implicite. La solution s'appuie sur les articles D. 312-3 et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, ressortissant comorien, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France de lui délivrer un visa de long séjour en qualité d'étudiant. Le tribunal a estimé que la décision implicite de la commission, qui s'appropriait le motif consulaire tiré du caractère incomplet des informations fournies, était suffisamment motivée et ne procédait ni d'un défaut d'examen ni d'une erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les articles D. 312-3 et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B A C, ressortissante syrienne, qui demandait l'annulation de la décision implicite du sous-directeur des visas rejetant son recours contre un refus de visa de court séjour. La juridiction a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée en fait, en se fondant sur les motifs de la décision consulaire initiale, conformément à l'article D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également jugé que les moyens tirés d'une erreur manifeste d'appréciation du risque de détournement de l'objet du visa et d'une inexacte appréciation de la menace à l'ordre public n'étaient pas fondés, au regard des articles 10 de la convention de Schengen et 21 et 32 du code des visas.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme C contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France de délivrer un visa de long séjour à Mme C en qualité de membre de famille de réfugié. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également jugé que les documents produits ne permettaient pas d'établir l'identité de Mme C et son lien familial avec le réunifiant, conformément à l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales a été écarté.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. F, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'examen. Il a jugé que le ministre pouvait légalement se fonder sur les autres motifs, notamment la dette locative et le séjour irrégulier, pour ajourner la demande, même en reconnaissant une erreur de fait sur le motif de la soustraction d'enfant. La solution s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un pouvoir d'appréciation de l'opportunité de la naturalisation.